François Kolowrat

François Antoine Liebsteinsky, comte de Kolowrat (en tchèque : František Antonín hrabě Libštejnský z Kolowrat ; en allemand : Franz Anton Graf von Kolowrat-Liebsteinsky), né le à Prague et mort le à Vienne, est un homme d'État autrichien d'origine tchèque. Politicien modéré d'idéologie libérale, il fut l'adversaire du chancelier Klemens Wenzel von Metternich, dont il prend la succession en tant que premier ministre-président de l'empire d'Autriche au cours de la révolution de mars en 1848.

François Kolowrat
Illustration.
Le comte François de Kolowrat-Liebsteinsky.
Fonctions
Ministre-président d'Autriche

(30 jours)
Monarque Ferdinand Ier
Prédécesseur Klemens Wenzel von Metternich
(chancelier)
Successeur Charles-Louis de Ficquelmont
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Prague (Bohême)
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Vienne (Autriche)
Nationalité autrichienne
Religion Catholicisme

François Kolowrat
Ministres-présidents d'Autriche

BiographieModifier

Issu de la noblesse bohémienne et descendant de la Maison Kolowrat, François Antoine de Kolowrat-Liebsteinsky a été nommé gouverneur des Habsbourg à Prague en 1809. Il s`était présenté comme un grand promoteur de la culture tchèque et soutenait l'autonomie des pays de la couronne de Bohême. Chevalier de la Toison d'or et de l'ordre impérial de Léopold, il participa entre autres à la bataille d'Austerlitz.

Au fil des ans, il avait acquis une réputation d'expert de l'administration et de spécialiste financier. En 1826, l'empereur François Ier l'appelle au poste de ministre d'État pour les affaires intérieures. À partir du , Kolowrat, avec les archiducs Louis et François-Charles d'Autriche et son adversaire conservateur le chancelier Metternich, est membre de la conférence d'État secrète (Geheime Staatskonferenz) chargée d'assurer le gouvernement pendant le règne du faible monarque. Néanmoins, les divergences internes au duo Metternich-Kolowrat ont en effet engendré le quasi arrêt de la politique économique et sociale.

À la suite de la révolution de 1848, il est nommé le premier ministre-président constitutionnel de la monarchie autrichienne le . Toutefois, quelques semaines seulement après son entrée en fonction, Charles-Louis de Ficquelmont lui succéda dans cette charge. Son nom n'apparait alors plus dans le domaine de la politique.

Franc-maçon, il fut député des loges de Bohême au convent de la stricte observance templière à Wilhelmsbad le [1]. Il fut aussi membre des Illuminés de Bavière sous le nom de « Julius ».

Notes et référencesModifier

  1. Alain Marchiset et Pierre Mollier, « Martinès dans la quête maçonnique du XVIIIe siècle : le cas des Philalèthes », Renaissance Traditionnelle, 2012, no 165-166, janvier-avril, p. 16, n. 24.