Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Orceau de Fontette.

François-Jean Orceau de Fontette, né à Paris le et mort à Rouen le , est un officier de l'Ancien Régime.

BiographieModifier

François-Jean Orceau de Fontette est le fils de François Orceau de Fontette, seigneur d'Arènes, trésorier général des galères, et de Françoise-Agnès Quentin de Richebourg.

Il est achète une charge de conseiller du Parlement de Paris en 1738. Il devient maître des requêtes en 1745 et président du Grand Conseil en 1750.

Louis XV le nomme intendant de la généralité de Caen en en remplacement de Arnaud de la Briffe. D'un tempérament autoritaire, il se heurte fréquemment aux édiles de la capitale bas-normande, mais devient un acteur important du développement de la ville.

En 1759, il achète la terre et la seigneurie de Tilly. Il obtient en 1766 qu'elle soit érigée en marquisat de Tilly d'Orceau. Il fait reconstruire le château de Tilly (détruit en 1944) où il se retire de plus en plus fréquemment. Pour développer le petit village de Tilly, il concède des terrains à des artisans, fait ériger une petite chapelle en église paroissiale, donne un terrain pour aménager un cimetière, fait construire un lavoir, implante une boucherie et obtient la tenue d'une foire mensuelle. Il fait également faire les routes qui relient Tilly à Caen, Bayeux, Saint-Lô et Falaise[1]. Il quitte définitivement son poste à la Généralité de Caen le .

Le 21 mars 1792, il vend ses terres de Tilly et s'installe à Caen. Il déménage ensuite à Rouen. Inscrit sur la liste des suspects pendant la Terreur, il est emprisonné dans une prison de Rouen où il meurt à l'âge de 77 ans.

ŒuvreModifier

 
Place Fontette et rue Guillaume-le-Conquérant à Caen

Il joue un rôle novateur en diminuant la corvée royale dans la généralité de Caen. Il crée également des ateliers de charité, destinés à venir en aide aux plus pauvres[2].

Il serait l'un des inventeurs de la teurgoule. En 1757, pour éviter l'explosion d'émeutes à la suite de la disette, il fait venir une cargaison de riz et propose une recette pour cuisiner cette céréale alors très peu répandue en Europe. Il participe à la fondation de la Société d'agriculture et de commerce de Caen afin de donner une impulsion nouvelle à l'exploitation des sols de la généralité de Caen, mais cette société savante est peu active[3].

Il est surtout connu pour ses grands travaux de réaménagement urbain. En 1754, il confie à l'ingénieur de la généralité, Loguet, le soin de démolir le Châtelet du pont Saint-Pierre pour améliorer la circulation, malgré l'opposition des échevins qui refusent de voir détruit l'ancien hôtel de ville[4]. Il encourage également le réaménagement de la place Saint-Sauveur. Il fait araser les fortifications de Caen et crée une nouvelle rue dans les jardins de l'Abbaye aux Hommes afin de décongestionner la circulation. Ce sont l'actuelle rue Guillaume-le-Conquérant (ancienne rue Saint-Benoît) et la place Fontette.

Notes et référencesModifier

  1. Grégoire-Jacques Lange, Éphémérides normandes, ou Recueil chronologique, historique et monumental sur la Normandie, tome 1, Caen, 1833, p. 426-7
  2. Robert Patry, Une ville de province : Caen pendant la Révolution de 1789, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1983, p. 25
  3. Ibid., p. 67
  4. Pascal Liévaux, « Les architectes du roi et l'architecture communale des villes atlantiques » dans Hélène Rousteau-Chambon (dir.) Jacques V Gabriel et les architectes de la façade atlantique, Actes du colloque de Nantes du 26-28 septembre 2002, Paris, Éditions Picard, 2004, pp. 179-181

BibliographieModifier

  • Nobiliaire de Normandie
  • M. Mourlot, « Un intendant de Caen au XVIIIe siècle. L'intendant Fontette (1752-775). Notes biographiques » dans Bulletin du Comité des travaux historiques et scientifiques. Section d'histoire et de philologie, Paris, Imprimerie nationale, 1904, pp. 312–328 [lire en ligne]