Ouvrir le menu principal

Françoise Schervier

religieuse allemande fondatrice de la Congrégation des Sœurs des Pauvres de Saint-François

Françoise Schervier
Image illustrative de l’article Françoise Schervier
Bienheureuse
Naissance 8 janvier 1819
Aix-la-Chapelle
Décès 14 décembre 1876 
Aix-la-Chapelle
Nationalité Flag of Prussia (1892-1918).svg Royaume de Prusse
Ordre religieux Fondatrice des sœurs des pauvres de Saint François
Béatification 28 avril 1974 Rome
par Paul VI
Fête 14 décembre
Attributs Arma Christi sur son habit de religieuse

Françoise Schervier (Aix-la-Chapelle, 8 janvier 1819 - Aix-la-Chapelle, 14 décembre 1876) est une religieuse rhénane fondatrice des sœurs des pauvres de Saint François et reconnue bienheureuse par l'Église catholique.

Sommaire

BiographieModifier

Françoise (en allemand Franziska) Schervier est née à Aix-la-Chapelle le 8 janvier 1819, dans une famille aisée dont le père, le fabricant Johann Heinrich Schervier, était vice-maire de la ville[1],[2]. Sa mère, née Marie-Louise Migeon, fille de Jean-Baptiste Migeon, mourut de tuberculose en 1832.

Soucieuse de la question sociale dans un esprit de charité chrétienne, à une époque où la Rhénanie s'industrialise, Françoise Schervier entre dans le Tiers-Ordre franciscain en 1845 et fonde une congrégation religieuse à Aix-la-Chapelle, les sœurs des pauvres de Saint François approuvées par l'archevêque de Cologne, Mgr Johannes von Geissel, en 1851[1]. Sa congrégation est rattachée à l'ordre franciscain[3].

La congrégation se voue à l'assistance aux pauvres et aux malades. Très vite elle connaît une expansion rapide. Une fondation ouvre à Cincinnati aux États-Unis en 1858 pour assister les immigrés allemands, suivie par plusieurs dans les États de New York et du New Jersey. Pendant ses visites dans les hôpitaux américains, Françoise Schervier sert d'infirmière aux soldats blessés pendant la Guerre de Sécession. Au cours de la guerre franco-allemande de 1870, les religieuses tiennent des hôpitaux de campagne pour soigner les blessés[1].

La branche masculine est créée en 1857 par le frère Johannes Höver qui fonde une congrégation laïque masculine destinée à l'éducation des orphelins sous le nom de Pauvres Frères de Saint-François-Séraphique.

Souffrant d'asthme, mère Françoise dit être guérie à Lourdes en 1870. Elle meurt le à Aix-la-Chapelle. sa congrégation compte déjà 700 religieuses[1].

Elle est béatifiée par le pape Paul VI à Rome le [4]. À l'époque, les religieuses issues de la fondation de Mère Françoise Schervier étaient au nombre de 1 700.

Depuis l'autonomie de la Province des États-Unis en 1959, la congrégation s'est divisée en deux branches :

  • Les pauvres Sœurs de Saint François, dont la maison-mère est à Aix-la-Chapelle
  • Les sœurs Franciscaines des Pauvres, dont la maison-mère est à Brooklyn (New York)

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d « Le martyrologe romain fait mémoire de la bienheureuse Françoise Schervier », Magnificat, no 241,‎ , p. 198.
  2. Son grand-père était lui aussi un industriel.
  3. (it) Antonio Borrelli, « Beata Francesca Schervier Fondatrice », sur Santi et Beati, santiebeati.it, (consulté le 27 décembre 2017).
  4. « Bienheureuse Françoise Schervier », sur Nominis, nominis.cef.fr (consulté le 27 décembre 2017).

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • (de) Petra Fietzek, Franziska Schervier : Worte allein vermögen nichts, Ed. Matthias-Grünewald, Mayence, 2003
  • Magnificat, numéro 277, décembre 2015, page 195