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François Cuillandre

personnalité politique française

François Cuillandre
Illustration.
François Cuillandre lors des Tonnerres de Brest en juillet 2012.
Fonctions
Maire de Brest
En fonction depuis le
(18 ans, 7 mois et 24 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Pierre Maille (PS)
Président de Brest Métropole Océane puis de Brest métropole
En fonction depuis
(18 ans et 7 mois)
Réélection
Prédécesseur Pierre Maille (PS)
Député de la 3e circonscription du Finistère

(5 ans et 17 jours)
Élection 1er juin 1997
Législature XIe
Groupe politique SOC
Prédécesseur Jean-Louis Goasduff (RPR)
Successeur Marguerite Lamour (UMP)
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Brest (Finistère)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Profession inspecteur des impôts

François Cuillandre, né le à Brest[1], est un homme politique français, maire de Brest depuis 2001, et ancien député de la troisième circonscription du Finistère (de 1997 à 2002). Il est membre du Parti socialiste.

BiographieModifier

Il entre au Parti socialiste en 1977[2], influencé par la « deuxième gauche » de Michel Rocard[3].

Après des études de droit à l'université de Brest, il devient inspecteur des impôts et est nommé à Paris. Il y suit des cours à Sciences Po Paris en cours du soir, et en 1989 soutient une thèse de droit fiscal portant sur l'harmonisation de la TVA au plan européen[4]. Il quitte l'administration fiscale en 1988 pour être chargé de mission au cabinet de Louis Le Pensec, alors ministre des DOM-TOM.

Depuis 1993, il enseigne à l'université de Bretagne occidentale[5] notamment à l'institut de préparation à l'administration générale de Brest (IPAG Brest). Parallèlement, il devient premier secrétaire fédéral de la fédération du Finistère du PS.

En 1997, il prend la troisième circonscription du Finistère à la droite, et devient vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale jusqu'en 2002. Lors des législatives de juin 2002, il s'incline face à l'UMP Marguerite Lamour. Elle le bat à nouveau lors des législatives de 2007.

Élu au conseil municipal de Brest en 1989 et en 1995 dans les équipes municipales de Pierre Maille, il succède à ce dernier en tant que maire en 2001. Il devient alors également président de la Communauté Urbaine de Brest qui prend en 2004 le nom de Brest Métropole Océane.

Il est réélu maire de Brest lors des municipales de mars 2008 avec 61,68 % des voix au second tour mais avec un fort taux d'abstention de l'ordre de 49,70 %. Sa majorité municipale comprend, comme lors de son premier mandat, en plus du Parti socialiste, le Parti communiste français, les Verts, Brest Nouvelle Citoyenneté, le Parti radical de gauche et l'Union démocratique bretonne. Il représente les communautés urbaines au Comité des finances locales et assure pour l'année 2008-2009 la présidence tournante de l'Association des communautés urbaines de France.

En janvier 2014, il se représente à Brest aux municipales de mars 2014 à la tête de la liste : «Ensemble pour Brest, tenons le cap», Union des forces de gauche, de progrès et de l'écologie[6]. Il remporte l'élection face à Bernadette Malgorn avec 52,71 % des voix.

Activité lors de son mandatModifier

Durant son mandat, il met en place le tramway de Brest (promis en 2001, voté en 2004, chantier démarré en 2009 et ligne ouverte en 2012), s'occupe du développement de l'activité économique (zone du Froutven, technopôle), de la construction d'un nouveau port de plaisance (le port du château), et du réaménagement de la Penfeld avec les ateliers du plateau des Capucins.

En novembre 2016, il inaugure le premier téléphérique urbain de France[7]. Le téléphérique de Brest est une première mondiale par son système du "saut de mouton à câble" : les deux cabines se croisent en passant l'une au-dessus de l'autre[8].

En janvier 2013, des couronnes à découper pour la galette des rois sont retirées des cantines brestoises parce qu'elles porteraient le mot « Épiphanie »[9], au motif de la loi sur la laïcité dans les écoles[10]. La nouvelle fut commentée dans les médias locaux[11] et nationaux[12]. À la suite de la remontée de cette polémique en janvier 2014[13], un élu local[14] et le Parti socialiste brestois[15] sont revenus sur l'histoire affirmant que la couronne avait été retirée par le délégataire chargé de la restauration lui-même, puisque l'inscription de son nom sur la couronne était contraire au contrat le liant à la ville. En décembre 2015, à la suite du retour de « la rumeur sur la galette des rois » relayée par des sites d'extrême droite[16], la presse rappelle les raisons légales et contractuelles qui ont amené à retirer la couronne en janvier 2013[17].

Affaire "Vivre à Brest"Modifier

En mars 2018, Le Télégramme de Brest dévoile l’existence d'un système de redistribution des indemnités des élus socialistes brestois, à travers l’association Vivre à Brest[18]. L'enquête qui suit pour détournement de fonds publics révèle en novembre 2018 qu'Alain Masson, président du groupe des élus socialistes, prélevait grâce à ce système un chèque de 3 470 €, en plus de ses indemnités d’élu. Ces révélation entraîne sa démission[19] et celle de Jean-Luc Polard, trésorier de l'association[20].

Le 9 avril 2019, François Cuillandre est auditionné sous le régime de la garde à vue [21] dans le cadre de l'enquête élargie à des faits présumés « d’abus de confiance, de complicité et de recel d’abus de confiance »[22]. Dans ce cadre, les élus socialistes de Brest décident de se porter partie civile, arguant que l'association avait un objectif de solidarité et avait été abusé[23].

Dans son rapport de juin 2019, la chambre régionale des comptes Bretagne infirme l'accusation de détournement de fonds publics[24]. La chambre ne juge pas illégal le dispositif de mutualisation des indemnités mais note une potentielle irrégularité dans la manière dont étaient versées les indemnités[25].

Mandats actuelsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Brest pour le Who's Who in France 2005-2006.
  2. « François Cuillandre, le maire militant » (consulté le 4 juillet 2016)
  3. « Brest. La réaction de François Cuillandre au décès de Michel Rocard » (consulté le 4 juillet 2016)
  4. Olivier Mélennec, « François Cuillandre, socialiste dans l'âme », dans Ouest-France, consulté sur www.brest.maville.com le 18 janvier 2013
  5. « Les précaires interrompent le cours de François Cuillandre », Le Télégramme, édition Brest, 30 novembre 2009, consulté le 17 mai 2010
  6. « FrançoisCuillandre2014.fr », site de la campagne
  7. Prisma Media, « Un téléphérique urbain à Brest, grande première en France », sur Capital.fr (consulté le 29 novembre 2016).
  8. « Téléphérique de Brest : première mondiale du "saut de mouton à câble" », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 29 novembre 2016).
  9. « Les petits Brestois privés de couronne des rois », France 3 Bretagne, Krystell Veillard
  10. France 3 Iroise, reportage du 14 janvier 2013 « Brest : roi sans couronne »
  11. « Brest. Une tartufferie à la frangipane », Steven Le Roy, Le Télégramme
  12. Revue de presse de Natacha Polony, Europe 1, 14 janvier 2013
  13. http://www.charentelibre.fr/2014/01/06/pas-de-couronne-des-rois-pour-les-ecoliers-brestois,1873431.php
  14. http://thierry-fayret.typepad.fr/accueil/2014/01/les-dessous-de-la-couronne-%C3%A0-brest-.html#more
  15. http://ps-brest.fr/index.php?post/2014/01/%5BD%C3%A9sintox%5D-La-ville-de-Brest-n-a-pas-interdit-la-galette-des-rois-%21
  16. « Brest : le retour de la rumeur sur la galette des rois - France 3 Bretagne », sur France 3 Bretagne (consulté le 21 décembre 2015).
  17. « Le retour de la rumeur sur la galette des rois à Brest », sur France info, https://plus.google.com/101981383502610968026 (consulté le 21 décembre 2015).
  18. Hervé Chambonnière, « Indemnités des élus socialistes brestois. Le parquet ouvre une information judiciaire », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)
  19. « Indemnités du PS. Alain Masson a démissionné », sur Le Telegramme, (consulté le 2 juillet 2019)
  20. « Brest - Affaire du PS brestois. Sous pression, Jean-Luc Polard démissionne », sur Le Telegramme, (consulté le 2 juillet 2019)
  21. Patrice Gabard, « Brest : le maire François Cuillandre mis en garde à vue », RTL,‎ (lire en ligne)
  22. « Brest - Brest. François Cuillandre placé quelques heures en garde à vue », sur Le Telegramme, (consulté le 2 juillet 2019)
  23. « Brest - Brest. Les élus PS se portent partie civile dans « l’affaire Masson » », sur Le Telegramme, (consulté le 2 juillet 2019)
  24. « Affaire Masson. Pas de préjudice pour Brest, selon la Chambre régionale des comptes », sur Le Telegramme, (consulté le 2 juillet 2019)
  25. « Rapport d'observations définitives Commune de Brest »

Liens externesModifier

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