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vue du fort par Naudin.

Le Fort de la Knoque (ou Fort de Knock) était un ouvrage fortifié de la West-Flandre, au confluent de l'Yser et de l'Ieperlee. Ce fort a joué un rôle stratégique pendant les périodes espagnole et autrichienne des Pays-Bas méridionaux (XVIIe et XVIIIe siècles).

HistoireModifier

Au XVIIe siècle, la région de Dixmude, Ypres, Furnes et Nieuport a été un enjeu stratégique dans le cadre de la guerre franco-espagnole. La Paix des Pyrénées (1659) l'attribue à l'Espagne. Le roi Philippe IV d'Espagne fait construire en 1662 un fort à Rheninge, sur le territoire de la Généralité des Huit Paroisses[1].

Cette région est reprise par l'armée française en 1667 pour être attribuée à la France lors des traités d'Aix-la-Chapelle (1668) et de Nimègue (1678). Louis XIV fait alors transformer ce fort par la Vauban en une Forteresse tout à fait régulière, flanquée de quatre bastions bien revêtus, outre deux demi-lunes du côté où il n'y a pas d'inondations.

En 1695, pendant la Guerre de la Ligue d'Augsbourg, le Fort de la Knocque, occupé par les Français, a été attaqué, sans résultat, par les troupes anglaises du duc de Wirtemberg, en diversion de la manœuvre sur Namur[2].

En 1712, les Hollandais d'Ostende parviennent à se rendre maître du fort par ruse et à faire prisonnier la garnison française. Lors du traité d'Utrecht (1713), Le Roi (de France) cède aux Provinces-Unies les villes de Furnes, Furnerambacht, le Fort de Knock, Menin, Ypres, Warneton, Commine, Werwic, Popperingue, Lille, Tournai, Condé et Maubeuge pour servir de barrière[3].

Pendant la Guerre de Succession d'Autriche, en 1744, la garnison hollandaise du Fort de la Knocque, composée de cent soldats, sous le commandement du Capitaine Comte de Hompesch, a été assiégée par les troupes françaises[4].

En 1789, un décret[5] de l'empereur Joseph II impose un droit de passage sur pont du fort de Knocke

DescriptionModifier

Ce Fort[6] est situé à une lieue & demie de Dixmude, à trois d'Ypres & a quatre de Furnes & de Nieuport, au confluent des rivières de l'Isère et d'Iperlée. La place est très petite, n'ayant qu'environ 750 pieds de longueur & 500 de largeur. On y entre que par une porte assez étroite & il n'y a que quelques casernes pour les soldats, un quartier pour le Gouverneur & une Chapelle desservie par les Récolés.

OrthographesModifier

  • Sur la Carte du Comté de Flandre de 1704 par Guillaume Delisle [6] : Fort de la Kenoke.
  • Sur la Carte de Flandre du coste de la mer de 1711 [7] : Fort de Lakenoque.
  • Sur la Carte du Comté de Flandre de 1752 par le Robert de Vaugondy [8] : Fort de Knocke
  • Sur la Carte de la Picardie, Artois, Boulonnais, Flandre française, Hainaut et Cambrésis... de 1774 [9] : Fort de la Kenoque.

Liens externesModifier

  • Voir le Plan de Dunkerque, Bergues, du Risban et du fort Knocques[7] par Frederik de Wit au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque : [10]
  • voir le Plan du fort de Knocke[8] (octobre 1712) au Rijksmuseum : [11]
  • voir le plan-relief du fort de la Kénoque, réalisé en 1746 (conservé au musée des Plans-reliefs à Paris)

Notes et référencesModifier

  1. Paroisses de Elverdinghe, Vlamertinghe, Watou, Noordschote, Zuidschote, Reninghelst, Locre et Woesten - voir [1]
  2. Paul Rapin de Thoyras : Histoire d'Angleterre tome 11 (1749) - Livre numérique Google [2]
  3. Actes, Mémoires et autres pièces authentiques concernant la paix d'Utrecht (tome 1) 1714 - Livre numérique Google : [3]
  4. Voir Plan des attaques de la Knocke, en 1744 Signé Viallane [4].
  5. décret du 20 février 1789
  6. La quintessence du guide fidele de Gand ou Almanach nouveau, pour 1773 [5]
  7. Eau-forte sur papier, 550 mm × 385 mm
  8. 526 mm × 472 mm