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Forges Usines et Fonderies Haine-Saint-Pierre

SA Forges Usines et Fonderies
Haine-Saint-Pierre
logo de Forges Usines et Fonderies Haine-Saint-Pierre
Locomotive 130T N°15 préservée par le CFBS

Création 1838
Disparition 1961
Forme juridique société anonyme
Siège social Haine-Saint-Pierre
Drapeau de Belgique Belgique
Activité Construction de locomotive (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Produits locomotive à vapeur
Locomotive 031T à voie de 0,76m construite par Krauss-München, n°5398 de 1909 de la ligne Poljčane - Slovenske Konjice - Zreče (Royaume des Serbes, Croates et Slovènes identique à une série construite par Haine-Saint-Pierre en 1908).
Plaque de constructeur de la locomotive n°1378, construite en 1922.
Locomotive n°1378 à Dendermonde

La SA Forges Usines et Fonderies Haine-Saint-Pierre était une société anonyme belge, créée en 1838, et établie à Haine-Saint-Pierre. L'entreprise était souvent nommée FUF (Forges, Usines et Fonderies).

Elle eut notamment une production importante de locomotives à vapeur de 1849 à sa disparition en 1961. Elle réalisa également des machines fixes, des locomobiles, des grues à vapeur, des machines d'exhaure, des engins de manutention pour la sidérurgie, des appareils et machines pour cokeries, des gazomètres, des pièces de forge (pour l'industrie, la marine ou le chemin de fer), des convertisseurs Bessemer, et des chaudières[1].

Sommaire

HistoriqueModifier

Cette entreprise a été créée le 26 juillet 1838. À ses débuts, elle se concentre sur des productions modestes (des machines et équipements pour les charbonnages et la sidérurgie ainsi que des chaudières). Les premières locomotives y furent construites en 1850[2] à la fois pour l'industrie et pour les Chemins de fer de l'État belge (future SNCB).

Grâce à d'importants investissements réalisés en 1895, la production se développe. De nombreuses séries de machines sont exportées.

La 1000e locomotive, une decapod type 36, sort de l'usine en 1909.

En 1914, les usines ferment, à la suite du déclenchement de la Première Guerre mondiale. La production ne reprendra qu'en 1919. Pendant l'entre-deux-guerres, les exportations se poursuivent. Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'usine occupée doit construire pour l'Allemagne des locomotives de type BR 50.

Après 1945, la production diminue et finalement, l'usine disparaît le 31 juillet 1961.

L'entreprise a été ensuite reprise par Alsthom.

Production de locomotivesModifier

Chemins de fer de l’État belgeModifier

En tout, les Chemins de fer de l'État belge et la SNCB ont reçu 461 locomotives à vapeur entre 1851 et 1946 et près de 300 autres véhicules (locomotives électriques et diesel, autorails, grues, chaudières de rechange). En outre, ils fournirent à d'autres constructeurs de locomotives dépourvus de chaudronnerie (notamment Carels) 228 chaudières qui furent installées sur des locomotives à vapeur destinées à l’État belge[3].

ExportationModifier

  • 3 locomotives de tramways (Basse Égypte)
  • 5 locomotives de tramways (Pays-Bas, Haarlem) dont trois copies du type 1 (SNCV)

SNCV et compagnies privéesModifier

93 locomotives de tramway SNCV dont l'ensemble des types 8 et 14 produits[4]

  • 8 type 1
  • 19 type 3
  • 33 type 4
  • 10 type 7
  • 8 type 8
  • 4 type 14
  • 11 type 18

Pour les compagnies privées (en Belgique)

  • une locomotive de tramways pour l'entrepreneur Limière

IndustriellesModifier

Près de 400 locomotives industrielles à voie normale ou étroite

Modèles préservésModifier

Notes et référencesModifier

  1. André Dagant, « 125 Ans de construction de locomotives à vapeur en Belgique », Bulletin de l'Institut archéologique liégeois (BIAL),‎ , p. 142-145 (lire en ligne, consulté le 27 décembre 2018)
  2. La première commande (une locomotive pour l’État belge) fut passée en 1848, cette locomotive ne sera livrée qu'en 1851
  3. A. Dagant, 125 ans de construction..., p. 145-147
  4. A. Dagant, 125 ans de construction..., p. 148
  5. La 130 Haine Saint Pierre n°15 Site internet du CFBS
  6. Construite pour les lignes Noyon - Guiscard - Ham et Noyon - Lassigny où elle portait le N°15, elle a fini sa carrière sur Saint-Just-en-Chaussée - Crèvecœur-le-Grand (Oise)
  7. http://users.skynet.be/alex.dabe/Galerie/Goldschmid.htm

Voir aussiModifier