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François de Mazières

haut fonctionnaire et homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mazières.

François de Mazières
Illustration.
François de Mazières en 2013.
Fonctions
Maire de Versailles
En fonction depuis le
(11 ans, 8 mois et 14 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 23 mars 2014
Prédécesseur Étienne Pinte
Président de la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
En fonction depuis le
(11 ans, 8 mois et 4 jours)
Prédécesseur Étienne Pinte
Député français

(5 ans)
Élection 17 juin 2012
Circonscription 1re des Yvelines
Législature XIVe législature
Groupe politique Élu Divers droite - Apparenté Les Républicains
Prédécesseur Étienne Pinte
Successeur Didier Baichère
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Tarbes
Nationalité Française
Parti politique Divers droite
Diplômé de IEP de Paris
ENA
Site web fdemazieres.fr

François de Mazières, né le à Tarbes (Hautes-Pyrénées), est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Il est maire de Versailles depuis 2008 et député, élu dans la première circonscription des Yvelines, de 2012 à 2017.

Il est connu en particulier pour son engagement en faveur de la culture, notamment à travers la création du Mois Molière à Versailles et la première présidence de la Cité de l'architecture et du patrimoine.

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Il est le fils de Philippe de Mazières (1931-2013), sous-préfet d'Argenteuil, d'Aix-en-Provence et de Mulhouse, puis préfet de la Haute-Marne[1], et d'Anne-Claude Perrin, africaniste. François de Mazières suit sa formation secondaire à Versailles, au collège Saint-Jean-de-Béthune, puis au lycée Hoche[2]. À treize ans, il est admis dans la classe d’art dramatique de Marcelle Tassencourt au conservatoire de Versailles, qu'il fréquentera jusqu'à son entrée à l'Institut d'études politiques de Paris[2].

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris[3] en 1982, il obtient la même année une maîtrise de droit à l'université de Paris II. Il effectue son service militaire en 1984.

De 1985 à 1987, il est élève de l'ENA, promotion Fernand Braudel[2].

Vie privéeModifier

En 1990, il épouse Christine Cachera, à sa sortie de l'ENA (promotion Liberté-égalité-fraternité). Ils ont une fille, prénommée Marie-Colombe. Christine de Mazières est aujourd'hui conseillère maître à la septième chambre de la Cour des comptes[4], où elle travaille sur les questions agricoles, en particulier les fonds européens.

En juillet 2006, sa comédie Courbes exquises ou la Commedia Cathodique, écrite sous le pseudonyme de "François Zéméaris" et dans laquelle il dénonce les dangers de la télévision spectacle, est créée dans le cadre du Mois Molière à Versailles par la compagnie "Comédiens & Compagnie", que dirige Jean-Hervé Appéré. Le spectacle est ensuite repris au Théâtre des Béliers, à Avignon, dans le cadre du Festival Off[réf. nécessaire].

Carrière dans la fonction publiqueModifier

De 1987 à mai 1989, il est sous-préfet, directeur du cabinet du préfet de l'Allier. En et juin 1990, il est sous-préfet, directeur du cabinet du préfet de la région Franche-Comté.

De à mai 1991, il est chef du bureau de l'organisation des préfectures au ministère de l'Intérieur.

De à mai 1993, il effectue sa mobilité à l'Inspection générale des finances.

De à 1995, il est chef de cabinet du ministre de l’Économie, Edmond Alphandéry[2], où il suit également les questions de décentralisation.

De 1995 à 2001, il est intégré à l'Inspection générale des finances, où il effectue des missions d’audit.

En 1998 et 1999, il est rapporteur, puis rapporteur général du Conseil des impôts. En juin 1999, il publie La Culture n'est pas un luxe, la fin du jacobinisme culturel, un essai sur l'analyse des politiques culturelles en France. Le mois suivant, il est élu président de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC, fédération pluraliste des élus à la culture). Réélu en septembre 2001, il abandonne son mandat en mai 2002 (nommé président d'honneur).

En avril 2001, il est nommé directeur général de la Fondation du patrimoine, où il lance les souscriptions et développe un site internet. Il prend l'initiative de créer le « G8 du patrimoine » rassemblant les huit grandes associations du patrimoine. Il participe ensuite au groupe de travail restreint spécialisé dans les questions culturelles pour Jacques Chirac, alors candidat à l'élection présidentielle.

En mai 2002, il est nommé conseiller pour la culture et la communication du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin[2]. Il suit notamment l'élaboration de la loi sur le mécénat, présentée et défendue par le ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, qui sera adoptée en juillet 2003. Fort de son expérience locale, il joue un rôle actif dans les arbitrages sur le train de mesures en faveur de la décentralisation culturelle.

En juillet 2004, il est nommé président de la Cité de l'architecture et du patrimoine (CAPA), proposée en 1994 par Jean-Marie Pérouse de Montclos et Jean-Marie Vincent[5], avec fonction de directeur général. Il relance le chantier arrêté depuis plusieurs mois, après en avoir repensé l'organisation[réf. nécessaire], afin notamment de préserver la grande galerie du bâtiment historique de l'architecte Jacques Carlu. Il oriente la programmation vers les questions de l'urbanisme et de la ville et lance un programme de grandes expositions ainsi qu'un cycle de conférences intitulé "Défis de ville", mettant en présence élus et architectes-urbanistes.

En 2005, il est nommé inspecteur général des finances et membre du Haut conseil pour l'éducation artistique et culturelle.

En septembre 2007, la Cité de l'architecture et du patrimoine est inaugurée par Nicolas Sarkozy en compagnie de personnalités de l'architecture mondiale. Dans son discours, le président de la République reprend la proposition avancée par François de Mazières d'une grande consultation sur l'avenir du Grand Paris ouverte à dix groupements d'architectes. En mars 2009, à l'occasion de l'exposition où sont présentés les travaux des dix équipes, Nicolas Sarkozy reviendra à la Cité en présence de Bertrand Delanoë, maire de Paris, et de Jean-Paul Huchon, président de la Région Île-de-France, pour présenter à la presse le projet du métro du grand Paris et de ses gares. Cette exposition sur "le Grand Paris", en accès gratuit, accueille plus de 200 000 visiteurs.

En octobre 2009, François de Mazières est reconduit à la présidence de l'établissement public de la Cité de l'architecture et du patrimoine[6]. Il lance deux expositions sur les questions de développement durable ("Habiter écologique", 2009, et "La Ville fertile", 2011) et des expositions à grand succès populaire[réf. nécessaire], "Architecture et BD", 2010 (108 000 visiteurs)[7] - "Les Hôtels particuliers parisiens", 2011 (101 000 visiteurs)[8] - "Quand l'art déco, séduit le monde" (205 000 visiteurs)[8]. Concernant cette dernière exposition, François de Mazières la décide et en désigne le commissaire, puis démissionne en juin 2012 après avoir été élu député de la première circonscription des Yvelines.

Engagements politiquesModifier

Entre 1995 et 2008, il est adjoint au maire de Versailles (Étienne Pinte, UDF), chargé de la Culture.

En 1996, avec l'aide de deux cents bénévoles, il crée Le Mois Molière, festival de théâtre et de musique qui se déroule chaque année au mois de juin et dont il assure depuis lors la programmation théâtrale.

En 2008, il se présente aux élections municipales à Versailles, à la tête d'une liste formée de membres de la société civile, de militants de l'UMP, du Modem et du Nouveau Centre. L'une des motivations qu'il avance pour la constitution de cette liste est le choc qu'il aurait ressenti devant le mauvais accueil fait l'année précédente au nouveau président du château de Versailles, Jean-Jacques Aillagon, une nomination qu'Étienne Pinte, alors maire de la ville, avait qualifiée de « funeste »[9].

Arrivée en tête au premier tour (39 % contre 24 % à celle de l'équipe sortante, également de droite, de Bertrand Devys[10] affaiblie par une campagne d'image[11]), la liste de Mazières obtient au second tour 63,4 % des suffrages[12]. Il est élu maire par le nouveau conseil municipal le 21 mars 2008[13].

En 2012, Il se présente aux élections législatives dans la première circonscription des Yvelines en tant que candidat sans étiquette, mais avec le soutien de l'UMP et du Nouveau Centre. Sa suppléante est Suzanne Blanc, premier adjoint du maire centriste de Montigny-le-Bretonneux. Il est élu député avec 56,75 % des suffrages[14] et démissionne de la présidence de la CAPA.

Lors des élections municipales de 2014, sa liste obtient au premier tour 55,03 % des suffrages[15] ; il est réélu maire lors du conseil municipal du 28 mars 2014[16],[17].

Deux ans plus tard, il soutient la candidature d'Alain Juppé, lors de l'élection primaire organisée pour désigner le candidat commun représentant la droite et le centre à l'élection présidentielle française de 2017.

En 2014, il se prononce en faveur de la continuation du cumul des mandats[18],[19]. Pour lui, sans expérience locale, il est très difficile d'être un parlementaire efficace[20]. Après le vote de la loi, en janvier 2017, il indique qu'il ne se représente pas aux élections législatives, souhaitant conserver la mairie de Versailles.

Il est réélu en 2016 président de la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc[21], mandat qu'il exerce depuis 2008.

Engagements culturelsModifier

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Le Mois Molière

Adjoint chargé de la Culture à la mairie de Versailles, il crée en 1996, le festival de théâtre et de musique Le Mois Molière[22] qui se déroule chaque année au mois de juin, dans les rues, parcs, théâtres et sites historiques de la ville. Depuis sa création, François de Mazières en assure la programmation[23]. A l'occasion du 10e anniversaire de ce festival, il publie en 2006,Versailles en scène – L’aventure du Mois Molière aux éditions Artlys.

Ce festival vise à promouvoir le renouveau du théâtre populaire, en privilégiant dans sa programmation les jeunes compagnies et en proposant la plupart de ses spectacles en accès libre. « La volonté d'aller dans les quartiers, la gratuité, le côté festif et la volonté de diffusion des grands textes : cela fait partie du code génétique du festival », explique en 2009 François de Mazières[24].

En 2018, le programme du Mois Molière comporte plus de 350 spectacles établis sur 60 sites partout dans la ville[25]. Parallèlement à la programmation artistique officielle, les ensembles théâtraux et musicaux versaillais y présentent leurs dernières créations. Tous les genres de la scène y sont présents[26] : théâtre, cirque, musique et danse, avec des mises en scènes contemporaines ou classiques.

Biennale d'architecture et de paysage d’Île-de-France à Versailles

Désigné en octobre 2017, par Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France pour être commissaire général de la première édition de la biennale d’architecture et de paysage, "Bap !"[27] François de Mazières conçoit cet événement prévu de mai à juillet 2019 en collaboration avec deux établissements culturels, le musée du Louvre et le château de Versailles, deux écoles nationales supérieures basées à Versailles, d’architecture et de paysage et la Société du Grand Paris. La « Ville nature », thème de cette première édition, a été guidé par l’après COP 21 et la nécessité de réfléchir sur nos modes de vie, et leurs impacts sur notre planète. Les commissaires d’exposition, architectes, urbanistes, paysagistes, conservateurs, designers, artistes, choisis pour porter cet événement, proposent des regards qui permettront à un large public d’engager cette réflexion. Alexandre Chemetoff, architecte, urbanisme et paysagiste s’intéressera à la manière dont la Région Ile-de-France se nourrit ; Djamel Klouche, architecte, urbanisme, traitera l’aspect recherche/innovation ; le Château de Versailles avec la conservatrice du patrimoine, Elisabeth Maisonnier, proposera une exposition « Versailles, Architecture rêvée - 1660 - 1815 » ; Le pavillon « Horizon 2030 » porté par le "Groupe 2030", créé par la Société du Grand Paris, montrera, au travers des 68 gares du Grand Paris Express, combien ce nouveau réseau va changer et faciliter les communications, et en créant de vraies polarités autour des gares, comment nous allons préserver nos espaces agricoles en Ile-de-France ; le musée du Louvre, au travers de sa galerie des moulages antiques, proposera un parcours « Permanence et création » ; Nicolas Gilsoul, architecte, paysagiste, traitera de la ville résiliente, s’appuyant sur des exemples concrets en Région parisienne et à l’international ; Eva Jospin, artiste invitée, proposera une œuvre pérenne qui sera le symbole de cette biennale.

Compagnies en résidence

Dès 2010, François de Mazières souhaite que la Ville de Versailles poursuive une politique originale de soutien aux arts vivants, avec la mise en place de résidences artistiques[28] permanentes sur son territoire. « François de Mazières est l'un des très rares hommes politiques français à connaître le spectacle vivant. Si le Mois Molière, qu'il a créé en 1996, avec l'ambition de faire découvrir gratuitement des talents neufs, est très repéré, il n'est que la partie émergée d'un travail de fond qui repose notamment sur l'accueil en résidence de certaines compagnies"[29]. »

En 2018, la ville compte 12 résidences artistiques.

Prises de positionModifier

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François de Mazières exprime des points de vue, essentiellement dans le domaine de l'architecture et de la culture.

  • Architecture et patrimoine

Il défend une politique de « greffe » douce du nouveau sur l’existant[30], qui mélange les interventions d’architectes reconnus et des projets confiés à des talents émergents issus notamment des Albums des jeunes architectes et paysagistes (AJAP)[31], concours organisé par le ministère de la Culture et de la Communication. C'est ainsi que sont intervenus à Versailles : Guillaume Delemazure, Clément Vergely, Colomer & Dumont, Hamonic et Masson, Matthieu Breau, Nicola et Adélaïde Marchi, Antoine Beres, Fassio-Viaud.

La ville de Versailles engage plusieurs rénovations patrimoniales dont la plus emblématique est celle de l'ancien hôpital royal « Richaud » réalisée par Jean-Michel Wilmotte, Frédéric Didier, François Neveux et Bernard Rouyer. Cette rénovation est l'un des plus importants projets français de réhabilitation en cœur de ville[32] récompensé par le prix spécial du jury des Pyramides d’argent d'une association professionnelle de promoteurs, la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers) Ile-de-France[33]. Elle a également fait l'objet de critiques[34].

Sont également engagées les rénovations du "Cœur Saint Louis"[35], celle de l'hôtel de la Surintendance[36], de la caserne d'Artois[37], ou de la caserne Vauban[38].

Fin 2017, pour soutenir le financement de la rénovation du patrimoine, il suggère, dans une tribune publiée dans La Croix (16 novembre 2017), que l'État puisse diminuer la baisse des dotations des villes qui accepteraient de faire un effort pour rénover leur patrimoine exceptionnel[39].

A l'automne 2018, dans le cadre de la loi Elan (sur l'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique) et de la remise en cause de certaines prérogatives des Architectes des bâtiments de France, il publie une tribune intitulée Avec les architectes de bâtiments de France, tout est une question de dialogue[40].

  • Budget du ministère de la Culture

Pour garantir la continuité de l'action de l’État dans le domaine de la culture, il soutient l'objectif financier du « 1 % culturel » (1 % du budget de l'État consacré au ministère de la Culture)[41]. Il regrette que ce niveau atteint entre 2010 et 2012 ait « plongé » à 0,83 % en 2016[42].

  • Conservatoires

Mobilisé par la décentralisation des politiques culturelles[43], il interpelle à plusieurs reprises le Ministre la culture (successivement Fleur Pellerin puis Audrey Azoulay), quant à la disparition, puis au rétablissement partiel, du financement des conservatoires par l’État, dans le cadre des lois de finances de 2015 et de 2016. Il organise, notamment aux côtés de Catherine Morin-Desailly, en juin 2015, un colloque à l'Assemblée nationale[44], sur l'avenir des conservatoires. Pour lui, cette suppression de financements est une attaque aux fondements mêmes de la culture[45]. Par cette mobilisation, l'État (par la voix notamment de Manuel Valls[46] s'engage notamment à rétablir progressivement les aides financières aux conservatoires[47]. Cet engagement partiel et progressif lui semble insuffisant. Selon lui, « les conservatoires sont les premiers lieux de proximité culturelle, il est donc indispensable que l'enveloppe de 2015 (29 millions d'euros) soit rétablie »[48].

  • « Davos de la culture »

En février 2017, en marge de la publication de l'essai qu'il co-écrit avec Olivier Le Naire intitulé Le Grand Gâchis culturel, il propose la création d'un « Davos de la culture »[49], une proposition que Bruno Le Maire reprend le 19 février 2017, lors son passage à l'émission Le Grand Rendez-vous sur Europe 1[50] et que François de Mazières développe à nouveau le 27 mars 2017 dans l'émission Le Grand Témoin de Radio Notre-Dame.

Depuis 2007 le Forum d'Avignon est parfois présenté comme le Davos de la culture[51],[52].

  • Finances locales

Vice-président de la commission d'enquête visant à évaluer les conséquences sur l'investissement public et sur les services publics de proximité de la baisse des dotations de l'État aux communes et aux Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), François de Mazières a regretté, le 10 décembre 2015, que la majorité socialiste refuse d'adopter le rapport issu des travaux de ladite commission. Il analyse cette réforme comme plaçant les finances des communes en situation insoutenable[53].

  • Grand Paris

Dans un article des Échos paru le 2 janvier 2018[54], il déclare qu'il est temps de reprendre la question de la métropole de Paris, au moment où, pour l’Île-de-France, s'ouvrent de nouvelles perspectives notamment avec les Jeux Olympiques de 2024. Selon lui, le Grand Paris Express est le moteur du développement urbain en Région Île-de-France et sera la marque architecturale de cette première moitié du XXIe siècle.

Il a pour ambition de faire de la ville de Versailles, dont il est maire depuis 2008, « le pôle nature-culture du Grand Paris ». C'est ainsi qu'en 2014 la ville accueille, avec l'accord du Château, sur le site des Mortemets, la compétition internationale Solar Decathlon[55]. Pour lui, Versailles aurait un potentiel « unique au monde », avec Le Nôtre, le parc du Château, le potager du Roi et les deux écoles nationales supérieures d'architecture et du paysage.

  • Logement social

Alors que la ville de Versailles (notamment sous les mandats précédents d'Étienne Pinte) est engagée en ce domaine avec plus de 17 % de logements sociaux, il veille à ce que les nouveaux programmes intègrent des logements sociaux, à l’instar de l'Hôtel du Gouvernement, dit l’Hôtel R[56]. C'est ainsi, qu'il interroge, à l’Assemblée nationale, Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l'Égalité des territoires, sur la question du relèvement du plafond du livret A[57], dont les fonds financent le secteur du logement social, mais aussi sur le respect par l’État des nouvelles dispositions de la loi Duflot[58]. Pour lui, « l’État demande aux communes de respecter un taux qu'il ne s'applique pas à lui-même »[59]. Il alerte également l'Etat, propriétaire des deux tiers de la surface de la ville Versailles, " Nous faisons ce que nous pouvons avec la surface résiduelle. Mais la situation est devenue aberrante"[60]. Depuis 2013, Versailles a accéléré la construction de logements sociaux, pour atteindre en 2017, le taux de 18,7%[61].

En septembre 2017, il plaide pour qu'un tirage exceptionnel du loto soit organisé à l’occasion des Journées européennes du patrimoine et que les bénéfices en soient affectés à la préservation du patrimoine par l'entremise du Centre des monuments nationaux ou de la Fondation du patrimoine[62].

Pour ce faire, lorsqu'il était député de la XIVe législature, il a proposé un amendement, voté[63], dans le cadre de la loi de finances 2015[64], (amendement soutenu par Patrick Bloche, président de la commission "Culture" à l'Assemblée nationale, membre de la majorité socialiste) pour demander qu'un rapport sur ce tirage exceptionnel soit remis au gouvernement. Le 11 septembre 2015, lors de l'examen du projet de loi création, architecture et patrimoine, il fait adopter un second amendement[65] sur le même sujet, en prévoyant la gestion des fonds par la Fondation du Patrimoine. Ce rapport conclura à un coût trop élevé de l'opération pour un rendement trop faible et entraînera son abandon. Dans son essai sur Le Grand Gâchis culturel, François de Mazières déplore ces conclusions : « C'est dommage, car la Française des Jeux a toutes les cartes en main pour mettre à profit l’amour que portent les Français à leur patrimoine ».

Le 1er novembre 2018, il publie une tribune dans laquelle il indique que « le tirage spécial du loto du patrimoine est un complément utile, mais n'est certainement pas l'alpha et l'oméga de la politique du patrimoine »[66].

  • Mariage pour tous

Lors du débat sur le mariage homosexuel en France en 2013, il prend position contre le projet de la loi 2013-404 du 17 mai 2013. S'il fait l'erreur matérielle de voter en faveur de l'article 1[67],[68],[69], erreur qui fait immédiatement l'objet d'une mise au point[70], il vote contre ce projet de loi[71] le 12 février 2013 (les erreurs, et les mises au point qui en résultent, sont communes à l'Assemblée nationale[72]).

Mandats et fonctionsModifier

  • 1995 - 2008 : adjoint à la culture au conseil municipal de la ville de Versailles
  • 1999 - 2002 : président de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC)
  • Depuis 2008 : maire de Versailles
  • Depuis 2008 : président de la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
  • 2012 - 2017 : député, élu dans la première circonscription des Yvelines

OuvragesModifier

Engagements culturelsModifier

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Article de L'Express
  2. a b c d et e Famille chrétienne no 1830 du 9 au 15 février 2013
  3. « Francois de Mazieres », sur sciences-po.asso.fr.
  4. Voir Nominations au Journal officiel de la République française.
  5. https://francearchives.fr/findingaid/42cced208bde591ddc33d05049f323790f059c59
  6. François de Mazière est reconduit à la tête de la Cité de l'architecture et du patrimoine
  7. « Dossier de presse des 10 ans - page 24 »
  8. a et b « Dossier de presse des 10 ans - page 24 »
  9. (fr) compte rendu du conseil municipal de Versailles de juin
  10. http://www.lexpress.fr/resultats-elections/municipales-2008-versailles-78000_338995.html
  11. http://www.bertranddevys.com/wp-content/uploads/2009/11/procedure-hlq.pdf
  12. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__municipales_2008/(path)/municipales_2008/078/078646.html
  13. http://essor-de-versailles.fr/wp-content/doc/Mairie/PV-Conseils-Communaux/2008-PV.pdf
  14. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__LG2012/(path)/LG2012/078/07801.html
  15. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/078/078646.html
  16. https://www.versailles.fr/fileadmin/user_upload/PV280314.pdf
  17. « Premier conseil municipal du Vendredi 28 mars 2014 : élection de François de Mazières », sur versailles.fr, (consulté le 29 mars 2014)
  18. http://www.lcp.fr/la-politique-en-video/francois-de-mazieres-defend-le-cumul-des-mandats
  19. http://www.courrierdesmaires.fr/9868/non-cumul-des-mandats-en-2014-2016-ou-2017/
  20. « Cumul des mandats », sur LCP Assemblée nationale, (consulté le 22 janvier 2018)
  21. https://www.versaillesgrandparc.fr/fileadmin/user_upload/siteAgglo/Agglo/Fonctionnement/2016-06-23_Organigramme_services_VGP.pdf
  22. « François de Mazières, maire de Versailles et créateur du Mois Molière », sur France Bleu,
  23. Armelle Héliot, « Molière, le soleil de Versailles », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  24. « Versailles inaugure la 14e édition du "Mois Molière" », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  25. « De Shirley et Dino à Anne Delbée: le Mois Molière à Versailles, toujours éclectique », Le Point,‎ (lire en ligne)
  26. Armelle Héliot, « À Versailles, le Mois Molière remonte sur scène », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  27. Aurélie Foulon, « 2019, Versailles sera la capitale de l'architecture », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  28. François Xavier Chauvet, « Versailles : les troupes en résidence à l’épreuve du Mois Molière », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  29. Armelle Héliot, « Molière, le soleil de Versailles », le Figaro,‎ (lire en ligne)
  30. « L'Opinion »
  31. « Concours 2018 des Albums des jeunes architectes et des paysagistes (AJAP) - Ministère de la Culture », sur www.culturecommunication.gouv.fr (consulté le 9 janvier 2018)
  32. « Réhabilitation lourde de l'ancien Hôpital Royal de Versailles - 27 800 m² », Construction Cayola,‎ (lire en ligne)
  33. « À Versailles, la romanesque rénovation de l’ancien hôpital royal », sur immobilier.lefigaro.fr,
  34. CR Conseil Municipal débat Richaud http://www.versailles.fr/fileadmin/user_upload/Mes_documents/Vie_Municipale/Conseil_Municipal/Odj_CR/2013/PV211113.pdf
  35. « Résidence du Coeur Saint Louis »
  36. « L’Hôtel de la Surintendance »
  37. « Crèche d'Artois »
  38. « http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Comment-Versailles-veut-se-reinventer-782443 », Article du JDD,‎
  39. François de Mazières, « Il est bon qu'il existe dans nos villes des lieux de contemplation ouverts à tous. », La Croix,‎ (lire en ligne)
  40. « François de Mazières : «Avec les architectes des Bâtiments de France, tout est une question de dialogue» », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2018)
  41. François de Mazières, « Pour une nouvelle politique culturelle », L'Opinion,‎ (lire en ligne)
  42. « Nouvelle politique culturelle »,
  43. http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/conservatoires-un-depute-demande-de-retablir-des-2016-les-subventions_1688718.html
  44. « Actes du colloque sur l'avenir des conservatoires - »
  45. Thierry Hilleriteau, « François de Mazières "On attaque les fondements de la culture" », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  46. « Baisse des financements culturels : la faute aux collectivités ? »,
  47. AFP, « Conservatoires : le ministère de la Culture promet la reprise des subventions d’État à partir de 2016 », https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250269070165,‎
  48. « Question orale du député François de Mazières à la ministre de la culture et de la communication A Azoulay »
  49. Claire Bommelaer, Ariane Bavelier, « François de Mazières : “En matière culturelle, Hollande n'aura laissé aucune trace” : Le nom du député maire de Versailles circule parmi les possibles ministres de la Culture de François Fillon. »,
  50. « Bruno Le Maire est l'invité du Grand rendez-vous », sur Europe 1,
  51. https://rue89bordeaux.com/2016/03/forum-davignon-davos-culturel-sans-alters-a-bordeaux/
  52. http://www.exponaute.com/magazine/2016/04/04/forum-davignon-2016-bilan-du-davos-de-la-culture/
  53. https://fr.calameo.com/read/00460901468786bf2e00b
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