Frank Puaux

historien et théologien français

Jean Alexandre Frank Puaux, né le à Luneray et mort le , est un pasteur protestant, théologien et historien du protestantisme français. Il est président de la Société de l'histoire du protestantisme français, et cofondateur du musée du Désert.

BiographieModifier

Il est le fils de François Puaux (1806-1895), d'abord avocat à Largentière, puis notaire à Vallon-Pont-d'Arc, avant de devenir pasteur à Luneray, Rochefort puis Mulhouse[1],[2],[3] et de Marie Mathilde Léorat. Il est le frère de Julie Siegfried, présidente d’œuvres qui militent en faveur des femmes[4] et de Louise Puaux. Il épouse Gabrielle-Anna Mallet (1854-1919), qui est particulièrement active dans le milieu réformateur féminin. Gabrielle Puaux est notamment présidente de l'Œuvre de la Chaussée du Maine et secrétaire générale de la section française de l'Union internationale des amies de la jeune fille[4].

Frank Puaux fait ses études à la faculté de théologie protestante de l'université de Genève et à la faculté de théologie protestante de Strasbourg, et soutient, en 1868, à la faculté de théologie protestante de Montauban, une thèse de baccalauréat intitulée Polycarpe, évêque de Smyrne, essai critique. Il est ensuite pasteur à l'église française de Stockholm (1868-1871). Il soutient une thèse de licence intitulée Les précurseurs français de la tolérance au XVIIe siècle le , à la faculté de théologie protestante de Paris, où il est nommé professeur-adjoint en 1882.

Il est président de la Société de l'histoire du protestantisme français (1909-1922) et cofondateur du musée du Désert, avec Edmond Hugues en 1911, dans la maison natale du chef camisard Rolland, au mas Soubeyran, sur la commune de Mialet, dans le Gard. Il prononce une allocution lors de l'inauguration du musée, le [5], en compagnie de Edmond Hugues et du pasteur Charles Babut[6].

Il est directeur de la Revue chrétienne et des Annales de bibliographie théologique[7]. Il est membre de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France (1883-1888) et de la Société des amis des monuments parisiens (1898-1900).

PublicationsModifier

  • Études sur la révocation de l'édit de Nantes, avec Auguste Sabatier, Paris, Grassart, 1886
  • Les précurseurs français de la tolérance au XVIIe siècle, 1881 (rééd. sous le titre L'invention de la tolérance. Les philosophes du refuge au XVIIe siècle, éd. Ampelos 2008).

DistinctionsModifier

RéférencesModifier

  1. André Encrevé, Protestants français au milieu du XIXe siècle. : Les réformés de 1848 à 1870, Genève, Labor et Fides, coll. « Histoire et société », , 1121 p. (ISBN 2-8309-0028-6, lire en ligne), p. 357.
  2. « François Puaux (1806-1895) », sur Musée protestant (consulté le ).
  3. André Encrevé, « François Puaux », dans Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine. 5 Les Protestants, Paris, Beauchesne, (ISBN 2701012619), p. 398-399.
  4. a et b Françoise Battagliola, « Les réseaux de parenté et la constitution de l’univers féminin de la réforme sociale, fin XIXe siècle-début XXe siècle », Annales de démographie historique, vol. 112, no 2,‎ , p. 77-104 (lire en ligne, consulté le ).
  5. Inauguration du Musée du Désert le dimanche 24 septembre 1911. Allocutions de M. Frank Puaux, de M. Edmond Hugues, de M. le pasteur Charles Babut, Nîmes : Lacour-Ollé, 2009, notice Sudoc [1].
  6. Charles-Édouard Babut (1835-1916), pasteur, docteur en théologie de la faculté de Montauban, notice Data BNF
  7. Ruth Fiori & Christiane Demeulenaere-Douyère 2013.
  8. « Cote LH/2237/26 », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Ruth Fiori & Christiane Demeulenaere-Douyère, « Jean Alexandre Frank Puaux », sur Comité des travaux historiques et scientifiques, 12 août 2011, màj 2 décembre 2013 (consulté le ).
  • Patrick Harismendy, « Franck Jean Alexandre Puaux », dans André Encrevé (dir.), Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine. 5 Les Protestants, Paris, Beauchesne, (ISBN 2701012619), p. 397-398.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier