Frédéric Bouyer

Frédéric Bouyer
Biographie
Naissance
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 60 ans)
BrestVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Officier de marine, médecin, pêcheurVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Distinction

Frédéric-Marie Bouyer, né à Brest le où il est mort le , est un officier de marine français, connu pour avoir, alors qu'il commandait l'aviso Alecton en 1861, tenté de pêcher et décrit un calmar géant dans le nord-est de Tenerife.

BiographieModifier

Il entre dans la Marine en 1838. Capitaine de vaisseau (1850) puis de frégate (1861), il commande l'aviso Alecton dans un voyage de Toulon à Cayenne (il est chargé d'inspecter le pénitencier de Saint-Georges en Guyane française), lorsqu'il rencontre, le , un calmar géant Architeuthis dit « Calmar de Bouyer » dans le nord-est de Tenerife[1].

Après avoir reconnu l'île du Diable et les îles du Salut et les estuaires de Mahury, Kaw, Cayenne et Approuague, il remonte l'Oyapock jusqu'au pénitencier de Saint-Georges. En pirogue amérindienne, il atteint l'île de Casfésoca et la cascade des Grandes Roches puis revient à Cayenne où il ramène le Grand Man Adam, roi des Bonnis qui vient de faire sa soumission à la France.

En 1858, il fait partie des fondateurs de la Société Académique de Brest dont il sera secrétaire en 1868 puis vice-président (1869)[2] et, à partir de 1874, sert comme chirurgien de Marine à Brest puis devient Conseiller Municipal de La Tour-Blanche où il finit sa vie.

DistinctionsModifier

LittératureModifier

Jules Verne fait écho du Calmar de Bouyer dans 20 000 lieues sous les mers[4] et dans Les Histoires de Jean-Marie Cabidoulin[5].

ŒuvresModifier

  • L'Amour d'un monstre, scène de la vie créole, 1866
  • La Guyane française, 1867
  • Voyage dans la Guyane française en 1862-1863, 1867

BibliographieModifier

  • Roger Caillois, La Pieuvre: essai sur la logique de l'imaginaire, 1973, p. 64
  • Numa Broc, Dictionnaire des Explorateurs français du XIXe siècle, T.3, Amérique, CTHS, 1999, p. 44-45
  • Florence Martin, Isabelle Favre, De la Guyane à la diaspora africaine: écrits du silence, 2002, p. 22
  • Alexandre Tarrieu, Jules Verne, une technique des sources, Bulletin de la Société Jules Verne no 176, 2011

Notes et référencesModifier

  1. Il en fait le rapport au ministre de la Marine le 2 décembre dans une lettre qui est lue à l'Académie des Sciences. Plusieurs passages de cette lettre furent utilisés par Jules Verne dans 20 000 lieues sous les mers (voir Bibliographie).
  2. Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, vol.6, 1893, p. 118
  3. Base Léonore
  4. Partie 2, chapitre XVIII. Il écrit alors par erreur Calmar de Bouguer.
  5. Chapitre IV.

Liens externesModifier