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Franck Proust

personnalité politique française
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Franck Proust
Illustration.
Franck Proust à Strasbourg, en 2013.
Fonctions
Premier adjoint au maire de Nîmes
délégué à la modernisation et à l'évaluation des politiques publiques, aux relations internationales et avec les collectivités
En fonction depuis le
(11 ans, 7 mois et 25 jours)
Réélection 30 mars 2014
Maire Jean-Paul Fournier
Prédécesseur Yvan Lachaud
Député européen

(8 ans et 8 jours)
Réélection 25 mai 2014
Circonscription Sud-Ouest
Législature 7e et 8e
Groupe politique PPE
Prédécesseur Dominique Baudis
Président de la délégation française
du groupe PPE

(2 ans, 7 mois et 24 jours)
Élection
Législature 8e
Prédécesseur Alain Lamassoure
Successeur François-Xavier Bellamy
Conseiller général du Gard
élu dans le canton de Nîmes-5

(7 ans, 2 mois et 21 jours)
Élection 28 mars 2004
Prédécesseur Bruno Mangin
Successeur Catherine Jehanno
Biographie
Nom de naissance Franck Guy Fred Proust
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Poitiers (Vienne, France)
Nationalité Français
Parti politique DL (1997-2002)
UMP (2002-2015)
Les Républicains (depuis 2015)
Profession Agent d'assurance

Franck Proust, né le à Poitiers, est un homme politique français, membre de Démocratie libérale, de l'UMP puis des Républicains, et député européen de 2011 à 2019.

BiographieModifier

Carrière professionnelleModifier

Diplômé du centre d’études et de recherche de Clermont-Ferrand, il est titulaire d’un DESS en marketing et d'une maîtrise en sciences de gestion. Depuis 2007, il exerce comme agent général d'assurance chez Axa à Nîmes, aux côtés de son frère James[1].

Parcours politiqueModifier

1989-1995 : Débuts avec Jean BousquetModifier

  • 1989 : il rejoint Jean Bousquet, maire de Nîmes, et devient à 25 ans conseiller municipal chargé du tourisme.
  • 1991 : il est nommé adjoint au maire et président de l'office du tourisme. De Nîmes, ville touristique, il fait une ville estivale avec la création des Jeudis de Nîmes[réf. nécessaire].

1995-2001 : Dans l'opposition municipaleModifier

De 1995 à 2001, il est conseiller municipal d'opposition. En 1997, il adhère à Démocratie libérale et prend la responsabilité de secrétaire fédéral adjoint dans le Gard.

Depuis 2001 : aux côtés de Jean-Paul FournierModifier

  • 2001 : il fait campagne commune avec Jean-Paul Fournier en défendant l'idée que seule l'union des trois composantes de la droite (DL-RPR-UDF) permettra la victoire.
  • Mars 2001 : Jean-Paul Fournier devient maire de Nîmes et nomme Franck Proust deuxième adjoint chargé du développement économique et des relations extérieures. Il est également nommé Vice-président de la communauté d’agglomération Nîmes Métropole.
  • De 2001 à 2006 : Franck Proust occupe la présidence du groupe UMP au sein de la majorité municipale.
  • 2004 : il obtient le prix de la création d’emploi lors des « victoires de la réussite »[réf. nécessaire].

Candidat déclaré aux élections législatives de 2007 dans la 1re circonscription du Gard, il se voit retirer l'investiture de l'UMP au profit de son collègue Yvan Lachaud. Il décline alors sa candidature, avec une dette personnelle de 13 700 euros, investis durant sa pré-campagne[2].

En , pointant des « anomalies » de gestion, Yvan Lachaud réclame sa démission de la présidence de la société d'économie mixte de Nîmes métropole (SENIM)[3]. Alain Fabre-Pujol déclare n'avoir « que du mépris pour ces magouilles de sous-préfecture[4]. » Franck Proust, lui, affirme qu'« Yvan Lachaud veut [sa] tête[4] », mais dit « goûte[r] peu le pugilat[4] » et « [être] un homme politique responsable[4]. »

En , il est réélu aux côtés de Jean-Paul Fournier lors des élections municipales et prend la fonction de 1er adjoint au maire, délégué à l'enseignement supérieur, à la recherche et aux relations avec les collectivités.

Autres mandats locauxModifier

En mars 2004, il est élu conseiller général du canton de Nîmes-5, membre du bureau départemental et conseiller national de l'UMP. Il est réélu en mars 2011 mais il cède sa place à sa suppléante Catherine Jehanno. En mai 2008, il est élu président du Syndicat mixte du S.C.O.T Sud-Gard. Il est actuellement vice-président de Nîmes Métropole délégué au Développement économique.

Parlement européenModifier

 
Franck Proust au Parlement européen, en 2014.

Le , il fait son entrée au Parlement européen, en remplacement de Dominique Baudis, devenu Défenseur des droits. Il siège au groupe du Parti populaire européen, en tant que membre titulaire en commission du commerce international et membre suppléant de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie.

Durant ce mandat, il défend l'idée selon laquelle il ne peut y avoir de compétitivité pour les entreprises et les PME sans rééquilibre des relations commerciales entre l'UE et les pays tiers[réf. nécessaire].

Il est rapporteur sur les questions de commerce de précurseurs de drogue avec les pays tiers[5], sur l'accord avec la Russie sur les précurseurs de drogue[6] et sur la nouvelle stratégie pour l'industrie automobile (CARS 2020)[7]. Il est responsable pour son groupe politique sur le règlement encadrant les mesures de rétorsion en cas de commerce déloyal avec les pays tiers[8], ainsi que sur stratégie pour la réindustrialisation de l'UE[9]. Franck Proust est aussi l'initiateur de la mobilisation d'eurodéputés contre la proposition initiale de réforme des aides publiques pour les aéroports régionaux[10],[11],[12].

Fin janvier 2014, il est désigné pour être no 2 de la liste UMP de la circonscription Sud-Ouest (la tête de liste étant Michèle Alliot-Marie) pour les élections européennes du 25 mai 2014.

Il siège dans la commission pour le commerce international et, en tant que suppléant, pour la commission chargée du transport et du tourisme. Il est également vice-président de l'intergroupe ciel et espace.

Il est l'un des trois seuls membres de la délégation française du groupe du Parti populaire européen à voter contre l'activation de l'article 7 du traité sur l'Union européenne contre la Hongrie, conformément à la consigne de la délégation[13].

Engagements politiques nationauxModifier

Il soutient Jean-François Copé à la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012 puis Nicolas Sarkozy lors du congrès d'automne 2014. Il est secrétaire national de l'UMP de 2013 à 2014.

En mai 2016, il figure dans la liste des parlementaires parrainant la candidature de Jean-François Copé à la primaire présidentielle des Républicains de 2016[14].

Le 28 juillet 2017, Franck Proust est mis en examen pour trafic d'influence et tentative de trafic d’influence et favoritisme[15]. Cette mise en examen fait suite à des appels d’offres suspects réalisés en 2006 par la société d’économie mixte de Nîmes Métropole alors que Franck Proust en était le président[15]. À l'issue d'une conférence de presse, début août, il indique qu'il ne démissionnerait pas de ses mandats[16].

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti[17].

Il figure en 11e position sur la liste de l'Union de la droite et du centre pour les élections européennes de 2019.

Vie privéeModifier

Il est le compagnon de Leila Tella, reconnue victime de « provocation à la discrimination raciale » de la part du conseiller régional FN Julien Sanchez en , poursuivi comme "directeur de publication" de sa page Facebook[18],[19].

Détail des fonctions et des mandatsModifier

Anciens mandatsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « LE VRAI MÉTIER DES ÉLUS Franck Proust, un assuré tous risques ? », sur Objectif Gard, (consulté le 18 août 2019)
  2. « Proust : une dette de 13 700 euros », Midi libre,‎ , p. 3.
  3. Hocine Rouagdia, « Démission de Proust ? Lachaud persiste et signe », Midi libre, no 22 596,‎ , p. 2.
  4. a b c et d Gérard Laudinas, R. D. et Hocine Rouagdia, « Bras de fer Proust/Lachaud », Midi libre,‎ , p. 3.
  5. « Fiche de procédure : 2012/0250(COD) », sur www.europarl.europa.eu (consulté le 26 novembre 2015).
  6. « Fiche de procédure : 2013/0005(NLE) », sur www.europarl.europa.eu (consulté le 26 novembre 2015).
  7. « Fiche de procédure : 2013/2062(INI) », sur www.europarl.europa.eu (consulté le 26 novembre 2015).
  8. « Fiche de procédure : 2012/0359(COD) », sur www.europarl.europa.eu (consulté le 26 novembre 2015).
  9. « Fiche de procédure : 2013/2006(INI) », sur www.europarl.europa.eu (consulté le 26 novembre 2015).
  10. « Bruxelles prévoit un régime spécial d'aides aux petits aéroports régionaux », sur leparisien.fr, (consulté le 26 novembre 2015).
  11. « Aéroports régionaux/réformes des aides d'état - Franck Proustmobilise au Parlement européen: "La Commission doit revoir sa copie!" » [PDF], sur delegationfrancaise-ppe.eu, .
  12. « Aéroports régionaux/réformes des aides d'état - Franck Proust mobilise au Parlement européen: "La Commission doit revoir sa copie!" », sur delegationfrancaise-ppe.eu, .
  13. Aline Robert, « La droite française dispersée face à l’état de droit en Hongrie », sur euractiv.fr, (consulté le 13 septembre 2018).
  14. « Jean-François Copé se qualifie pour la primaire à droite », sur lefigaro.fr, .
  15. a et b « Nîmes: Le député européen Franck Proust mis en examen pour trafic d'influence et favoritisme », sur 20minutes.fr (consulté le 10 avril 2018).
  16. « Gard : Franck Proust se défend après sa triple mise en examen », MidiLibre.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 10 avril 2018).
  17. Ludovic Vigogne, «  La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez  », sur lopinion.fr, .
  18. « Le conseiller régional FN, [[Julien Sanchez]], reconnu coupable de provocation à la discrimination raciale », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 26 novembre 2015).
  19. « Propos racistes sur Facebook: un conseiller régional frontiste condamné », sur Le Point, (consulté le 26 novembre 2015).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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