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François-Joseph Jary

personnalité politique française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jary.

François-Joseph Jary
Fonctions
Député du bailliage de Nantes

(2 ans, 5 mois et 12 jours)
Gouvernement Assemblée constituante de 1789
Groupe politique Tiers état
Député de la Loire-Inférieure

(3 ans, 1 mois et 18 jours)
Gouvernement Convention nationale
Député de l'Aube

(2 ans, 7 mois et 7 jours)
Gouvernement Conseil des Cinq-Cents
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nantes
Date de décès (à 65 ans)
Lieu de décès Nantes (Loire-Atlantique)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Girondins
Modérés
Profession Agriculteur
Directeur des mines
députés de la Loire-Inférieure
députés de l'Aube

François-Joseph Jary, né le à Nantes et mort dans la même ville le , était un homme politique français.

Sommaire

BiographieModifier

Avant la RévolutionModifier

Il est le fils de Simon Jary, négociant au quai de la Fosse à Nantes, et de Claire Despré. Avant la Révolution Jary est agriculteur puis directeur des mines de Nort-sur-Erdre.

En 1788, il participe au mouvement réformiste qui secoue le pays. Il est ainsi délégué à Versailles afin de demander que la représentation du tiers état aux États généraux de 1789 soit égale à celle du clergé et de la noblesse réunis.

Député à la ConstituanteModifier

Le 18 avril 1789, Jary est élu aux États généraux pour représenter la sénéchaussée de Nantes. Son rôle à l'Assemblée nationale constituante est très discret. Partisan des idées "patriotes", il siège avec la gauche. Il vote notamment contre le veto royal. Il siège également au comité des impositions.

À la ConventionModifier

Son mandat terminé, il ne peut être comme réélu à la Législative. Le 8 septembre 1792, il est toutefois élu à la Convention nationale par le département de la Loire-Inférieure par 310 voix sur 458 votants. De retour à Paris, il siège avec les Girondins et se montre à nouveau peu bavard.

Le 3 janvier 1793, Jary est élu au Comité de sûreté générale alors aux mains des Girondins. Au procès de Louis XVI, il déclare que le roi est coupable, mais ne vote que la réclusion et le bannissement "quand la république sera consolidée", puis choisit la mort avec sursis.

Devenu très hostile envers la Montagne, sorti du Comité de sûreté générale, il signe en juin 1793 la pétition de protestation en faveur des Girondins proscrits le 2 juin. Cela lui vaut d'être décrété d'accusation avec les soixante-quatorze autres pétitionnaires. Il est caché quelque temps par son collègue Étienne Chaillon avant d'être capturé. Il est enfermé à la prison de la Force puis à celle des Madelonnettes.

Libéré par la chute de Robespierre, il est réintégré à la Convention le 18 frimaire an III. Il est ensuite envoyé en mission auprès des armées l'Ouest, d'abord celle des côtes de Brest puis des côtes de Cherbourg. Il participe ainsi au traité de la Mabilais signé avec les Chouans. Le 2 mai 1795, il annonce à la Convention que la Vendée est pacifiée.

Fin de carrièreModifier

En l'an IV, Jary est réélu par le département de l'Aude au Conseil des Cinq-Cents, par 135 voix sur 218 votants. Il ne s'y fait guère remarquer jusqu'à la fin de son mandat en 1798.

Il rentre alors dans la vie privée et meurt en 1805 à l'âge de 65 ans.

SourcesModifier

Liens externesModifier