François Joseph Henrion

aristocrate français

François Joseph Henrion
François Joseph Henrion

Naissance
Metz (Moselle)
Décès (à 73 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Maréchal de camp
Années de service 17911823
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

François Joseph Henrion, né le à Metz (Moselle), mort le à Paris, est un officier supérieur français de la Révolution et de l’Empire, et un général de la Seconde Restauration.

États de serviceModifier

Il entre en service le , comme volontaire au 2e bataillon de la Moselle, et il fait la campagne de 1792, à l’armée de la Moselle, avant de rentrer dans ses foyers le .

Il reprend du service le 13 août 1793, comme conducteur à l’état-major de l’artillerie, et c’est en cette qualité qu’il prend part aux opérations de l’armée de Sambre-et-Meuse jusqu’en l’an V. Il se distingue le 17 novembre 1793, à l’affaire de Blieskastel, où il reprend seul un étendard du 2e régiment de carabiniers, tombé au pouvoir de l’ennemi, et ramène un hussard prisonnier. Le 29 novembre suivant à la Bataille de Kaiserslautern, il donne de nouvelles preuves de son courage, et il est blessé d’un coup de feu à la hanche droite.

Le , il est admis à l’école de l’artillerie de Châlons-sur-Marne, comme élève sous-lieutenant, et il en sort comme lieutenant en second au 1er régiment d’artillerie à pied le . Affecté à l’armée du Rhin, il se fait remarquer à la bataille de Hohenlinden le 3 décembre 1800, et le , il est nommé adjudant-major au même régiment. Le 4 juin 1802, il reçoit une grenade d’honneur, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le .

De l’an XII à l’an XIII, il est à l’armée des côtes de l’Océan, puis de l’an XIV à 1807, il fait les campagnes d’Autriche de Prusse et de Pologne à la Grande Armée. Il reçoit son brevet de capitaine adjudant-major le , et il est élevé au grade d’officier de la légion d’honneur le . Le 4 juillet 1807, il passe aide de camp du général Lariboisière, et en 1808, il suit son général à l’armée d’Espagne.

Le 19 août 1808, il entre dans l’artillerie de la Garde impériale, comme capitaine en premier adjudant-major, et c’est en cette qualité qu’il fait la campagne d’Allemagne de 1809. Il est promu chef de bataillon le , après la bataille de Wagram, où il déploie le plus grand courage.

De retour en Espagne en 1810, il y reste jusqu’en 1811, avant de rejoindre la Grande Armée pour la campagne de Russie en 1812. Il participe aux batailles de la Moskova le 7 septembre 1812, de Krasnoï du 15 au 18 novembre et de la Bérézina du 26 au 29 novembre 1812, où il combat avec la plus grande intrépidité.

Nommé colonel major, commandant le régiment du train d’artillerie de la Garde impériale le , il passe en cette qualité le 27 mars suivant au régiment d’artillerie de la jeune Garde, et sert à la tête de ce corps lors de la campagne de Saxe en 1813, Il est créé baron de l’Empire le 16 août 1813, et il est blessé d’un coup de feu à la main droite le 27 août suivant à la Bataille de Dresde, et à Weißenfels d'un coup de feu au bras droit. Il se fait remarquer à la bataille de Leipzig, et pour ses beaux et honorables services, il reçoit des mains de l’Empereur, la croix de commandeur de la légion d’honneur le 6 novembre 1813.

En 1814, il fait la campagne de France et il se conduit remarquablement lors des combats de Brienne le 29 janvier 1814, de Château-Thierry le 12 février 1814, et d’Arcis-sur-Aube les 20 et 21 mars 1814.

Lors de la première restauration, il est envoyé à Saint-Malo le 8 juin 1814, comme colonel commandant l’artillerie, et il est fait chevalier de Saint-Louis le 20 août suivant.

Le , il passe à la direction de l’artillerie à Perpignan, et il est admis à la retraite le . Il est promu maréchal de camp honoraire le 23 août 1823.

Il meurt le , à Paris. Il est enterré au cimetière du Montparnasse.

DotationModifier

  • Le , donataire d’une rente de 2 000 francs sur le Trasimène.

SourcesModifier