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Frédéric Saint-Geours

dirigeant d'entreprise
Ne doit pas être confondu avec Frédéric Saint-Jours.

Frédéric Saint-Geours, né le à Clamart, est un dirigeant d'entreprises français. Il est président du Groupe des fédérations industrielles (GFI) depuis septembre 2013 et du conseil de surveillance de l'établissement public SNCF depuis décembre 2014.

BiographieModifier

FormationModifier

Frédéric Saint-Geours est diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris et de l'ENA (promotion Léon Blum, 1975), et titulaire d'une licence en sciences économiques.

Débuts professionnelsModifier

Il commence sa carrière dans l'administration du Ministère des Finances, puis, entre en 1981 dans les cabinets de Louis Mermaz au ministère des Transports, puis, à la présidence de l'Assemblée nationale. De 1984 à 1986, il devient directeur de cabinet du secrétaire d'État au Budget Henri Emmanuelli.

Chez PSA Peugeot-CitroënModifier

En 1986, il entre chez PSA Peugeot Citroën comme adjoint au directeur financier, puis dès 1988 comme directeur financier[1]. Il devient directeur général adjoint en 1990, puis directeur général d'automobiles Peugeot de 1998 à fin 2007. Il est alors remplacé par Jean-Philippe Collin. Au départ de Jean-Martin Folz, il brigue sa succession mais Christian Streiff lui est préféré, si bien qu'il prend des responsabilités à l'UIMM[2]. Il reste cependant impliqué chez PSA comme conseiller du président du directoire, Christian Streiff et membre du comité de direction générale, pour prendre en charge des missions à caractère stratégique[3].

Il fait son retour au directoire du groupe PSA le à l'invitation de Philippe Varin qui le nomme président de PSA Finance.

Le , il succède à Jean-Marc Gales à la direction des marques[4]. Ses rémunérations annuelles au sein du groupe PSA dépassent plusieurs fois 1 500 000 [5]. Il quitte le groupe en 2014 quand il intègre la SNCF.

Instances patronalesModifier

Le , il est élu à la présidence de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), en remplacement de Denis Gautier-Sauvagnac, démissionnaire[6]. Élu au 2e tour contre Jean-Jacques Leguay (76 voix contre 73)[7], qui voulait revaloriser la place des PME et des syndicats territoriaux et souhaitait un grand coup de balai à l'UIMM avec le départ rapide de Denis Gautier-Sauvagnac de sa fonction de délégué général et son adjoint. Frédéric Saint-Geours avait le soutien des grands industriels. Il est le premier président de l'UIMM élu démocratiquement avec l'organisation d'un vote historique à bulletin secret. Il lance dès son élection un vaste programme de modernisation de l'UIMM au travers notamment d'une vaste opération réunissant les 500 personnalités les plus importantes de l'Institution[8]. Il cesse ses fonctions en novembre 2014[9].

À la tribune du Conseil économique et social le 10 juillet 2008, il plaide pour une harmonisation fiscale et réglementaire entre les 27 pays de l'Union Européenne, pour que l'Europe ne soit pas «un faux marché commun» et souhaité que la règlementation, notamment environnementale, ne désavantage pas les industriels[10].

Frédéric Saint-Geours est également membre du conseil exécutif du Medef[Quand ?][11].

En , il annonce qu'il est candidat à la présidence du MEDEF[12],[13]. Le 18 avril, il retire sa candidature pour favoriser celle de Pierre Gattaz[14].

Le , il est élu président du Groupe des fédérations industrielles (GFI).

Dans le ferroviaireModifier

Le 28 novembre 2014, il est nommé président du conseil de surveillance par intérim, à compter du 15 décembre[15], de la SNCF, la nouvelle holding de tête du groupe public ferroviaire réunifié par la loi du 4 août, rassemblant SNCF Mobilités et SNCF Réseau (l'ancien RFF)[2]. Il est confirmé dans cette fonction le 15 juillet 2015[16].

DécorationModifier

Vie privéeModifier

Son père, Jean[18], directeur général de Crédit Lyonnais et son frère aîné Jean-Philippe (promo 1973), tous deux également énarques, lui tracent une voie prestigieuse[non neutre] : lycée Carnot, prépa au lycée Louis-le-Grandetc.[19].

Il est également le grand frère de Jean-Philippe, haut fonctionnaire, et d'Yves Saint-Geours, diplomate.

Il est marié à la journaliste et critique de cinéma Eva Bettan et père de trois enfants.

Notes et référencesModifier

  1. Peugeot change de patron, sur le site news.caradisiac.com
  2. a et b Philippe Jacqué,, « Frédéric Saint-Geours, «ministre» de la SNCF », lemonde.fr, (consulté le 3 décembre 2014)
  3. M. Streiff nomme un nouveau directeur général chez Peugeot., sur le site ccfa.fr
  4. Le Journal de l'Automobile, 13 janvier 2012
  5. Rémunérations de Frédéric Saint-Geours (2011), sur le site edubourse.com, consulté le 7 mars 2013
  6. « Le patron de Peugeot succède à Denis Gautier-Sauvagnac à la tête de l'UIMM », L'Expansion.com avec AFP, 20 décembre 2007
  7. "Il faut tourner la page", sur le site challenges.fr
  8. L'UIMM choisit ce matin le successeur de Gautier-Sauvagnac, sur le site lesechos.fr
  9. « Le Toulousain Jean Luminet élu Président national de l'UIMM », ladepeche.fr, (consulté le 3 décembre 2014)
  10. « L'industrie européenne veut rester la «1re du monde» », sur lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 12 juillet 2008)
  11. [PDF] Composition du conseil exécutif du Medef, Medef.com, 2010
  12. Saint-Geours : « Je serai le président du combat contre la crise », Le Figaro, 4 avril 2013.
  13. Frédéric Saint-Geours candidat à la présidence du Medef, Le Monde, 5 avril 2013.
  14. Medef : Saint-Geours abandonne, Le Figaro, 18 avril 2013.
  15. Arrêté du 28 novembre 2014 relatif à l'attribution des fonctions de président du conseil de surveillance, de président du directoire et de président délégué du directoire de la SNCF publié au Journal officiel du 30 novembre 2014.
  16. Décret du 15 juillet 2015 portant nomination du président du conseil de surveillance de la SNCF - M. SAINT-GEOURS (Frédéric) publié au Journal officiel du 16 juillet 2015
  17. Décret du 14 mai 2010 portant promotion et nomination
  18. http://www.industrie-gfifrance.com/IMG/pdf/CP_GFI_Election_Frederic_Saint-Geours_13092013.pdf
  19. Frédéric Saint-Geours Rangé des voitures, Stéphane Lauer, Le Monde, 15 février 2008