Frédéric Fromet

chansonnier français
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Frédéric Fromet
Description de cette image, également commentée ci-après
Frédéric Fromet lors de l'enregistrement public de l'émission Si tu écoutes, j'annule tout à Dijon en .
Naissance [1] (48 ans)
Loir-et-Cher (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Chansonnier, humoriste
Autres activités Chroniqueur radio
Site internet fredericfromet.fr

Frédéric Fromet, né le dans le Loir-et-Cher, est un chansonnier français.

Il est notamment connu pour sa participation à l'émission de radio Par Jupiter ! (d'abord intitulée Si tu écoutes, j'annule tout) sur France Inter, où il interprète des chansons humoristiques, développant généralement des sujets d'actualité et reprenant souvent des mélodies préexistantes.

BiographieModifier

CarrièreModifier

Selon Le Journal du Centre, après des études d’ingénieur en informatique et alors qu'il travaille dans cette branche[2] (en gestion financière[3]) pendant une dizaine d'années sans s'y plaire, Frédéric Fromet commence à écrire des chansons.

Il monte sur scène pour la première fois en 2002, puis de façon de plus en plus régulière à partir de 2003, dans de nombreux festivals et sur des scènes variées[4].

Son premier disque Chansons vaches mais vachement bien sort en 2003, puis un second en 2008, Quand la terre sera mourue ![5]. La même année, lors de sa deuxième participation au Festival Off d'Avignon, il est repéré par Hugues Le Forestier, directeur du caveau de la République où il fait par la suite quelques essais avant de se produire régulièrement à partir de janvier 2009 et jusqu'en 2014[6]. C'est dans cette salle qu'il fait la rencontre d'Alex Vizorek qui l'invitera à se produire dans le cadre d'une émission à laquelle il participe sur France Inter, le Septante-cinq minutes. La collaboration se pérennise avec Par Jupiter ! (alors nommée Si tu écoutes, j'annule tout) où Fromet intervient tous les vendredis[3],[7],[8]. Toujours sur France Inter, il intervient aussi ponctuellement dans certaines autres émissions, comme la matinale de Patrick Cohen[9].

Parallèlement à son activité radiophonique, il continue à se produire sur scène, accompagné par François Marnier (clavier, accordéon, chœur) et Rémy Chatton (contrebasse, chœur)[3] mais aussi par Clarisse Catarino[10]. En 2015, il enregistre un disque en compagnie des Ogres de Barback qu'il a rencontrés quelques années plus tôt et qui l'ont invité sur scène à l'occasion de leurs 20 ans. L'album sort le 6 novembre 2015 sur le label Irfan, avec une pochette d'Aurel[7]. Le magazine FrancoFans classe cet album à la seconde place de son palmarès des meilleurs disques 2015[11].

Il lance sa tournée sur son dernier album en 2015, et en parallèle se produit toutes les semaines à la Comédie de Paris jusqu'au 24 mai 2017[12].

Vie privéeModifier

Il est le neveu de l'homme politique PS Michel Fromet[13].

PolémiquesModifier

La mort d'un matadorModifier

En juin 2017, la diffusion d'une chanson tournant en dérision la mort du matador Iván Fandiño déclenche la saisie du CSA par l'Union des villes taurines françaises (UVTF) et l'Observatoire national des cultures taurines (ONCT)[14]. Dans leur communiqué, le dirigeant UDI de l'UVTF Jean-René Etchegaray et celui de l'ONCT André Viard parlent de « propos inqualifiables », où la « limite de la bêtise » est dépassée, de même que pour la « limite admissible de la liberté d'expression »[15]. Ils demandent à Fromet « des excuses publiques [...] pour l'honneur de la radio »[16],[17]. Ils annoncent également qu'ils saisissent, outre le CSA, la médiation et la direction de France Inter et Radio France[15]. D'un autre côté, Fromet reçoit notamment le soutien d'organisations vegans[18] et de l'Association Fadjen anti-corrida, qui ouvre le 25 juin une pétition[19].

De son côté, Laurence Bloch, la directrice de la chaîne, défend le chansonnier : « dont le principe est [...] de pratiquer l'humour noir, s'emparer de sujets d'actualité, les moquer, les dénoncer ». Elle rajoute qu'elle « comprend tout à fait » « que la chanson [...] puisse choquer », et qu'elle exprime « toute [sa] compassion » pour la famille de Fandiño[20]. Dans une interview à Télérama, elle rajoute que, sur France Inter, la « liberté d'expression [...] est absolue »[21].

L'incendie de Notre-DameModifier

Dans une chanson d'avril 2019, il raille l'incendie de Notre-Dame[22]. Après cette chanson Elle a cramé, la cathédrale, le CSA reçoit plus de trois mille plaintes, ce qui est qualifié de nombre très important[23].

Jésus est pédéModifier

Frédéric Fromet crée de nouveau la polémique durant l'émission du avec une chanson intitulée Jésus est pédé, en réaction à la condamnation par la justice brésilienne du film La Première Tentation du Christ[24]. Elle fait l'objet d'une condamnation de la part de chrétiens, d'associations représentants les homosexuels, de la droite et de l'extrême droite. Nadine Morano, députée européenne des Républicains la qualifie de « bêtise crasse », Robert Ménard, Maire de Béziers proche du Rassemblement national écrit que Fromet est un « pleutre, soumis et sans talent », qui s'évertuerait de « taper comme un sourd sur la religion catholique »[25]. Cyril Hanouna, dans son émission Touche pas à mon poste !, qualifie ses animateurs[Lesquels ?] de « pas drôles » et accuse la chanson d‘être homophobe[26],[27].

Après cette chronique, qualifiée par la radio elle-même de « ratée », la directrice de France Inter a fait part de ses « regrets les plus sincères » et le chanteur a présenté ses excuses, invoquant « le droit à l'erreur »[28]. Frédéric Fromet précise qu'il a souhaité traiter ainsi cette chronique afin de « dénoncer l'homophobie »[29].

Bilan artistiqueModifier

DiscographieModifier

Chansons interprétées sur France InterModifier

Notes et référencesModifier

  1. [1]
  2. Gwénola Champalaune, « Frédéric Fromet et son irrévérence sur la scène luzycoise samedi 10 juin », sur Le Journal du Centre, (consulté le 11 juin 2017).
  3. a b et c « Les chansons engagées et humoristiques de Frédéric Fromet », sur Le Progrès, (consulté le 26 mai 2017).
  4. « Les exhibitions « trop tard » : il fallait vous réveiller plus tôt », sur fredericfromet.fr (consulté le 10 juin 2016).
  5. « Notice bibliographique FRBNF42022816 », sur BNF (consulté le 2 février 2016).
  6. Henri Brissot, « La vie en chansons vaches de Frédéric Fromet », sur La Nouvelle République, (consulté le 1er février 2016).
  7. a et b Stéphane Hilarion, « Ça Fromet!: (sic) l'album de chansons vaches du « barde » iconoclaste de France Inter », sur Culturebox, (consulté le 1er février 2016).
  8. Yannick Delneste, « Frédéric Fromet ne respecte rien et c'est bon ! », sur Chanson française, (consulté le 2 février 2016).
  9. Fabien Morin, « Quand France Inter se met à chanter : « Sarko revient ! » », sur Le Figaro, (consulté le 2 février 2016).
  10. Nicolas Blondeau, « Frédéric Fromet : « Je fais des chansons pour être peinard ! » », sur Le Progrès, (consulté le 26 mai 2017).
  11. « Meilleurs disques FrancoFans 2015 », FrancoFans, no 56,‎ (ISSN 1766-8441).
  12. Nelly Oleson, « Frédéric Fromet. Ça Fromet ! », sur AVoir aLire, (consulté le 26 mai 2017).
  13. « https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/ca-fromet », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2018)
  14. Alexandre Hervaud, « Sur France Inter, les « petites couilles en tapas » du torero encorné irritent les pro-corrida », sur Libération, (consulté le 3 juillet 2017).
  15. a et b « Le CSA saisi après la diffusion d'une chanson de Frédéric Fromet sur France Inter sur la mort d'Iván Fandiño », sur LCI, (consulté le 4 juillet 2017).
  16. « Mort d'un torero : la chanson de Frédéric Fromet sur France Inter ne passe pas », sur Le Parisien, (consulté le 4 juillet 2017).
  17. « Chanson sur Iván Fandiño : l'Union des villes taurines demande des excuses à Radio France », sur Sud Ouest, (consulté le 4 juillet 2017).
  18. « Soutien à Frédéric Fromet dont la chanson parodique anti-corrida déchaîne les passions », sur Vegactu, (consulté le 4 juillet 2017).
  19. Association Fadjen, « Soutien à Frédéric Fromet », sur MesOpinions.com, (consulté le 4 juillet 2017).
  20. « Mort d'un torero moquée sur France Inter : 1 000 siganlements au CSA », sur La Croix, (consulté le 4 juillet 2018).
  21. Aude Dassonville, « Remue-ménage à France Inter », Télérama,‎ , p. 24-25.
  22. https://www.lefigaro.fr/vox/societe/l-humour-sans-risque-des-rebellocrates-de-france-inter-20190502
  23. https://www.liberation.fr/checknews/2019/05/10/combien-le-csa-a-t-il-recu-de-plaintes-contre-france-inter-pour-le-sketch-elle-a-crame-la-cathedrale_1725957
  24. « Jésus est pédé : ce sketch sur France Inter provoque la colère d’élus de droite et d’extrême droite », sur 7 sur 7, (consulté le 14 janvier 2020).
  25. Romain Herreros, « Un sketch Jésus est pédé sur France inter met la droite et l'extrême droite en émoi », sur Le HuffPost, (consulté le 14 janvier 2020).
  26. « TPMP : Cyril Hanouna et ses chroniqueurs fustigent France Inter et leur sketch homophobe sur Jésus », sur Voici, (consulté le 14 janvier 2020).
  27. « "Vous n'êtes pas drôles !" : Cyril Hanouna "choqué" par un sketch de France Inter sur Jésus », sur ozap.com (consulté le 16 janvier 2020)
  28. http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/jesus-est-pede-sur-france-inter-une-plainte-et-des-excuses-pour-une-chronique-ratee-15-01-2020-8236992.php
  29. « Chanson polémique sur Jésus : La patronne de France Inter et l'humoriste présentent leurs excuses », sur ozap.com (consulté le 16 janvier 2020)
  30. Frédéric Fromet le 29 mars 2016 à Bruxelles

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