François Coty

parfumeur et homme d'affaires
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François Coty
Coty Taponier.png
Portrait de François Coty par André Taponier (1926).
Fonctions
Maire d'Ajaccio
-
Paoli (en)
Campiglia (d)
Sénateur
Corse
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière des Sanguinaires (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joseph Marie François SpoturnoVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
François CotyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Enfant
Roland Coty
Christiane Coty
Autres informations
Propriétaire de
Partis politiques
signature de François Coty
signature

Joseph Marie François Spoturno dit François Coty, né le à Ajaccio (Corse) et mort le à Louveciennes, est un industriel parfumeur français, à l’origine de la multinationale Coty Inc. II est considéré comme le père de la parfumerie moderne.

Sa réussite financière fait de lui l'un des hommes les plus riches de France, ce qui lui permet d'agir en mécène et de collectionner les demeures historiques et les œuvres d'art.

Dès 1922, il ambitionne une carrière politique. Devenu sénateur de la Corse en 1923, son élection est invalidée l'année suivante. Il exprime par ailleurs ses convictions politiques nationalistes visant à contrecarrer la montée du socialisme et du communisme en France à travers différents organes de presse qu'il contrôle durant l'entre-deux-guerres. Parmi ceux ci figurent Le Figaro, Le Gaulois et L'Ami du peuple, organe xénophobe et antisémite rédigé par Urbain Gohier et Jacque Ditte.

En 1933, il publie une Réforme de l'État et fonde le mouvement Solidarité française.

À la veille de l’avènement du Front populaire, atteint par les retentissements de la crise économique de 1929, il meurt grandement appauvri.

JeunesseModifier

Né à Ajaccio[1] en 1874 dans une famille de notables corses, François Coty est élevé par sa grand-mère Anne Marie Belon (ou Beloni), sa mère étant morte alors qu'il était encore enfant et son père ayant été porté disparu après insoumission militaire[2].

Quittant son île natale à l'automne 1885, avec sa grand-mère, il s'installe à Marseille, et quelques années plus tard se lance dans le journalisme. Après avoir effectué son service militaire (1896- 1898), il décide de monter à Paris où il devient attaché parlementaire d' Emmanuel Arène, un homme politique influent, député républicain de la Corse, puis sénateur[3]. Il est alors introduit dans les milieux influents parisiens[4].

Le , alors que Paris accueille l' Exposition universelle qui célèbre, entre autres, la mode et la parfumerie françaises[5], il épouse à la mairie du 6e arrondissement de Paris Yvonne Alexandrine Le Baron (1880-1966), petite fille d'Alphée Dubois, et s'installe définitivement à Paris[6].

À cette époque, il avait l'habitude de jouer au piquet avec son ami et voisin, le pharmacien Raymond Goëry avenue de La Motte-Picquet, celui ci dut, un jour, remettre leur partie car il devait travailler dans son laboratoire à des préparations officinales. Coty l'y accompagna et se montra fasciné par le matériel de chimiste. Le pharmacien lui donna alors la recette de l’eau de Cologne, à laquelle Coty s’occupa. Le résultat fut jugé satisfaisant et le pharmacien lui conseilla d’apprendre la parfumerie.

Pendant plus d'un an à Grasse, Coty se forme aux techniques et à l'art du parfum et de la cosmétique auprès de Georges Chiris (1872-1953)[7], fils de Léon Chiris[8]. Il se lève à l'aube pour se mêler aux cueilleuses de la rose de mai et participe aux opérations de distillations et d' extractions. Il s'initie à la matière première et apprend le langage des odeurs et des essences[6].

Revenu à Paris, il vend aux barbiers de la capitale des essences qu'il fait venir de Grasse. En 1904, il utilise une petite quantité précieuse d'absolue de rose rapportée de Grasse et crée son tout premier parfum La Rose Jacqueminot ; c'est à cette époque qu'Emmanuel Arène lui conseille d'adopter le nom de sa mère, Coti adapté en Coty, pour la commercialisation de ses parfums[6].

Industriel de la parfumerieModifier

 
Ancienne usine Coty à Suresnes, inscrite à l'inventaire du patrimoine culturel[9].

Sa famille paternelle, avait dès les années 1860, introduit la culture d'orangers en Corse. La distillation de la fleur d'oranger lui est familière depuis son enfance.

Il a l'idée d'associer les essences naturelles et les produits de synthèse des fournisseurs comme Naef & Cie et les fabriques De Laire[10] que les progrès de la chimie organique permettent désormais de produire à bon marché. Coty comprend que le parfum, jusque-là réservé à une élite, peut devenir un produit de grande consommation permettant ainsi à la parfumerie d'entrer dans l'ère industrielle [11]. Il est d'ailleurs considéré comme le créateur de la parfumerie moderne[12],[13].

En 1904, toujours à la période de la Belle Époque, il crée sa propre usine sur les bords de la Seine à Suresnes, la « Cité des parfums ». Elle sera suivie de nombreuses autres installations : dans l'île de Puteaux pour les conditionnements métalliques, à Neuilly-sur-Seine pour les boîtes de cuir et de carton, à Pantin et aux Lilas pour les flacons. Dans ses usines, des crèches sont installées pour permettre à ses ouvrières de travailler sereinement. Il verse à ses employés des congés payés et des retraites généreuses[14],[15].

 
Flacon Lalique Ambre antique pour Coty (circa 1910).

Coty comprend l’importance pour les ventes, du conditionnement, de l'emballage, de la présentation, faisant appel à l'artiste verrier René Lalique qui crée pour lui le flacon de L’Effleurt, puis celui d’Ambre antique, mais aussi à Baccarat et au décorateur Léon Bakst[16], les étiquettes en papier gaufré doré à chaud sont imprimées par la maison Draeger ; il résume ainsi sa philosophie commerciale : « Donnez à une femme le meilleur produit que vous puissiez préparer, présentez-le dans un flacon parfait d’une belle simplicité, mais d’un goût impeccable, faites le payer un prix raisonnable, et ce sera la naissance d’un grand commerce tel que le monde n’en a jamais vu »[17].

Il remporte de grands succès commerciaux[18] avec La Rose Jacqueminot (1904), L'Origan (1905), Ambre Antique (1908), Le Muguet (1910), Lilas blanc (1910), Iris (1913), premier parfum soliflore, et surtout Chypre, lancé en 1917[19],[20], qui donne naissance à une nouvelle famille olfactive, et dont le succès durera des décennies. Son souhait est que « chaque femme ait sa propre fragrance subtile, celle qui convient à son style et qui exprime réellement sa personnalité ». Il diversifie également sa gamme avec, outre des parfums, des crèmes, des savons, des sels de bain, des rouges à lèvres[13] et la poudre « L'Origan », dans sa célèbre boîte orange et blanc, qui se vend à 16 millions d'exemplaires par an en France. Ce succès suscite des contrefaçons[21],[22],[23] et ses innovations inquiètent les parfumeurs concurrents du Syndicat national de la parfumerie française[5].

Alors que les parfumeurs ne commercialisaient leurs créations que dans leurs propres boutiques, Coty, qui dispose d'un magasin ouvert en 1905 rue La Boétie et d'un autre au 23 place Vendôme à Paris, décide de vendre ses parfums dans les grands magasins, se heurtant d’abord au scepticisme de ceux-ci[5]. Mais, comme l'indique Le Petit Journal, « un jour prenant une caissette d’échantillons, il se rend dans l’un des plus grands magasins de Paris pour y proposer ses parfums. Dans l’un des salons du magasin, une cliente par mégarde le heurte : l’un des flacons tombe et se brise. Aussitôt se répand un parfum d’une délicatesse rare. Les personnes présentes s’émerveillent et ce sont alors les acheteurs eux mêmes qui prient François Coty de venir les trouver. Les commandes commencent à affluer, et peu à peu le succès s’affirme. »[24].

À la veille de la Première Guerre mondiale, les parfums Coty sont no 1 dans le monde, avec des succursales à Moscou, New York, Londres et Buenos Aires[25], et Coty est déjà très riche. En 1917, dans la tourmente de la Révolution russe, ses magasins, usines, stocks, comptes et dépôts au Crédit Lyonnais de Moscou (soit près de 4 millions de Francs de l’époque) sont tout simplement confisqués par les Bolcheviques[26], [27].

Durant la Première Guerre mondiale, il soutient l'association Les Jouets de France, créée en 1917 par son ami François Carnot (fils du Président Sadi Carnot). Dans les usines de l'Île de Puteaux, qu'il finance, des menuisiers forment des mutilés de guerre pour créer et assembler des jouets en bois pour les enfants[28].

En 1918, pour relancer les ventes, Coty a l'idée de conditionner ses parfums en petits flacons, cadeaux que les soldats revenus du front vont rapporter à leur épouse ou à leur bien aimée.

MilliardaireModifier

En 1920, la fortune de Coty se compte en centaines de millions de francs ; il est considéré alors comme l'un des hommes les plus riches du monde.

 
Dieudonné Costes devant son Breguet 19 modifié pour les grands raids et surnommé le Point d’Interrogation.

André Tardieu le dit « préoccupé d’autre chose que de défendre sa fortune »[29] ; aussi, sa situation financière lui permet d’accompagner la période des années folles et d’agir en mécène, participant financièrement à l'électrification de la ville d'Ajaccio, à la construction d'HBM et à l'édification du monument aux morts de la grande guerre[30] dans la ville. Il finance également, le comité olympique pour que la France puisse participer aux jeux olympiques de 1928 [31], le nouveau laboratoire du physicien Édouard Branly (précurseur de la radiodiffusion), dans l'enceinte de l'Institut catholique de Paris[32]. De la même manière, il finance de nombreuses tentatives de records aériens, que ce soit la traversée de l'Atlantique Paris – New York par Costes et Bellonte en 1930[33], ou encore la tragique tentative de record du monde de distance des pilotes Joseph Le Brix et René Mesmin en 1931[34]. Il finance et soutient également de nombreux artistes[35], parmi lesquels Foujita[36], ainsi que l'Académie de France à Rome[37].

Dans l'hôtel particulier de George Kessler (en) qu'il a racheté, au 24 - 26, avenue Raphaël au Ranelagh en 1921 (plus tard occupé par le commandant du Gross Paris, puis détruit), considéré comme l’une des plus grandes réussites architecturales d’Ernest Sanson, et qu'il utilise comme adresse postale, préférant résider à l’hôtel Claridge, 74 avenue des Champs-Élysées[38], il entrepose ses collections de meubles, objets d’art et tableaux, étant personnellement amateur d'art et en particulier de l'art du XVIIIe siècle comme en témoigne le catalogue de ses riches collections.

Il acquiert aussi les hôtels mitoyens Toulouse-Lautrec et Bramberger aux 12 et 14 du Rond-Point des Champs-Élysées[39]. En Coty y installe Le Figaro qu'il s'était acquis en rachetant quatre mille actions du journal de Camille Aymard, dit « Le Zèbre », avocat radié du barreau de Saïgon, dix fois le prix payé par lui[40] au prince Napoléon (1 600 000 francs).

Collectionneur de demeures de prestigeModifier

 
François Coty, son épouse, sa fille Christiane et son gendre Paul Dubonnet en 1918.

La propriété La Source, un pavillon à Suresnes, est la première de sa collection où il installe ses bureaux.

Le , Coty acquiert pour 600 000 francs le château d'Artigny à Montbazon, près de Tours[41], remanié au XIXe siècle. Séduit par le site et sa vue magnifique sur la vallée de l'Indre, il l'est moins par les bâtiments. Il fait raser cet ensemble assez hétéroclite pour faire construire, douze mètres plus loin, entre 1912 et 1929, par Emmanuel Pontremoli entre autres architectes, un grand château dans le style du XVIIIe siècle, inspiré du château de Champlâtreux, œuvre de l'architecte Jean-Michel Chevotet.

François Coty et sa famille résident dans ce domaine de 1 300 hectares d'un seul tenant la moitié de l'année, « le maître » travaillant au premier étage, ce qui explique le choix, de construire les cuisines sous les combles pour que l'odeur de la nourriture ne vienne pas perturber l'élaboration des parfums[42]. Le décor intérieur est somptueux, avec une grande fresque du peintre Charles Hoffbauer (1875-1957), représentant dans un bal costumé la famille du parfumeur, dont son gendre, Paul Dubonnet, et ses amis. D'immenses serres à orchidées sont construites dans les jardins à la française ; il fait fleurir chaque année la tombe de l'Aiglon au palais de Schönbrunn, qui fut transférée aux Invalides en 1940.

Il se rend propriétaire, en 1912, du manoir de Beaupré à Veigné (Indre-et-Loire).

 
Pavillon de Louveciennes.

En 1923, il achète à Louveciennes, un domaine comprenant le pavillon édifié par Claude-Nicolas Ledoux en 1771 pour la comtesse du Barry, où, s'installant dans les communs, il entreprit d'énormes aménagements, inachevés comme dans la plupart de ses nombreuses autres maisons. Afin de créer en sous-sol un laboratoire de parfumerie, un générateur électrique, des cuisines et une piscine, il n'hésite pas à faire déplacer la demeure de plusieurs mètres, ce qui aura pour effet de le préserver, quelques années plus tard, d'un affaissement de la falaise au bord de laquelle elle avait été bâtie. Se croyant menacé en permanence, il équipa ses immenses caves de portes commandées par des cellules photo-électriques[42].

Comme pour celui de Bagatelle à Paris, l'aspect de cette folie néo-classique est altéré par l'ajout d'un étage du à l'architecte Charles Mewès, afin de créer cinq chambres à coucher supplémentaires ; comme à Artigny, des serres tropicales sont créées, reliées au pavillon par des passages souterrains.

Dans les années 1920, Coty possède aussi :

En 1912, il loua le château de Longchamp (propriété de la Ville de Paris), dans le bois de Boulogne, près de son usine de Suresnes. Ancienne résidence du baron Haussmann, comportant une tour de style médiéval et abritant un ascenseur Eiffel, mais laissé à l'abandon, Coty entreprend de le faire démolir et remplacer par un édifice de style du XVIIIe siècle – inachevé – loué ensuite au WWF puis à la Fondation GoodPlanet.

Presse et politiqueModifier

François Coty se lance dans la politique à la fin de la Première Guerre mondiale, avec un enthousiasme qui fera dire à Georges Bernanos : « c'est un Birotteau qui se prend pour un César »[44],[45],[46]. Souhaitant contraindre le gouvernement de la République, « troisième du nom », à changer sa pratique du parlementarisme, il acquiert des journaux, finance diverses organisations d’opposition, royaliste, nationaliste et d’anciens combattants, puis formant le projet de susciter un mouvement populaire finit par fonder son propre parti[47].

 
Ancien siège du Figaro rond-point des Champs-Élysées.

En 1921, il crée le quotidien L'Éveil de la Corse[48]. Deux ans plus tôt, les grandes lignes du projet qu’il a conçu pour tirer l’île de son sous-développement et assurer sa prospérité étaient publiées dans Le Petit Bastiais [49]. Le projet adresse trois secteurs d’activité : l’industrialisation, le tourisme et la formation, avec également la création à Paris d’une « Maison de la Corse »[50].

En , il acquiert le journal Le Figaro et l'installe rond-point des Champs-Élysées. Selon Claire Blandin, dans un premier temps, il le modernise et le relance (20 000 exemplaires en 1921 ; 50 000 en 1928)[51]. Toutefois à partir de la mort de Robert de Flers, un changement s’opère ; sur une suggestion de Paul Bourget, il renomme le journal « Figaro » (de 1929 à 1934), reprenant le nom que lui avaient donné ses fondateurs, et, peu à peu une place de plus en plus importante est réservée aux articles du directeur politique, qui commence à utiliser le journal comme une tribune de combat (défense du fascisme italien, soutien au régime nazi contre le communisme, dénonciation de prétendus complots occultes), entrainant progressivement une perte de ses lecteurs[52]. D'après Pierre Milza, il ne reste qu'une dizaine de milliers de lecteurs en 1933 lorsque Coty perd le contrôle du quotidien[53].

L'historien Laurent Joly souligne que Coty, en tant que directeur du Figaro, pour expliquer la crise économique aux lecteurs, s’appuie sur plusieurs mythes et stéréotypes, il « impulse une ligne éditoriale sinueuse au service de l'« intérêt national », mais aussi de ses propres entreprises. » L'industriel tempête contre le fisc et soutient Aristide Briand tandis que la « xénophobie s'impose néanmoins d'emblée comme l'un des thèmes de prédilection du Figaro. À partir de 1924, Coty y mène campagne contre la « finance internationale » et contre le communisme » par le biais d'articles « denses » et « souvent austères »[54]. En 1925, il nomme Lucien Romier rédacteur en chef du Figaro, mais se sépare de lui deux ans plus tard. Le journal adopte une ligne éditoriale résolument à droite.

En 1923, Coty est élu sénateur de la Corse mais l'année suivante, son élection est invalidée par la Haute Assemblée[55] après contestation de son adversaire qui lui reprochait « d'avoir fait annuler les suffrages de certains délégués sénatoriaux, parce que ceux-ci étaient inéligibles, des faits de corruption individuelle et de corruption collective, l'intervention, dans la campagne électorale, du contumace Romanetti »[56],[57],[58],[59]. Ce qui n’est pas le report exact de l'évènement, car : « Il y a lieu de mentionner que le septième bureau n’avait retenu aucun des faits de corruption articulés contre le sénateur de la corse et que les conclusions de son rapporteur s’appuyaient uniquement sur les considérations de droit administratif. »[60]. Il s’agissait simplement de l’annulation de huit suffrages de délégués irrégulièrement désignés et retranchés au deux candidats.[61] La majorité absolue n’étant plus atteinte, le siège est déclaré vacant, une autre élection est prévue en juin »[62].

D'après Eugen Weber et Robert Soucy, entre 1924 et 1928, il a donné deux millions de francs au mouvement monarchiste Action française[63],[64]. Il contribue également, selon Zeev Sternhell et Robert Soucy, à hauteur d'un million de francs au Faisceau de Georges Valois[64],[65], Yves Guchet estimant toutefois que les sources exploitées par ces deux historiens ne permettent pas de faire la lumière sur le montant exact de ce financement[66].

Jean d'Orléans, « duc de Guise », prétendant orléaniste au trône de France de 1926 à 1940, fit appel à lui pour servir de conseiller à son fils Henri d'Orléans, titré « comte de Paris » en 1929[67]. Il offrit en cadeau de mariage () à Isabelle d'Orléans-Bragance, future « comtesse de Paris », « qu’il considère comme la future reine de France, un magnifique diadème de feuillages en diamants sertis de sept grosses émeraudes cabochon »[68].

En 1927, à la suite du scandale des décorations mettant en cause le haut fonctionnaire Ruotteil, Coty soutient financièrement la création de l'Association des membres de la Légion d'honneur décorés au péril de leur vie (faits de guerre et d'héroïsme civil) de Maurice d'Hartoy, qui s’installe dans les locaux de Figaro. L'association sera par la suite absorbée par le mouvement regroupant des anciens combattants français décorés de la Croix de guerre 1914-1918 les Croix-de-feu. François Coty apporte son soutien financier à la création de cette dernière organisation en 1928 et met à sa disposition des locaux dans l'immeuble du Figaro[69],[70].

Il rachète plusieurs journaux de province[40], dont en 1928 Le Gaulois, qu’il fusionne avec Le Figaro[71],[56].

La même année, il fonde le quotidien L'Ami du peuple, dont les bureaux sont installés rue Drouot. En 1930, le journal publie sa carte de visite indiquant : « François Coty, Artiste, Industriel-Technicien, Économiste Financier, Sociologue. Promoteur de la Croisade des Patries, auteur de la Réforme de l’État, prélude nécessaire à la reconstitution de l’ordre, de l’autorité, de la hiérarchie, de la discipline démocratique et sociale sans quoi ne peut subsister aucune grande nation du monde civilisé, Maire d’Ajaccio, deux fois élu Sénateur de la Corse »)[72]. Destiné aux classes populaires, L'Ami du peuple est vendu un peu moins cher que les autres journaux, ce qui lui vaut un procès retentissant intenté par le distributeur parisien exclusif Havas et les 5 plus grands quotidiens[73]. Déboutés, ceux-ci seront condamnés à lui verser deux millions de dommages-intérêts. L’Ami du peuple est constamment surveillé par le monde politique et la presse, il dérange la droite et inquiète la gauche. « À partir du moment où le fascisme italien impose sa loi, le label « fasciste» est apposé automatiquement par la gauche sur les ligues anciennes et nouvelles. » indique Kupferman[40].

 
Urbain Gohier en 1912.

Principal rédacteur de L'Ami du peuple, Urbain Gohier sert également de secrétaire particulier et de « nègre » à François Coty, en particulier dans le cadre d'une campagne de presse coorganisée avec l'avocat nationaliste Jacques Ditte et menée du 8 au . Le riche parfumeur signe ainsi six articles de Gohier qui exploite la théorie du complot judéo-bolchévique en fustigeant les « financiers qui mènent le monde », « la finance judéo-germano-américaine, complice des Soviets. » Coty poursuit sur le même ton dans Le Figaro en [74].

Cette campagne est dénoncée comme xénophobe et antisémite par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme. Bien que les membres de la LICA fassent stratégiquement de Coty « l'épouvantail fasciste idéal », écrit Laurent Joly, ils n'en perçoivent pas moins « l'importance historique de la campagne » journalistique comme un « second antisémitisme » après l'affaire Dreyfus[75]. Partant, Bernard Lecache, fondateur de la LICA, affirme en  : « Nos pères ont eu Drumont, et nous avons Coty[76]. » Laurent Joly ajoute que l'industriel donne à l'activisme antisémite et xénophobe une audience extraordinaire grâce à la force de frappe de son quotidien, notamment lors de l'intense campagne de presse de 1932 animée par des publicistes comme Henry Coston qui, avant de sévir ultérieurement sous l'Occupation dans la propagande de presse antijuive et pronazie[77], félicitera en le parfumeur défunt pour avoir soi-disant pressenti « l'avènement de la judéo-maçonnerie au pouvoir[78]. ».

En outre, Ralph Schor dénombre plus de 400 articles sur les étrangers publiés dans L'Ami du peuple entre 1928 et 1937, avec un pic en 1931 et le début de la crise économique (plus de 70 articles), fréquence sans équivalent dans la presse de l'époque, même à L'Action Française[79]. Par conséquent, Rita Thalmann qualifie L'Ami du peuple de « véritable anthologie xénophobe et antisémite »[80]. Zeev Sternhell estime que le quotidien, avec 600 000 exemplaires vendus en 1933, joue un rôle fondamental « dans la formation du climat politique de l'époque » qui débouchera après la défaite de 1940 sur l'antisémitisme d'État du régime de Vichy[81].

Au début des années 1930, en conclusion d'une édition des Protocoles des Sages de Sion (« Le Péril juif, texte intégral des Protocoles des Sages de Sion, la bible moderne de la juiverie », Les Cahiers Politiques, avec une note de François Coty) [82], il lance un appel aux Français : « Maintenant que vous connaissez le plan juif, qu’allez-vous faire ? Laisserez-vous votre patrie, votre famille, votre personne tomber sous la tyrannie juive ? Réfléchissez et si vous êtes un homme courageux, venez à nous. »[83].

En 1931, Coty est élu maire d’Ajaccio. Son secrétaire politique est Antoine Leandri.

François Coty se déclare bonapartiste[84], nationaliste, fervent défenseur d'une République forte avec une prépondérance du pouvoir exécutif et l’usage de référendums, il regette le role excessif du parlement, la centralisation et l’étatisme qui paralyse les initiatives. Comme un certain nombre de ses concitoyens, de cette période de la Troisième République, il est un farouche adversaire du parlementarisme. Pour faire connaître ses idées politiques il rédige deux ouvrages : Contre le communisme, Grasset, 1928 et en 1931 Sauvons nos colonies, le péril rouge en pays noir, Grasset, 1931[73].

Au printemps 1933, déçu par ceux qu'il soutient financièrement, notamment après avoir prêté en 1926, 100 millions de francs au gouvernement de Gaston Doumergue pour créer un fonds de stabilisation de la monnaie française, il ne recouvre pas sa dette et malgré sa générosité, il est exclu du groupe désigné pour superviser le fonds[85]. L'historien Fred Kupferman le décrit entouré de courtisans, de parasites, d’aigrefins, mené en bateau par des politiciens plus aguerris que lui, homme seul[40]. L'industriel fonde alors son propre mouvement : la Solidarité française[56],[86], dont le nombre d'adhérents, difficile à évaluer, se monte probablement à « plusieurs dizaines de milliers » en 1933-1934, chiffre que l'historien Gilles Lahousse estime « comparable à celui des disciples de Pierre Taittinger plus qu'à celui des partisans de Marcel Bucard »[87]. La Solidarité française se distingue comme l'une des plus virulentes ligues lors de l'émeute antiparlementaire du [88] ; chez les dirigeants des ligues, « seul Coty, en sécurité et loin du champ d'action, semble prêt pour un putsch », d'après l'historien Richard Millman[89]. L'historien Pierre Milza présente Coty comme le principal financier de « l'ultra-droite des années trente », dans le cadre d'un engagement « dans la voie du putschisme fascisant »[90].

À compter de 1934, après la mort de l'industriel, le mouvement se radicalise sous l'impulsion de son successeur Jean Renaud en s'orientant « vers un activisme de plus en plus fascisant », indique Lahousse[91]. Jean Renaud « poursuivra les campagnes de dénonciation de la « tyrannie judéo-bolchévique » lancées par Coty dans sa presse », précisent Pierre-André Taguieff et Annick Duraffour[92]. Pourtant René Rémond refuse de voir dans la ligue financée par le parfumeur, une réplique du parti de Mussolini[93] et comme l'indique Gilles Lahousse, elle n'en montre que les oripeaux[94].

 
Première page du Figaro du .

Le , Coty publie par l'intermédiaire de L'Ami du peuple un « programme global » intitulé La Réforme de l'État[95]. L'industriel y propose de renforcer le pouvoir du président de la République, dans la limite des traditionnelles fonctions régaliennes. En outre, la Solidarité française tranche avec les autres mouvements politiques de droite en réclamant une élection présidentielle au suffrage universel direct masculin et féminin, en sus d'un « vote familial » incluant le vote des enfants par l'intermédiaire du chef de famille[96]. Coty revendique également un mandat présidentiel de sept ans, potentiellement renouvelable, ainsi que la création d'une cour suprême garante des droits fondamentaux[97]. Ghislaine Sicard-Picchiottino rapproche ces mesures de celles adoptées partiellement par la Cinquième République[98] mise en place par Charles de Gaulle en 1958.

François Coty s'éteint à Louveciennes, des suites d'une double congestion pulmonaire[24], le 25 juillet 1934, âgé de soixante ans[99]. Il est inhumé dans le cimetière de Montbazon, puis transféré à Ajaccio vers la fin des années 1960. Il repose dans l'ancien cimetière marin U Campu Santu di u Canicciu.

Si les historiens de la deuxième moitié du XXe siècle considèrent l’industriel comme une figure controversée, et alors que Jean-Noël Jeanneney souligne que la vie de François Coty est une succession d'aventures plus ou moins réussies, Tristan Gaston-Breton estime qu'il a révolutionné l'industrie du parfum avec une réussite éclatante[13]. Avec Ford aux États-Unis et Emil Rathenau en Allemagne, Coty est l’un des trois novateurs de l’époque, écrit Maurice de Waleffe[29]. Le seul regret de François Coty est de « ne pas être parvenu à capturer l'essence du chèvrefeuille »[13].

PostéritéModifier

 
La belle Strasbourgeoise (vers 1703), aujourd’hui au musée des beaux-arts de Strasbourg[100].

Le 21 février 1935, peu de temps après la mort de Coty, Armand Petitjean, son collaborateur, crée sa propre marque Lancôme[101].

« Coty mort, le cotysme s'écroule comme un château de cartes », écrit Fred Kupferman[102]. L'entreprise politique de François Coty et son empire de presse ne survivent pas à sa mort et à sa ruine. Sa campagne antijuive lancée en 1932 joue en revanche pour Laurent Joly un rôle précurseur : « Dans la mesure où pour la première fois des thèmes et des personnalités pour le moins obscures bénéficient d’une médiatisation exceptionnelle, cette campagne annonce surtout la période de l'Occupation et de l'« antisémitisme de plume » parisien »[103].

La maison de Louveciennes encore en chantier en 1934 et du fait de la situation financière préoccupante de Coty à cette date, en raison des conséquences de son divorce avec Yvonne le Baron, de son train de vie, de sa prodigalité, des conséquences de la crise de 1929 et du coût de son empire de presse ; Artigny, où son fils Roland – mort accidentellement en 1963 – vécut jusqu'en 1936, furent alors placés sous séquestre, puis ses collections d'art, qui comptaient entre autres peintures La Belle Strasbourgeoise[104],[105], un des plus beaux portraits de Nicolas de Largillierre, aujourd'hui conservé au Musée des beaux-arts de Strasbourg.

Cette collection fut vendue en 124 lots aux enchères publiques à la requête d'un administrateur judiciaire près le tribunal civil de la Seine, et le château d'Artigny fut fermé jusqu'en 1939.

L'ex-épouse de Coty, remariée avec M. Cotnaréanu[106], ne rentra en possession du château d'Artigny qu'en 1944 ; sa fille Christiane (1903-2005) le vendra en 1959 à René Traversac, qui en fait le fleuron de son empire hôtelier (« Relais et Châteaux »). Dès 1934 néanmoins, elle devient la première actionnaire du Figaro et cédera la moitié de ses actions, le , à un groupe constitué autour de Jean Prouvost et, en 1964, l'autre moitié au groupe Prouvost-Béghin.

En janvier 1939, Raymond Greilsamer, longtemps administrateur délégué des établissements Coty, est promu au grade de chevalier de la Légion d’honneur[107].

En 1963, la société est vendue à Pfizer[106], qui garde son nom ; la Société des Parfums Coty existe toujours aujourd’hui, elle détient des marques comme Calvin Klein, Chloé, Cerruti, Jennifer Lopez, Céline Dion, les parfums Adidas, Rimmel, et Lancaster[108]. Ses grandes créations, comme Chypre[109], qui donna son nom à la famille des parfums chyprés, Ambre Antique, l'Origan, Émeraude, l'Aimant, le jasmin de Corse ou son premier parfum la Rose Jacqueminot, peuvent toujours êtes sentis au Conservatoire international des parfums de Versailles.

Dans les années 1980, le bâtiment de Coty sur la Cinquième Avenue de New York est redécouvert, sauvegardé, et inscrit à la protection historique après la restauration des fenêtres signées Lalique[110].

L’« Association François-Coty », qui perpétue sa mémoire, remet chaque année un prix à un parfumeur, pour l’ensemble de son œuvre[111].

Le principal stade[112] de la ville d'Ajaccio porte actuellement son nom[113], et en septembre 2019 est ouverte à Puteaux la passerelle François-Coty[114], entraînant une polémique municipale liée aux activités politiques de l'industriel[115].

PublicationsModifier

ParfumsModifier

 
Affiche de Leonetto Cappiello pour La Rose Jacqueminot.
  • 1904 : « La Rose Jacqueminot »
  • 1905 : « L’Origan », « Ambre Antique », « La Jacée »
  • 1906 : « Jasmin de Corse », « l’Ambréine », « La Violette Pourpre »
  • 1907 : « l’Effleurt »
  • 1909 : « Cologne Cordon Vert », « Cologne Cordon Rouge »
  • 1910 : « Muguet », « Lilas Blanc »
  • 1911 : « Styx »
  • 1912 : « Au Cœur des Calices », « L’Or »
  • 1913 : « Iris », « Cyclamen »[116], « Héliotrope », « l’Entraînement »
  • 1914 : « Lilas Pourpre », « L’œillet France », « Jacinthe », « La Violette Ambrée »
  • 1917 : « Chypre de Coty »
  • 1918 : Lance les parfums présentés en petite bouteille
  • 1920 : « La Feuillaison », « Eau de Coty »
  • 1921 : « Emeraude »
  • 1922 : « Idylle », « Moia », « Paris », « Le Nouveau Cyclamen »
  • 1924 : « Knize Ten » avec Vincent Roubert[117].

Sous le nom de François Coty par d'autres nez parmi lesquels Vincent Roubert, assistant de Coty :

  • 1927 : « L'Aimant », (Vincent Roubert pour François Coty) ;
  • 1933 : « La Fougeraie au crépuscule » (Vincent Roubert) ;
  • 1934 : « A Suma » , (Vincent Roubert) ;
  • 1938 : « Vertige », « Meteor » (Vincent Roubert) ;
  • 1939 : « Eau de Lavande », (Vincent Roubert) ;
  • 1942 : « Muguet des bois » (Henri Robert) ;
  • 1946 : « Muse » (Vincent Roubert ; flacon de Pierre Camin) ;
  • 1966 : « Imprévu » (Bernard Chant) ;
  • 1969 : « Masumi » (Joséphine Catapano) ;
  • 1974 : « Complice » (Jean-Pierre Weil)[118].

Notes et référencesModifier

  1. Annick Le Guérer, Le Parfum: des origines à nos jours, Odile Jacob, , 416 p. (ISBN 9782738187833, lire en ligne), p. 196, 197, 198.
  2. Ghislaine Sicard-Picchiottino, François Coty: un industriel corse sous la IIIe République 2006, p. 9.
  3. Arène, Êmmanuel, sénateur de la 3ème Républiquesur Sénat.fr.
  4. Ghislaine Sicard-Picchiottino, François Coty: un industriel corse sous la IIIe République 2006, p. 21 à 29.
  5. a b et c (en) Geoffrey Jones, Beauty imagined: A history of the global beauty industry, Oxford University press, , 412 p. (ISBN 9780199556496, lire en ligne), p. 29 à 33 et 107-108.
  6. a b et c Société d'histoire de Suresnes, François Coty, un destin d'empereur, De François Spoturno à François Coty, p. 10 à 13.
  7. Ghislaine Sicard-Picchiottino, François Coty: un industriel corse sous la IIIe République 2006, p. 58.
  8. Mathilde Cocoual, « Élites et familles méditerranéennes influentes en politique, XIXe-XXe siècle », Cahiers de la Méditerranée, no 92,‎ (lire en ligne).
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  10. François Coty sur auparfum.com.
  11. Histoire de la parfumerie, Musée de Grasse
  12. Biusanté.Paris Descartes
  13. a b c et d Tristan Gaston-Breton, « 16. François Coty », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  14. La cité des parfums, p. 23, 24, 25.
  15. Notice Joconde, Suresnes, musée d'Histoire urbaine et sociale.
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  17. (en)Coty founders- François Coty.
  18. [vidéo] Photomontage © Marc Antoine Harmeau sur Vimeo.
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  27. Ghislaine Sicard-Picchiottino, François Coty: un industriel corse sous la IIIe République 2006, p. 91.
  28. Ghislaine Sicard-Picchiottino, François Coty: un industriel corse sous la IIIe République 2006, p. 92 à 94.
  29. a et b Maurice de Waleffe, « Derrière le cercueil de Coty », La vie à Paris - Paris-midi,‎ (lire en ligne).
  30. Ghislaine Sicard-Picchiottino, François Coty: un industriel corse sous la IIIe République 2006, p. 197-198.
  31. L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / dir. Henri Desgranges, 29 juillet 1927 via Gallica.
  32. Bulletin de l’institut Catholique de Paris, 24 juin 1932. via Gallica
  33. l’Aérophile, 15 novembre 1930.
  34. Gérard Hartmann, « Les avions de record français (1928-1931) », p. 13,14 [PDF].
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    « Reform of the State contained several democratic and even liberal features. It called for the president of the republic to be elected by direct universal suffrage (women were also to vote) and for a Supreme Court that would guarantee basic rights.[...] France would practice a true republicanism, not the false republicanism of the Third Republic. [...] The president would be elected for seven years and be eligible for a second term. »
  98. Ghislaine Sicard-Picchiottino, François Coty: un industriel corse sous la IIIe République 2006, p. 279.
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  108. Site de Lancaster.
  109. Fabrice Léonard, Les fragrances magiques de Chypre : Il y a cent ans, Chypre, imaginé par l'homme d'affaires et industriel corse François Coty, révolutionnait l'univers de la parfumerie, 22 mai 2018 sur Le Point.
  110. (en)The New York Times, A Belle of Fifth Avenue returns Freshened up, Feb. 28, 1991.
  111. Véronique Coty relance le prix François Coty, 20 août 2018 sur Industries cosmétiques.fr.
  112. Corse football inauguration du Stade F.Coty, doc France football.
  113. Structurae, Stade François Coty.
  114. Puteaux, cadre de vie, La passerelle François Coty.
  115. Florence Hubin, « Donné à une passerelle de Puteaux, le nom de François Coty, industriel d’extrême-droite, ne passe pas », sur leparisien.fr, (consulté le 13 janvier 2020).
  116. (en)Flacon Lalique Cyclamen, Collection Victoria and Albert Museum, London.
  117. (en)The Sniff Box.
  118. Catalogue d'exposition, La ligne de vie parfumée de François Coty, 2018.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Bibliographie complémentaireModifier

  • Patrick Renard, François Coty, un magicien du parfum, Historia, décembre 1987,
  • Pierre Enckell, Il ne s'appelait pas Hersant, L'Évènement du Jeudi, du 19 au 25 mars 1987,
  • Collectif Historama, Un politicien au parfum, François Coty, Historama, no 48, février 1988,
  • Jean-Jacques Vignault, Un grand parfumeur, François Coty, Parfums, cosmétiques et arômes, no 54, décembre 1983,
  • Jean-Paul Luciani, Coty, le grand vaporisateur corse, Historia, juin 1998, no M 1856-618 30 F ,
  • Jean Galtier-Boissière, Les Gros, chapitre : grandeur et décadence de François Coty, republié dans Le Crapouillot, no 35, 1956,

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier