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François Claude de Bouillé

général français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bouillé.

François Claude Amour du Chariol
Marquis de Bouillé
François Claude de Bouillé
M. de Bouillé, Lieutenant-Général des Armées du Roi, mort à Londres le 14 novembre 1800,
Paris, BnF, département Estampes et photographie, 1800.

Naissance 1739
au château de Cluzel
Décès 1800 (à 61 ans)
à Londres, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Grade Lieutenant-général des armées du roi
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Distinctions Ordre du Saint-Esprit
Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Ordre de Cincinnatus
Autres fonctions Gouverneur général des îles du Vent
Membre de l'Assemblée des notables
Famille Louis de Bouillé
(Son fils)

François Claude Amour du Chariol, marquis de Bouillé, né en 1739 au château de Cluzel, Saint-Eble en Auvergne et mort en 1800 à Londres, est un général français du XVIIIe siècle. Il épouse, le 6 juillet 1768 à Sarcelles, Marie-Louise Guillemette de Bègue dont il a cinq enfants. Il est connu pour son attachement à Louis XVI.

Sommaire

BiographieModifier

 
Reprise de l'île de Saint-Eustache aux Anglais par les troupes du marquis de Bouillé en septembre 1781, gravure de 1784

Gouvernorat des colonies françaises des îles du ventModifier

François-Claude-Amour de Bouillé est nommé en 1768, gouverneur de la Guadeloupe et en mai 1777, gouverneur de la Martinique et de Sainte-Lucie avant de devenir gouverneur général des colonies françaises des îles du Vent de à . Il combatit aux Antilles pendant la guerre d'indépendance des États-Unis, et enleva plusieurs îles aux Britanniques (1778). En 1781, il prit notamment le commandement de la flotte française du comte de Grasse, lors de la prise de Tobago.

Voyages en EuropeModifier

Revenu en France en 1783, il voyage en Europe, Grande-Bretagne, Hollande et en Allemagne.

Homme politiqueModifier

Membre de l'Assemblée des notables de 1787 à 1788, il y défend les privilèges.

Monarchiste sous la Révolution françaiseModifier

 
Bouillé dit Sacrogorgon, général de l'armée noire faisant faire l'exercice à un ex conseiller au parlement

En 1789, il est nommé gouverneur des Trois-Évêchés (Toul, Metz et Verdun), puis de l'Alsace, de la Lorraine et de la Franche-Comté. Nommé en 1790 général en chef de l'armée de Meuse, Sarre-et-Moselle, il fit respecter la discipline à Metz et à Nancy par des actes de vigueur : il réprime sévèrement la mutinerie de la garnison de Nancy, le (33 condamnations à mort, 41 aux galères), fait pour lequel l'Assemblée, sur proposition de Mirabeau, vote un décret pour le féliciter[1].

Organisateur de la fuite de VarennesModifier

Les patriotes le détestant, la famille royale le charge d'organiser sa fuite le 20 juin 1791. En cas de succès le Roi prévoyait de lui remettre le grade de maréchal de France mais les dispositions qu'il prend contribuent en partie à l'arrestation de Louis XVI à Varennes-en-Argonne. Le marquis François-Claude-Amour de Bouillé émigre, et se réfugie à Coblence. Il fit des démarches auprès des différentes cours pour obtenir la délivrance du roi. Il forma le projet d'engager les puissances étrangères à combattre la France. Il eut, sur ce point, des conférences avec le roi Gustave III de Suède à Aix-la-Chapelle, et lui fit goûter ses projets. Il est dans l'armée de Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé en 1792, puis voyant ses efforts inutiles se retire en Grande-Bretagne où il meurt le . Il est tout d'abord enterré au vieux cimetière de Saint-Pancrace à Londres. En 1866, sa dépouille sera rapatriée au cimetière de Montmartre[2].

Hommage et postéritéModifier

On lui attribue traditionnellement la première version (1769) des paroles de la chanson Adieu foulard, adieu Madras.

Et c'est à lui qu'il est fait référence dans le cinquième couplet de la Marseillaise :

Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes,
À regret s'armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

MémoiresModifier

Il publie des Mémoires sur la Révolution, qui eurent un grand succès (Londres, 1797, et Paris, 1801). Son fils Louis de Bouillé est général d'Empire.

  • Mémoires de M. le Marquis de Bouillé : pendant son administration aux Isles du Vent de l'Amérique (OCLC 900410705)
  • Mémoires sur la Révolution (OCLC 4087380)

Notes et référencesModifier

  1. Chroniques de la Révolution, Editions Chroniques, (ISBN 2-03-503250-4), p° 171
  2. Cimetière Saint-Pancras de Londres puis Cimetière Montmartre, 1re division (Paris)

Voir aussiModifier

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Source et bibliographieModifier

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « François Claude de Bouillé » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)
  • François Claude Amour Du Chariol, Adieu Foulard, Adieu Madras : Célèbre et vieille chanson guadeloupéenne composée en 1770 par le Marquis de Bouillé, [s.l.], S.I.G.A.T., [s.d.], 3 p. (lire en ligne)
  • "Dictionnaire de la noblesse, tome VI", François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois

Articles connexesModifier

Liens externesModifier