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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Böhme.

Franz Böhme
Franz Friedrich Böhme
Franz Böhme
Franz Böhme en 1943

Naissance
Zeltweg
Décès (à 62 ans)
Nuremberg
Origine Allemand
Allégeance Flag of Austria-Hungary (1869-1918).svg Autriche-Hongrie
Flag of Austria.svg Autriche
Flag of Germany (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Bundesheer
Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
Grade General der Gebirgstruppe
Années de service 1914-1945
Commandement 32. Infanterie-Division
XXXXIII. Armeekorps
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Croix de chevalier de la Croix de fer
Croix allemande

Franz Friedrich Böhme (né à Zeltweg en Autriche le - mort à Nuremberg le ) est un militaire autrichien, puis allemand, qui détint le grade de General der Gebirgstruppe au sein de la Heer dans la Wehrmacht.

Il a été récipiendaire de la Croix de chevalier de la Croix de fer, décoration attribuée pour récompenser un acte d'une extrême bravoure sur le champ de bataille ou un succès dans un commandement militaire.

Accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, il se suicida avant son procès qui devait avoir lieu à Nuremberg.

Sommaire

BiographieModifier

Première Guerre mondialeModifier

Il entre dans les Forces armées austro-hongroises le 14 août 1904 . Pendant la Première Guerre mondiale, Franz Böhme combattit en Galicie (1914-1916) dans un régiment Hongrois (38e RI), puis en Volhynie, en Courlande et à Dünaburg (1917). En 1917-1918, on le retrouve sur le front d'Isonzo, puis en 1918 sur le front de Verdun dans la première division autrichienne sous le commandement du Ve corps d'armée prussien. Il reçut à cette occasion la Croix de fer de première puis de seconde classe.

Entre deux guerresModifier

Il remplace Alfred Jansa à la tête de l'armée autrichienne. Après l'Anschluss (), il fut intégré dans l'armée allemande ()[1].

La Seconde Guerre mondialeModifier

Dans la Wehrmacht, il participa à l'invasion de la Pologne (septembre 1939) et de la France (mai-juin 1940). En avril 1941, à la tête de ses hommes, il prit part à l'opération Marita[2].

En SerbieModifier

Du 16 septembre au , Böhme exerça la fonction de gouverneur militaire en Serbie.

Le , Belgrade avait été bombardée et le , le Royaume de Yougoslavie avait dû capituler[3]. Dès le mois de mai, Draža Mihailović, un fidèle partisan de la monarchie, coordonna l’action des résistants tchetniks contre les Nazis[4] et Josip Broz Tito, à la tête des partisans communistes, entra en résistance à partir de juillet[5]. Le 16 septembre, Hitler avait personnellement[1] signé l'ordre de pacifier les Balkans « par les moyens les plus énergiques »[6]. Franz Böhme, muni des pleins pouvoirs, fut chargé d'appliquer l'ordre en Serbie. Il met en place une politique générale de représailles avec comme règle d’exécuter 100 Serbes ou Juifs pour tout Allemand tué[1]. Le , en représailles à la mort de soldats allemands, Böhme ordonna le massacre de Kragujevac ; le 21 octobre et les jours suivants, environ 5 000 civils, comprenant beaucoup de lycéens, furent exécutés[7]. Il est remplacé le 5 décembre 1941 par le général Paul Bader. Un rapport établit que sous le commandement de Böhme au minimum 11 164 exécutions de représailles ont été accomplies[8].

En décembre 1943, il est adjoint au commandant général du XVIIIe corps d'armée. En juin 1944, il prend le commandement de la Seconde Armée panzer dans les Balkans, mais il est gravement blessé le 15 juillet 1944 dans un accident d'avion. Il est alors transféré au commandement de l'armée de réserve, cédant le contrôle de la Seconde Armée panzer au général Maximilian de Angelis.

NorvègeModifier

À partir du 8 janvier 1945, il dirige les forces armées allemandes en Norvège et est commandant de la 20e Armée de montagne, succédant au Generaloberst Lothar Rendulic. Il capitule le 7 mai 1945 et est arrêté en Norvège en octobre 1945.

Nuremberg et suicideModifier

Pour éviter d'être jugé lors du Procès des otages, l'un des procès-suites de Nuremberg, il se suicida en sautant du 4e étage de la prison, le . Il est enterré au cimetière de St-Léonard à Graz en Autriche.

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Some of the prisoners held at Special Camp 11.
  2. Invasion de la Grèce.
  3. Dušan T. Bataković et al. (trad. Ljubomir Mihailović), Histoire du peuple serbe, Lausanne (Suisse) Paris, L'Âge d'Homme, , 386 p. (ISBN 978-2-825-11958-7, OCLC 85363083).
  4. Dušan T. Bataković 2005, p. 320 à 322.
  5. Dušan T. Bataković 2005, p. 322 à 324.
  6. Walter Manoschek: Serbien ist judenfrei. Militärische Besatzungspolitik und Judenvernichtung in Serbien 1941/42. Schriftenreihe des Militärgeschichtlichen Forschungsamtes, 2. Auflage, München 1995.
  7. Kragujevac: The Making of a Massacre — N.B. : le nombre de victimes varie d'une source à l'autre (cf. sur le site).
  8. Christopher Browning (trad. Jacqueline Carnaud et Bernard Frumer), Les origines de la solution finale : l'évolution de la politique antijuive des nazis, septembre 1939-mars 1942, Paris, Les Belles Lettres Ed. du Seuil, coll. « Histoire », , 631 p. (ISBN 978-2-757-80970-9, OCLC 937777483), p. 731.

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier