Flobecq

commune du Hainaut, Belgique

Flobecq
(nl) Vloesberg
Flobecq
L'église Saint-Luc
Blason de Flobecq
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Ath
Bourgmestre Philippe Mettens (PS)
Majorité PS - Vitalité
Sièges
MR
Respect
FLOBECQ-VIVACITE
13
3
2
8
Section Code postal
Flobecq 7880
Code INS 51019
Zone téléphonique 068
Démographie
Gentilé Flobecquois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
3 420 ()
49,06 %
50,94 %
149 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,48 %
58,84 %
19,68 %
Étrangers 3,16 % ()
Taux de chômage 11,24 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 454 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 44′ nord, 3° 44′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
23,00 km2 (2005)
66,80 %
19,44 %
11,46 %
2,29 %
Localisation
Localisation de Flobecq
Situation de la commune au sein de l'arrondissement d'Ath et de la province de Hainaut
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Flobecq
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Flobecq
Liens
Site officiel flobecq.be

Flobecq (en néerlandais: Vloesberg, en picard: Flôbek) est une commune francophone à facilités de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

C'est une des communes à facilités linguistiques pour les néerlandophones.

Au 1er juillet 2006, la population totale de cette commune est de 3 278 habitants (1 584 hommes et 1 694 femmes). La superficie totale est de 23 km².

HéraldiqueModifier

 
La commune possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 29 mai 1996. Elles sont basées sur un vieux sceau de la commune daté du XVIe siècle.
Blasonnement : D'argent à un château fort d'azur, maçonné, ouvert et ajouré du champ, à trois tours crénelées de trois pièces, la tour centrale plus haute que les deux autres, la porte hersée à mi-hauteur.
  • Arrêté de l'exécutif de la communauté : 29 mai 1996
Source du blasonnement : Heraldy of the World[1].



GéographieModifier

Le sommet des Collines (Pottelberg) atteint 157 mètres à la Houppe.

DémographieModifier

Elle comptait, au , 3 442 habitants (1 701 hommes et 1 741 femmes), soit une densité de 149,65 habitants/km²[2] pour une superficie de 23,00 km².

Le graphique suivant reprend sa population résidente au 1er janvier de chaque année[3]


Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque 1er janvier[4]

HistoireModifier

Terre des DébatsModifier

La terre de Flobecq, tout comme celle de Lessines, se trouvait sur la limite du Hainaut et du comté d'Alost et était occupée par le châtelain d'Audenarde. Primitivement, la plus grande partie de ces territoires étaient une dépendance du comté d'Alost, mais il est vraisemblable que la langue romane dont usaient les habitants les avaient rapprochés de leurs voisins du Hainaut. Le châtelain d'Audenarde, au lendemain du jour où Rodolphe de Habsbourg avait prononcé sa sentence contre Gui de Dampierre, s'était empressé de faire hommage au Hainaut (1280)[5].

La cour des barons de Flandre, convoquée par le comte et présidée par son fils Robert, avait affirmé, en 1281, les droits de la Flandre et une série d'enquêtes se suivirent, dont le comte de Hainaut refusa généralement d'accepter les conclusions[6].

Ce qui compliquait la solution, c'est que ces territoires comprenaient des alleux et des fiefs, et que parmi ces fiefs les uns paraissaient dépendre du Hainaut, les autres de la Flandre[6].

Une sentence arbitrale prononcée en 1310 et qui embrassait d'autres points litigieux, relatifs à la Zélande, à la Flandre impériale et au Cambraisis, portait en substance au sujet des « terres de débat » (qui comprenaient Lessines, Bois-de-Lessines, Ogy, Zarlardinge, Everbeek, Acren, Papignies, Isières, Lenseghem, Tongre, Bauffe, les bois de Pottelsberghe et de La Louvière, Flobecq, Ghoy, Wodecq et Ellezelles), que la ville de Lessines et sa châtellenie, le château de Flobecq et son enceinte, les moulins jusqu'au ruisseau venant de Puvinage, les bois de Pottelsberghe et de La Louvière ainsi que l'hommage de Maulde étaient à la Flandre, que la ville de Flobecq appartenait au Hainaut. Enfin, la terre d'Ende devait être partagée suivant cerclemenage. Un premier dictum, prononcé par Robert de Béthune en 1282, avait reconnu qu'en dehors des fossés du château, la ville de Flobecq était un alleu du sire d'Audenarde[7].

L'affaire traîna en longueur. En 1333, un arrangement arrêté entre Louis de Nevers et Guillaume de Hainaut décida que ce dernier conserverait les terres de Lessines et de Flobecq, mais qu'il relèverait de la Flandre tout ce qui dans lesdites terres appartenait au comté d'Alost. C'était laisser en suspens le fond de la controverse ; de là de nouvelles enquêtes dont les témoignages sont en grande partie contradictoires et qui paraissent n'avoir jamais abouti[8].

Le Hainaut demeura en possession. En 1368, le comte Aubert reconnaît tenir en fief de la Flandre le château, la ville et la châtellenie de Lessines, le château de Flobecq, la basse-cour, les chingles et toute la pourchainté et une partie de la ville de Flobecq. Il s'engage à en traiter les gens suivant la coutume de Flandre et d'Alost, et encore, le , Philippe de Bourgogne mande au bailli d'Alost que Jacqueline de Bavière ayant cédé à sa mère les seigneuries de Lessines et de Flobecq, elle doit être admise à l'hommage en présence des hommes du perron d'Alost[9].

Frontière linguistiqueModifier

Lorsque la Frontière linguistique a été fixée en 1962, les hameaux de La Houppe et La Hutte sont les seules villages néerlandophones qui se trouvaient dans la commune de Flobecq. Le hameau de La Houppe se compose de deux parties : une partie touristique dans les bois près du Flobecq, et une partie sur la route N48 (Belgique) Renaix- Brakel. Ce hameau était et reste flamand depuis des générations, il possède ses propres église et école, et se rattache aux communes flamandes environnantes et il est fort éloigné de Flobecq. Les politiciens francophones ne voulaient pas que le hameau du Flobecq soit cédé à la Flandre parce que la commune du Flobecq avait trop investi dans l'infrastructure touristique. La proposition de transférer le hameau flamand et maintenir à Flobecq le centre touristique et le bois a également été rejetée car, selon les francophones, il serait inacceptable que Flobecq doive supporter en même temps les charges du hameau touristique et perdre les revenus de l'autre partie du hameau qui contribue à supporter ces charges.[réf. nécessaire] On a décidé de ne pas transférer le hameau à la Flandre orientale mais de faire de Flobecq dans son intégralité une commune à facilités[10]. Le hameau de La Hutte fut par contre transféré à Opbrakel[11],[12].

Vie politiqueModifier

Le bourgmestre est Philippe Mettens (PS) depuis 2001. Entre 2001 et 2011, Philippe Mettens était Bourgmestre ff à cause de l'empêchement légal dont était l'objet Rudy Demotte alors qu'il exerçait son mandat ministériel. Depuis le départ de Rudy Demotte (PS) pour la ville de Tournai, soit 2011, Philippe Mettens occupe pleinement la fonction. Il a été réélu en octobre 2012.

JumelagesModifier

NotesModifier

  1. https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/index.php?title=Flobecq
  2. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  3. 3_Population_de_droit_au_1_janvier,_par_commune,_par_sexe_2011_2014_G_tcm326-194205 sur le site du Service Public Fédéral Intérieur
  4. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/population-bevolking-20190101.pdf
  5. Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, Bruxelles, H. Lamertin, (réimpr. 1981) (lire en ligne), p. 235 et 237
  6. a et b Léon Vanderkindere, op. cit., p. 236.
  7. Léon Vanderkindere, op. cit., p. 235-236.
  8. Léon Vanderkindere, op. cit., p. 236-237.
  9. Léon Vanderkindere, op. cit., p. 237.
  10. Documents parlementaires, Chambre des représentants de Belgique 1961-1962, nr. 194/7 (PDF) p 36 (FR et NL)
  11. « Les territoires modifiés », sur www.lavenir.net (consulté le 18 août 2020)
  12. « LOI - WET », sur www.ejustice.just.fgov.be (consulté le 18 août 2020)

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier