François Ier (film)

film français, 1937
François Ier
Réalisation Christian-Jaque
Scénario Paul Fékété
Acteurs principaux
Sociétés de production Les productions Calamy
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 100 minutes
Sortie 1937


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

François Ier est un film français réalisé par Christian-Jaque, sorti en 1937.

SynopsisModifier

Honorin est régisseur du théâtre Cascaroni qui affiche le spectacle François Ier à son programme. Chargé de remplacer un comédien défaillant, mais mort de trac, il s'endort chez son ami Cagliostro (qui l'a hypnotisé pour lui enlever son trac), mage des foires, et se réveille quelques siècles en arrière, à la cour du roi de France François Ier, son Petit Larousse à la main. Ce merveilleux atout littéraire lui permet de prédire l'avenir au grand désarroi de certains intrigants de la cour. Les questions que le roi et ses courtisans lui posent sont parfois saugrenues : ainsi, il doit donner les ingrédients entrant dans la recette de la mortadelle, spécialité à laquelle les Français ont pris goût lors des Guerres d'Italie, et que les cuisiniers français sont incapables de préparer. Ce livre capable de prévoir le destin (il donne la date de la mort des personnages en vue de l'époque) lui vaut une accusation de sorcellerie montée par une cabale de courtisans jaloux. Supplicié (une chèvre vient lui lécher les pieds en déclenchant un inextinguible fou rire qui menace de l'asphyxier), il va bientôt se réveiller dans son siècle pour constater que la vie était bien plus belle en 1520. Pour cela, il retourne voir son ami Cagliostro.

Le ton du film est franchement burlesque, et tire une grande partie de son succès des pitreries de Fernandel, notamment lors de l'interprétation de la chanson Ta bouche Gourmande en duo avec Janine Guise où l'effet comique est produit par un à-peu-près digne de l'Almanach Vermot : Confie-toi /confit d'oie à ton seigneur.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

CritiquesModifier

  • Il nous reste de Fernandel l'impérissable souvenir de François Ier, son humour complice, sa naïveté chaleureuse. Henry Chapier.
  • François Ier échappe au temps, aux courants cinématographiques. Sur le plan comique, je n'ai sans doute pas fait mieux. Christian-Jaque.
  • « De 1936 à 1938, Fernandel et Christian-Jaque ont tourné ensemble six films comiques. François Ier est resté le plus célèbre, parce que le scénario de Paul Fekete reposait sur des anachronismes à la manière des opérettes. Le voyage dans le temps n'est pas traité de manière fantastique. Devenu Honorin des Meldeuses, Fernandel, revêtu d'un pourpoint, se comporte, à Amboise en 1520, comme il l'aurait fait à Paris au XXe siècle. François Ier et Henri VIII ne l'intimident pas. Grâce au petit dictionnaire Larousse qu'il a sur lui, il peut prédire l'avenir. Ainsi que d'autres personnages de la foire du Trône, Elsa, la fille de Cagliostro, dont Honorin est amoureux, reparaît sous d'autres traits. Le fox-trot, la java et la belote sont introduits à la cour des Valois. La mise en scène bien enlevée de Christian-Jaque parodie les films à costumes, sur un ton burlesque sans vulgarité. Il n'est pas exagéré de dire que ce François Ier est devenu un classique. » Jacques Siclier

Autour du filmModifier

Liens externesModifier