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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mireur.
Frédéric Mireur
Biographie
Naissance
à Draguignan
Décès (à 84 ans)
à Draguignan
Nationalité Nationalité française
Thématique
Profession Archiviste - Historien

Frédéric Mireur est un historien et archiviste, né le 9 octobre 1834 à Draguignan et mort le 20 janvier 1919 à Draguignan.

Sommaire

BiographieModifier

Son père était maréchal-ferrant.

Après des études à l'école communale et au collège public de Draguignan, il devient secrétaire général de la mairie de Draguignan en 1858 puis, après avoir réussi un concours spécifique, archiviste départemental en 1873 à la préfecture du Var (située alors à Draguignan). Il procède durant 40 ans au classement et à la cotation de nombreuses archives des administrations et communes du département, des notaires, de certaines familles.

Il est cofondateur du journal L'écho du Var.

Il meurt en 1919 à l'âge de 84 ans.

Implications dans la vie culturelle et littéraire localeModifier

En 1890, il contribue fortement à l'érection d'un immeuble chargé d'abriter les archives du département.

Il est membre (1867) puis secrétaire (1872) de la Société d'études scientifiques et archéologiques de Draguignan et du Var. Il est membre du Comité des travaux historiques et scientifiques (1869-1904).

Il a écrit plusieurs ouvrages, dont le premier indiqué ci-dessous est le plus connu :

  • Les rues de Draguignan et leurs maisons historiques, 1921-1931 (édition posthume), archives départementales D 17.
  • Le royaume de la Basoche à Draguignan, 1890, archives départementales BR 490.
  • Notice sur le peintre François Mimault (1580-1652), 1877, archives départementales BR 1397.
  • La misère à Draguignan vers la fin du Premier Empire, 1928 (posthume), archives départementales PER 6(1928).
  • Un ami et correspondant de Malherbe à Draguignan : Esprit Fouque, seigneur de La Garde, 1904, archives départementales PER 12.
  • Les anciens couvents de Draguignan, 1904 (premier prix du concours de l'Académie du Var en 1907), archives départementales 20 971.
  • Les causes de la levée du siège de Toulon en 1907, 1887, archives départementales BR 1927.
  • De quelques préjugés historiques : les prisons et les juridictions seigneuriales, 1914, archives départementales PER 6(1914).
  • Documents sur l'enseignement primaire en Provence avant 1789, 1881, archives départementales BR 3221.
  • États généraux de 1789 : cahiers des doléances des comités de la sénéchaussée de Draguignan, 1889, archives départementales C 35.
  • Le feu dans l'ancienne Provence, 1897, archives départementales BR 1329.
  • Le tiers État à Draguignan : étude sociologique, 1911, archives départementales D 16.
  • Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790, 1890.
  • La Commune de Comps (Var) et ses seigneurs au XIVe siècle, 1890.

Hommages posthumesModifier

À Toulon, Marseille (2e arrondissement) et Draguignan, des rues portent son nom.

Une école primaire de Draguignan porte son nom ; une plaque commémorative a été apposée en 1998 sur le fronton de la maison dans laquelle il est né[1] .

AnecdotesModifier

  • Ses livres, études, notes, occupent 13,50 m aux archives départementales du Var[2] .
  • En juillet 1871, Frédéric Mireur a intenté un procès à la ville de Draguignan afin d'être payé des heures supplémentaires passées à dépouiller, inventorier et classer les archives de la ville antérieures à 1790, et pour « autres travaux faits en dehors des obligations de son emploi ». Il réclamait le paiement de la somme de 3 845,03 francs-or [3] . Le 23 août 1871, la ville a été condamnée à lui payer la somme forfaitaire de 2 000 francs-or [4] . La condamnation fut confirmée par la cour d'appel d'Aix-en-Provence [5] .

Notes et référencesModifier

  1. Au 32 bd de la Liberté à Draguignan. Cette maison fut notamment le siège de la banque Isnard et Recette des finances de la ville.
  2. Raoul Bérenguier, Draguignan : ses personnalités, ses rues.
  3. Cf Délibération du conseil municipal en date du 16 juillet 1871 autorisant le maire à représenter la commune devant le tribunal civil.
  4. Cf Délibération du conseil municipal en date du 29 septembre 1871 autorisant le maire à faire appel.
  5. Cf Délibération du conseil municipal en date du 27 mai 1872 concernant le paiement de la somme due et des dépens.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Raymond Boyer, Pierre Gayrard, Régis Fabre, Draguignan, 2000 ans d'histoire, éditions de l'Aube, 2001 (ISBN 2876786176).
  • Georges Gayol, « C'était notre Draguignan (1925-1955) », p. 328, 2000, (ISSN 0153-937X).
  • Raoul Bérenguier, Draguignan : ses personnalités, ses rues, 1989, éditions Riccobono.