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Franz Xaver von Baader

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Franz Xaver von Baader
Franz Xaver von Baader.jpg
Franz von Baader
Biographie
Naissance
Décès
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MunichVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
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Franz von BaaderVoir et modifier les données sur Wikidata
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Clemens Alois Baader (en)
Joseph von Baader (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Franz Xaver von Baader (François-Xavier von Baader) est un philosophe et théologien mystique allemand né à Munich le , mort à Munich le . On le classe aussi parmi les théosophes[1].

BiographieModifier

Il étudia de 1781 à 1784 la médecine et les sciences naturelles à Ingolstadt puis à Vienne. Il reprit d'abord le cabinet de médecine de son père en 1785, mais abandonna la profession l'année suivante car il ne pouvait supporter le spectacle des souffrances d'autrui ; il se consacra donc à la minéralogie et à la chimie. Sa thèse de doctorat était consacrée au calorique (Vom Wärmstoff, 1786). En 1788, il s'inscrivit à l'École des mines de Freiberg, et devint ingénieur des mines.

Il fut professeur de philosophie à Munich et conseiller supérieur des mines. Il se livra ensuite tout entier à la philosophie et chercha à la concilier avec les dogmes du catholicisme, au moyen de doctrines mystiques analogues à celles de Jakob Böhme, de Swedenborg et Saint-Martin. Pendant un séjour en Angleterre (1792-1796), il devint l'adversaire du déisme de Rousseau et du subjectivisme kantien. Il s'adonna alors à l'étude de Jakob Böhme et de Louis-Claude de Saint-Martin, à laquelle il ajouta bientôt celle de Thomas d'Aquin et les docteurs du Moyen Âge. De retour à Munich, en 1797, il devint conseiller des mines, puis président de cette administration. En 1826, il fut nommé, à l'université de Munich, professeur de philosophie et de théologie spéculative. Il professait l'accord de la foi et de la raison. Mais il refusait la suprématie du pape, et il réclamait une Église catholique démocratiquement constituée et régies par des conciles. En 1815, il conseilla à la Sainte-Alliance de légitimer sa cause par un grand acte de justice : la restauration de la nationalité polonaise. À la même époque, il signalait la mission assignée à la politique par les besoins des temps nouveaux, de réaliser socialement les principes évangéliques de justice et de charité.

Il meurt en 1841 et est enterré à l'ancien cimetière du Sud (Munich).

PenséeModifier

Un trait caractéristique de la philosophie de Baader, c'est la grande place qu'elle accorde à l'ésotérisme. À cet égard, il est un successeur de Paracelse, Van Helmont, Jakob Böhme, Swedenborg, Saint-Martin, Madame Guyon, Pasqually. La théosophie de von Baader est pour l'essentiel celle de Jakob Böhme, toutefois, il met davantage l'accent sur des problèmes tels que l'androgynéité, la Sophia, les chutes successives, le sacrifice, le magnétisme, l'amour[2]. Ses disciples Franz Hoffmann, J. Hamberger, Lutterbech, d'Osten, Sacken, de Schaden et Schlüter, ont publié ses œuvres complètes avec introductions et commentaires. (entre 1850 et 1861 à Munich).

Il est difficile de résumer la philosophie de Baader, car il a exprimé ses pensées les plus profondes dans d'obscures aphorismes, des symboles mystiques et des analogies (voir Eduard Zeller 'sGes. d. Deut. Phil.732, 736). Ses doctrines sont surtout développées dans de courts essais détachés, dans ses commentaires sur les écrits de Jacob Boehme et Saint Martin ou dans son abondante correspondance et ses journaux. Cependant, quelques points saillants marquent les grandes lignes de sa pensée. Baader commence à partir de la position que la raison humaine par elle-même ne peut jamais atteindre sa fin. Il vise et soutient que nous ne pouvons pas mettre de côté les présupposés de la foi, l'Église et la tradition. Son point de vue peut être décrit comme scolastique, car, comme eux, il estime que la théologie et la philosophie des sciences ne sont pas opposés, mais que la raison doit tirer des vérités claires à partir des données de l'autorité et de la révélation. Cependant, dans sa tentative de lier au plus près les domaines de la foi et de la connaissance ainsi que par son expression et sa thématique, il se rapproche davantage de la mystique spéculative d'Eckhart, Paracelse et de la gnose de Boehme.

ŒuvresModifier

Parmi ses ouvrages, qui ne forment pas moins de 15 volumes (Leipzig, 1851-1858) :

  • un Traité de l'extase (1817) ;
  • ses Leçons sur la philosophie religieuse (1827) ;
  • sa Dogmatique spéculative ;
  • l'Idée chrétienne de l'immortalité (1836).
  • Le Traité de la réintégration des êtres (1899)
  • Les enseignements secrets de Martinès de Pasqually (réed. française : Paris, ed. Télètes)[1]

NotesModifier

  1. Ne pas confondre cette théosophie avec la théosophie moderne orientalisante de Mme Blavatsky.
  2. Faivre Antoine, Accès à l'ésotérisme occidental, 2 tomes, Bibliothèque des Sciences Humaines, Editions Gallimard, 1996

BibliographieModifier

SourcesModifier

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  • Nouveau Larousse Illustré (de +/- 1910)