Fondation pour la mémoire de l'esclavage

L'hôtel de la Marine à Paris, siège de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.

La Fondation pour la mémoire de l'esclavage est une institution française dont la vocation est de soutenir des projets ayant trait à :

  • l’histoire et la recherche sur les traites, l’esclavage et leurs abolitions ;
  • la pédagogie ;
  • la mémoire et à sa transmission ;
  • la lutte contre le racisme et au dialogue interculturel.

Succédant au Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage[1],[2], elle apporte un soutien permanent au Mémorial ACTe à Pointe-à-Pitre[3].

HistoriqueModifier

Le , le président François Hollande annonce la création d'une « Fondation pour la mémoire des traites, de l’esclavage et de leurs abolitions », qui ne sera finalement pas créée dans le courant de l'année comme il l'avait annoncé[4]. Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin, préside la mission de préfiguration de cette fondation[5].

Un an plus tard, François Hollande réitère le vœu que cette fondation soit mise en place par son successeur, et confie à Jean-Marc Ayrault, son ministre des Affaires étrangères, la présidence d'une nouvelle mission chargée de cette création[6]. En , le président Emmanuel Macron annonce la création officielle de la fondation pour le courant de l'année. Elle sera basée à l'hôtel de la Marine, où a été signé le décret d'abolition de l'esclavage le , et présidée par Jean-Marc Ayrault[7].

La fondation est reconnue comme établissement d’utilité publique le [8].

OrganisationModifier

CompositionModifier

Le groupement d'intérêt public du réunit l’État, représenté par le Premier ministre et neuf ministres, la Banque de France à travers l’Institut d'émission des départements d'outre-mer, la Caisse des dépôts et consignations, le Conseil représentatif des Français d'outre-mer (CreFOM), la Fondation Esclavage et Réconciliation et l’association « La Route des Abolitions ».

Doté de moyens nouveaux apportés par l’État, le GIP fédère les acteurs de la mémoire de l’esclavage. Il doit travailler avec la Ville de Paris à la création d’un monument et d’un lieu muséal dédiés dans la capitale à cette mémoire et à son héritage. Pour mener à bien cette mission, Jean-Marc Ayrault a accepté de prendre la présidence du GIP. Il est accompagné par cinq personnes qualifiées : Doudou Diène, diplomate, initiateur des projets de routes interculturelles de l’UNESCO, Olivier Laouchez, PDG de Trace Urban, Leïla Sy, réalisatrice, Françoise Vergès, politologue, et Lionel Zinsou, économiste, ancien Premier ministre du Bénin[9].

PrésidentsModifier

Liste des présidents successifs
Période Identité Image Qualité
2018 En cours Jean-Marc Ayrault   Ministre des Affaires étrangères (2016 → 2017)
Premier ministre (2012 → 2014)
Député de la Loire-Atlantique (1986 → 2012 et 2014 → 2016)
Maire de Nantes (1989 → 2012)
Maire de Saint-Herblain (1977 → 1989)

Notes et référencesModifier

  1. Décret no 2019-1166 du 12 novembre 2019 portant suppression du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage.
  2. « Le CNMHE remplacé par la Fondation pour la mémoire de l'esclavage », sur La Première, (consulté le 13 novembre 2019).
  3. « Esclavage : la Fondation pour la mémoire de l'esclavage créée cette année », Le Point,‎ (lire en ligne).
  4. « Commémorations de l'esclavage : Hollande, Taubira et le révérend Jackson réunis », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 28 avril 2018).
  5. « Hollande annonce une fondation dédiée à la mémoire de l'esclavage », L'Express,‎ (lire en ligne).
  6. « Jean-Marc Ayrault présidera la Fondation pour la mémoire de l’esclavage », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 28 avril 2018).
  7. « Emmanuel Macron annonce la création de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage », sur France Info, .
  8. Décret du 12 novembre 2019 portant reconnaissance d’une fondation comme établissement d’utilité publique.
  9. « Création du GIP mission de la mémoire de l'esclavage, des traites et de leurs abolitions et Cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage », sur elysee.fr, .

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier