François Guillemot

auteur-compositeur-interprète et producteur de punk, historien
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François Guillemot
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Informations générales
Surnom Fanfan
Naissance
France
Activité principale Historien, Chanteur
Genre musical Punk rock, rock alternatif
Années actives Depuis 1978
Site officiel IAO de Lyon

François Guillemot, aussi connu sous le nom de Fanfan ou Fanxoa (né à Paris le ) est un artiste-plasticien, auteur-compositeur-interprète et producteur de punk.

Il est aujourd'hui historien, spécialiste du Viêt Nam contemporain et ingénieur de recherche au CNRS.

BiographieEdit

FamilleEdit

Son père, Claude Guillemot, est artiste-peintre (Prix de Rome en 1964) et paléontologue. Son arrière-grand-oncle, Adrien Borel, fut un psychiatre reconnu[1].

Carrière musicaleEdit

Il se fait d'abord connaître sous le nom de Fanfan à partir de 1980 comme chanteur du groupe punk Les Béruriers, devenu Bérurier Noir en février 1983, ce groupe domine jusqu'à sa dissolution en novembre 1989 la scène rock alternative française[2].

Fanfan forme ensuite les groupes Molodoï (1990-1996) et, avec Sylvain, guitariste de Banlieue Rouge, François Béru et les Anges déchus (2001)[3].

Il participe à la reformation des Bérurier Noir de 2003 à 2006[4] ; à la suite des attentats du 13 novembre 2015 en France, le groupe enregistre le morceau « Mourir à Paris »[5],[6].

Parcours académiqueEdit

 
École normale supérieure de Lyon où François Guillemot exerce aujourd'hui son activité d'historien.

Il est étudiant à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) durant sa jeunesse. Dans les années 1990, François Guillemot reprend parallèlement à sa carrière musicale un cursus universitaire. Il publie à compte d'auteur en 1994, sous le pseudonyme de François Thilloy, le récit de son premier voyage au Viêt Nam, Paris-Saïgon, Autopsie d'un voyage aux éditions La Bruyère.

Diplômé de l'Inalco en 1995, il obtient une maîtrise de vietnamien à l'université Denis Diderot Paris VII en 1997, et un DEA d'histoire à l’École pratique des hautes études en 1998. En 2003, il devient docteur en sciences historiques et philologiques de la même institution.

Depuis , il est ingénieur de recherche et analyste de source au CNRS, chargé de documentation sur la péninsule indochinoise de l'UMR Institut d'Asie orientale (ENS de Lyon).

Spécialiste de l’histoire politique et sociale du Viêt Nam contemporain, auteur de trois ouvrages en nom propre et de nombreux articles et contributions, il participe activement à la recherche dans le domaine[7].

L'histoire de la péninsule indochinoise au XXe siècle est l'un des principaux thèmes de recherche de François Guillemot. Il s’intéresse particulièrement à l’histoire du nationalisme vietnamien et à l’histoire des mouvements de jeunesse pendant la guerre du Viêt Nam, notamment la participation des femmes dans ce conflit[8],[1]. Il dispense un enseignement à l’ENS de Lyon sur les Mémoires d’Indochine en mettant l’accent sur la décolonisation et la guerre vécues par les populations locales[9].

Il développe plusieurs plateformes numériques et carnets de recherche en ligne sur ses thématiques de recherche. Avec le géopolitiste Laurent Gédéon, il est responsable de la plateforme documentaire et cartographique Virtual Saigon.

Depuis 2017, il est intervenu à plusieurs reprises dans les journées d'étude du programme de recherche PIND (Punk is not dead. Une histoire de la scène punk en France, 1976-2016) financé par l'Agence nationale de la recherche.

Parcours artistiqueEdit

Outre son implication dans plusieurs formations musicales, il poursuit une activité artistique en dessin et peinture.

Sur le plan artistique, il cofonde avec le sculpteur Yves Fédou et Olaf, ancien guitariste des Béruriers, le groupe Actes Energie Perdue le 29 septembre 1982[10]. La même année, il intègre l’École nationale des Beaux-Arts de Paris. Également en 1982, ce groupe participe avec un autre groupe d’artistes nommé Abattoir à la Biennale d’art contemporain de Paris en présentant une installation/atelier intitulée « La viande hurle dans ma mémoire »[10],[2].

En 1983, il rédige un recueil de nouvelles sous le titre « Un jeune homme éventré », présenté au concours du Prix Fénéon. Ce recueil, resté inédit pendant des décennies, a été publié par le label Archives de la Zone Mondiale en 2017. L’ouvrage, préfacé par Virginie Despentes, est illustré par les dessins de l’artiste réalisés entre 1979 et 1984.

En 2018, il expose un portrait de l’artiste Poly Styrene (chanteuse du groupe X-Ray Spex) à l’exposition "Paris-Londres Music Migrations (1962-1989)" du Musée de l'histoire de l’Immigration à Paris consacrée aux migrations musicales entre les deux capitales[11].

 
L'histoire de la péninsule indochinoise est l'un des principaux thèmes de recherche de François Guillemot.

Il pratique le karaté (style Shōtōkan-ryū). Il a toujours affiché un « dégoût de la violence »[12].

 
Jeunes filles des Jeunesses de choc recrutées par la RDVN pendant la seconde guerre d'Indochine.


DiscographieEdit

Pour les discographies détaillées, voir les pages des groupes.

Avec Bérurier NoirEdit

Albums
Albums live
Œuvres en ligne

Avec MolodoïEdit

Avec François Béru et les Anges déchusEdit

PublicationsEdit

Pour une liste plus complète des publications de François Guillemot, voir sa page sur le site de l'Institut d'Asie orientale et le site archive ouverte HAL-SHS.

  • Paris-Saïgon : Autopsie d'un voyage, Paris : Ed. La Bruyère, 1994 (ISBN 2840141000). Sous le nom « François Thilloy ».
  • Dai Viêt, indépendance et révolution au Viêt-Nam. L’échec de la troisième voie (1938-1955), Paris : Les Indes savantes, 2012 (ISBN 9782846542807). Version remaniée de sa thèse de doctorat soutenue en 2003.
  • Des Vietnamiennes dans la guerre civile. L’autre moitié de la guerre 1945-1975, Paris : Les Indes savantes, 2014 (ISBN 9782846543538).
  • La colonisation des corps, de l'Indochine au Viet Nam (dir. avec Agathe Larcher-Goscha), Paris : Vendémiaire, 2014 (ISBN 9782363581488).
  • Viêt-Nam, fractures d'une nation, Une histoire contemporaine de 1858 à nos jours, Paris : La Découverte, coll. « Poche / Sciences humaines et sociales » no 476, 2018 (ISBN 9782707190949).
  • Bérurier Noir. Sociogenèse culturelle et itinéraire personnel [article] :
    • Référence papier : François Guillemot, « Bérurier Noir. Sociogenèse culturelle et itinéraire personnel », Volume !, 13 : 1 | 2016, 61-85.
    • Référence électronique : François Guillemot, « Bérurier Noir. Sociogenèse culturelle et itinéraire personnel », Volume ! [En ligne], 13 : 1 | 2016, mis en ligne le 25 novembre 2019, consulté le 26 mai 2019. URL : http://journals.openedition.org/volume/4928 ; DOI : 10.4000/volume.4928
  • Un jeune homme éventré, Saint Martin en Vercors, Archives de la Zone Mondiale, 2017. Sous le nom « Fanxoa ».

Notes et référencesEdit

  1. a et b Emilien Ruiz, « Quelques questions à François Guillemot », sur Devenir historien-ne, (consulté le 8 novembre 2019)
  2. a et b Luc Robène et Solveig Serre (dir.), Punk is Not Dead. Lexique franco-punk, Paris, Nova, (ISBN 979-1096681-19-8), Notices 001 : "Abattoir" et 016 : "Bérurier Noir"
  3. « François Béru et les Anges Déchus », sur Discogs (consulté le 7 novembre 2019)
  4. Portrait de François Guillemot dans l'Indépendant, 29 novembre 2013
  5. Laure Narlian, « Les Bérurier Noir publient le cri "Mourir à Paris" après les attentats », sur France Info, (consulté le 7 novembre 2019)
  6. AFP, « "Mourir à Paris": les Bérurier Noir sortent de leur silence après les attentats », sur Le Point, (consulté le 7 novembre 2019)
  7. « Voir son profil sur le site de l'Institut d'Asie Orientale », sur Institut d'Asie Orientale, (consulté le 23 novembre 2014)
  8. François Guillemot, « Sur les pas des Jeunesses de Choc : une histoire genrée de la guerre du Viêt-Nam », sur Guérillera, (consulté le 7 novembre 2019)
  9. « Mémoires d'Indochine », sur Mémoires d'Indochine, (consulté le 7 novembre 2019)
  10. a et b François Guillemot, « Bérurier Noir. Sociogenèse culturelle et itinéraire personnel », Volume !. La revue des musiques populaires, no 13 : 1,‎ , p. 61–85 (ISSN 1634-5495, DOI 10.4000/volume.4928, lire en ligne, consulté le 26 mai 2019)
  11. François Moreau, « Exposition : Paris-Londres, l'immigration donne le ton », sur Les Inrocks, (consulté le 7 novembre 2019)
  12. AFP et France Info, « Des "Bérurier Noir" au CNRS, la nouvelle vie de François Guillemot », sur France Info, (consulté le 7 novembre 2019)

Voir aussiEdit

Liens externesEdit