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Frétigny

ancienne commune française du département d'Eure-et-Loir

Frétigny
Frétigny
Maître-autel de l'église Saint André
Logo monument historique Classé MH (1908)[1].
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Canton Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Perche
Statut Commune déléguée
Maire délégué Daniel Tuffier
2019-2020
Code postal 28480
Code commune 28165
Démographie
Population 519 hab. (2016 en augmentation de 5,27 % par rapport à 2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 24″ nord, 0° 58′ 16″ est
Altitude Min. 158 m
Max. 281 m
Superficie 22,99 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Saintigny
Localisation

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Frétigny

Frétigny est une ancienne commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Saintigny.

GéographieModifier

SituationModifier

Frétigny est située dans le parc naturel régional du Perche, à environ 12 km de Nogent-le-Rotrou.

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Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

La commune abrite la source de la rivière la Cloche, affluent en rive gauche de l'Huisne, sous-affluent du fleuve la Loire par la Sarthe et la Maine.

ToponymieModifier

L'origine du nom du village de Frétigny semble lié à l'anthroponyme germanique FRID, qui signifie "la paix" et était un prénom très usité (prononcé à la germanique FRIT), combiné avec une désinence d'origine latine -INUS pour donner FRIT(T)INUS. Ce nom se transformera en FRI(T)TINIACUM, à partir du suffixe gallo-romain -ACUM qui signifie l'appartenance, la propriété. Ainsi FRITINIACUM signifiait « la propriété de Frid ». La terminaison -Y procède de l'évolution phonétique moyenâgeuse habituelle du suffixe -ACUM et donc, par extension et modification orthographique, -NIACUM deviendra -GNY pour donner Fretigny.

HistoireModifier

Antiquité

Le territoire de Frétigny semble avoir été occupé depuis l'Antiquité, tout d'abord avec les Celtes, certainement de la tribu des Carnutes (leur capitale Cenabum étant l'actuelle Orléans) même si les vestiges archéologiques montrent des origines parfois diverses car le Perche se trouve à la rencontre de plusieurs territoires (Carnutes, Aulerques Cénomans, Durocasses). Cet établissement est certainement de motivation agricole. En l'absence de recherches et de fouilles, ces hypothèses restent à confirmer. A l'époque gallo-romaine, Frétigny était certainement occupé par des agriculteurs qui cultivaient des terres relativement fertiles situées entre deux axes routiers (Chemin de La Hurie-Saint Denis d'Authou/voie Le Mans-Chartres)

Moyen Age

Des restes de l'époque mérovingienne ont été découverts sur le site de l'actuel cimetière (CAG28)[2]. Le plus important héritage de cette période est très certainement l'église Saint-André dont l’édification remonte au XIIème siècle. Fretigny a certainement ensuite profité de sa proximité avec la ville de Thiron Gardais sur laquelle est implantée la fameuse Abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron, fondée semble-t-il vers 1114, et qui a suscité rapidement un pèlerinage conséquent.

Époque contemporaineModifier

XXe siècleModifier

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Ernest PavéeModifier

Sylvestre Ernest Pavée est né le 31 décembre 1898. Il s’est vu confier par ses concitoyens, en 1929, son premier mandat électoral. Il était alors le plus jeune conseiller municipal de Frétigny. Réélu en 1935, c’est en mai 1938, qu’il acceptait, sur l’insistance de ses collègues, d’être porté à la tête de la commune[3]. En 1945, à l’occasion des nouvelles consultations qui firent suite à la Libération, il fut le seul candidat élu au premier tour de scrutin.

C’était la reconnaissance par la population de sa compétence et de ses qualités. Elle lui renouvela toujours sa confiance, jusqu’en 1977, date à laquelle il estima qu’il devait laisser sa place à un jeune. En 1974, il devait d’ailleurs voir son dévouement envers ses concitoyens récompensé par la médaille d’or départementale et communale pour 45 années de bons et loyaux services.

Ancien combattant de 1914-1918, il fut pendant la guerre 1939-1945, un résistant actif. Sur proposition du capitaine Herbelin alias « Duroc »[4], il participa à la réunion clandestine en vue de la création du maquis de Plainville[5], sous sa responsabilité et à ses risques. Ses actes de bravoures furent nombreux et il prit part, notamment à l’interception et à l’arrêt des derniers convois allemands sur la RN 23, au moment de la Libération. Pour ces faits, il a obtenu une lettre de félicitations du préfet Jean Moulin[réf. nécessaire], avec une proposition de citation ; un diplôme de reconnaissance signé du général Eisenhower ; la médaille de la reconnaissance française ainsi que la croix du combattant volontaire 1935-1945. M. Pavée était d’ailleurs ancien membre du conseil départemental de la Libération.

Dans le domaine agricole, il avait rempli de nombreuses missions : présidence de la coopérative cantonale de stockage à Chassant, présidence de la mutuelle cantonale d’assurances incendie et accidents de Thiron, administrateur de la caisse locale de Crédit agricole et membre du bureau du comice d’arrondissement qui lui valurent d’abord la croix de chevalier, puis en 1959, la rosette d’officier du mérite agricole, ainsi que la médaille de la mutualité, de la coopérative et du Crédit agricole.

Il décéda le 25 mars 1985. Il a également rendu de nombreux service à l’Éducation nationale dont il était un ardent défenseur. Il fut nommé délégué cantonal en 1938, et contribua à la création de la société des « Amis de l’école » pour assurer le ramassage scolaire, le service de la cantine à la suite de la construction du groupe scolaire. Ses services lui valurent d’être nommé chevalier des Palmes académiques en 1963.

Il fut en outre administrateur de l’hôpital-maison de retraite de Thiron. L'État avait tenu à lui renouveler sa reconnaissance pour les nombreux services rendus tout au long de sa vie, en lui attribuant la croix de chevalier dans l’ordre national du Mérite.

Quelques grandes datesModifier
  • 1953 : électrification totale de la commune.
  • 1962 : adduction d’eau totale à 45 km de canalisations, 2 châteaux d’eau, 2 stations de pompage.
  • 1966 : goudronnage de 24 km de chemins qui desservent toutes les résidences principales. Implantation d’une entreprise de 15 personnes dans les anciens locaux scolaires. Construction de 2 pavillons F4.
  • 1970 : remembrement total de la commune.
  • 1972 : mise en place de l’assainissement du bourg et construction d’une station d’épuration et implantation d’une nouvelle industrie « COMOTA » sur un terrain de 2 ha.
  • 1975 : implantation d’un lotissement de 8 lots avec construction de 2 pavillons F4 et réalisation d’une salle polyvalente, après la fermeture de 2 classes.
Délibération du 5 novembre 1944Modifier

Le conseil municipal réuni le 5 novembre 1944, sous la présidence de M. Pavée maire, tient à assurer son grand chef, le général De Gaulle, de sa confiance absolue, de son appui total, de son entier dévouement, lui adresse toute se gratitude pour l’intrépidité dont il a toujours fait preuve dans l’accomplissement de la tâche qu’il a entreprise, et qu’il mène dans des conditions particulièrement difficiles en vue du relèvement total de notre chère patrie : la France (tout ceci en sachant que les Allemands étaient à l'extérieur de la mairie).

XXIe siècleModifier

Le , elle fusionne avec Saint-Denis-d'Authou pour constituer la commune nouvelle de Saintigny dont la création est actée par un arrêté préfectoral du [6].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1938 1977 Ernest Pavée    
1977 1989 Henri Tuffier    
1989 31 décembre 2018 Daniel Tuffier DVD Retraité

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 519 habitants[Note 1], en augmentation de 5,27 % par rapport à 2011 (Eure-et-Loir : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1039931 0861 1441 2811 2301 3181 2761 230
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1811 1501 1641 0531 011958958913863
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
843778775726693661645666590
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
536511465342368429477492511
2016 - - - - - - - -
519--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

ÉconomieModifier

  • Frank Mendez, artiste de l'éphémère a implanté son entreprise Groupe FMA "Sarl FMA-Festyevents" dans la commune en 2005[11]. La renommée de ses spectacles pyrotechniques font la réputation de cette entreprise sur tout le territoire national.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-AndréModifier

  Inscrit MH (1929)[12]
Cette église est somptueusement décorée de fresques des XIIe et XIIIe siècles : le Christ en majesté sur la voûte, trois scènes de la vie de saint André sur le mur et, dans les embrasures des baies, la Charité et la Chasteté à gauche, la Justice et la Paix au centre.

Monument aux mortsModifier

Le monument aux morts de la guerre 1914-1918 a été réalisé par Félix Charpentier (1858-1924), sculpteur d'origine provençale installé à Chassant (Eure-et-Loir).

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Autel, retable, gradin, tabernacle (maître-autel) », notice no PM28000328, base Palissy, ministère français de la Culture.
  2. Anne Ollagnier, Dominique Joly, Carte archéologique de la Gaule 28, Paris, Ministère de la culture, 1994 (ISBN 2-87754-032-4).
  3. Personnalités de Frétigny, Cercle de Recherches Généalogiques du Perche-Gouët (C.R.G.P.G.), consulté le 21 février 2016.
  4. Herbelin, Gabriel, Libération-Nord : en Eure-et-Loir : notre histoire, Paris : G. Herbelin, 1984, 27-Le Neubourg : Impr. F. André, 259 p. : ill., couv. ill. en coul. ; 21 cm BNF Notice n° : FRBNF34760987
  5. Forces françaises de l'intérieur. Maquis de Plainville BNF Notice n° : FRBNF11973957
  6. Régis Elbez, « Arrêté préfectoral portant création de la commune nouvelle de Saintigny par fusion de Saint-Denis-d'Authou et Frétigny », Recueil des actes administratifs d'Eure-et-Loir,‎ (lire en ligne [PDF])
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. « GROUPE FMA », sur https://www.societe.com (consulté le 15 novembre 2017)
  12. « Église Saint-André », notice no PA00097116, base Mérimée, ministère français de la Culture