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François Louis René Mouchard de Chaban

haut fonctionnaire français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mouchard et Chaban.
René Mouchard de Chaban
Nom de naissance François Louis René Mouchard de Chaban
Naissance
Paris
Décès
Hambourg
Nationalité Français
Profession
Autres activités

René Mouchard de Chaban, né à Paris le et décédé à Hambourg le , est un administrateur, puis haut fonctionnaire français sous le Premier Empire.

Sommaire

BiographieModifier

Origines familialesModifier

François Louis René Mouchard de Chaban est né le à Paris[1], dans la paroisse Saint-Eustache. Il est le fils d'Amédée Mouchard de Chaban (1720-1781) et de son épouse, Anne-Louise Mouchard de La Garde (1731-1798). Son père est capitaine au régiment des Gardes françaises et chevalier de Saint-Louis. Sa famille demeure rue de La Vrillière[2].

La famille Mouchard, autrefois Mouschart, est originaire de La Rochelle. Elle ajoute le nom du fief de Chaban, dans la paroisse de Landrais en Aunis, vers 1695. Depuis le règne de Louis XIV, elle fournit plusieurs officiers à l'armée. Ainsi, le grand-père de René Mouchard de Chaban, Jean Mouchard, connu comme écuyer, est capitaine au régiment de La Tour cavalerie.

CarrièreModifier

Il est lieutenant aux Gardes françaises lorsque la Révolution éclate ; il en adopte modérément les principes et reste discret. Lors des événements de Brumaire VIII, il exerce les fonctions de maire du Pré-Saint-Gervais, près de Paris.

En l'an X, il est nommé sous-préfet de Vendôme. Sa vigilance et son intégrité l'ayant signalé à l'attention du premier consul, on lui confie, le 16 Floréal XI, l'administration du département de Rhin-et-Moselle. Il s'installe à Coblence où son administration est saluée :

« À Coblentz — écrivait une personne attachée au service de Napoléon — nous sommes logés à la Préfecture. La simplicité, je dirai presque la pauvreté des meubles fait grand honneur au préfet, M. de Chaban. L'Empereur s'étonnant de ce dénuement, le préfet lui répondit : ce pays est si pauvre ; il y a tant de malheureux que je me serais reproché de demander à la ville une augmentation d'impôts pour payer des meubles de luxe. J'ai tout ce qui m'est nécessaire ! Ce nécessaire se compose de quelques vieux fauteuils, un vieux lit et quelques tables. Cette simplicité est admirable. M. de Chaban ne s'occupe que du soin de soulager les pauvres. On est heureux de trouver un être semblable qui joint beaucoup d'esprit à tant de vertus. »

Il reçoit la croix de légionnaire le 25 Prairial XII. Appelé à Paris, le 27 Brumaire XII, pour assister à la cérémonie du sacre, l'Empereur, à même de l'apprécier, le nomme le 18 Pluviôse à la succession de Doulcet de Pontécoulant à la préfecture de la Dyle (Bruxelles). En poste depuis la fin de Ventôse XIII, Mouchard de Chaban s'acquiert une très grande considération par la sagesse de ses mesures et par ses talents administratifs. Il administre ce département avec une douceur paternelle et est fort regretté à Bruxelles lorsque Napoléon l'envoie en Italie.

Depuis le , il est maître des requêtes au Conseil d'État en service extraordinaire. Il est désigné, le , pour travailler, depuis Florence, au sein de la junte extraordinaire présidée par le général Menou. Instituée par décret du , elle est destinée à l'organisation des trois départements de la Toscane : la Méditerranée (Livourne), l'Ombrone (Sienne) et l'Arno (Florence). Le , l'Empereur remplace cette junte extraordinaire par un conseil de liquidation, et Chaban en fait partie.

La croix d'officier de la Légion d'honneur récompense ses services le . Sa mission remplie, Chaban revient à Paris et est employé comme conseiller d'État attaché à la section de l'intérieur en 1809. L'Empereur le crée chevalier (), puis comte de l'Empire par décret et lettres patentes des 15 août et .

Envoyé plus tard à Hambourg, avec les titres de président de la commission de liquidation et d'intendant général des finances et de l'intérieur des départements anséatiques (Bouches-de-l'Elbe, Bouches-du-Weser et Ems-Supérieur) le , il tempère par sa prudence et sa modération les rigueurs des mesures commandées par le maréchal Davout. Le , il est nommé intendant général des finances dans la 32e division militaire à Hambourg.

Le , le comte de Chaban, épuisé par de longues fatigues, succombe à une épidémie qui désole Hambourg durant le siège de cette ville par les alliés.

Son corps est embaumé et ramené en France sur ordre du maréchal Davout pour être inhumé dans le cimetière de Ruan-sur-Egvonne (Loir-et-Cher), où la sépulture existe encore de nos jours.

Mariage et descendanceModifier

Il se marie à Marie Madeleine Dujon qui lui donne :

FonctionsModifier

TitresModifier

DistinctionsModifier

Règlement d'armoiriesModifier

Figure Blasonnement
Armes du chevalier Mouchard et de l'Empire

D'azur au chevron d'or, accompagné de trois mouches du même, à la champagne de gueules chargée de l'insigne des chevaliers légionnaires[3].

Armes du comte Mouchard et de l'Empire

D'azur au chevron d'or, accompagné de trois mouches du même, à la champagne de gueules chargée de l'insigne des chevaliers légionnaires ; au canton des comtes conseillers d'État brochant[3].

  Armes du comte de Chaban

D'azur au chevron d'or, accompagné de trois mouches du même (armoiries de la famille Mouchard sous l'Ancien Régime).

Supports : deux cygnes au naturel. Devise : « Mort l'honneur, meure la race ».

PublicationsModifier

  • Essais sur l'origine du nom des communes dans la Touraine, le Vendômois et une partie du Dunois ;
  • De la Méthode à suivre pour rechercher l'origine des noms de lieu en France. Considérations sur cette question. Congrès de la Sorbonne.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier