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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fin de vie et EOL.

La fin de vie d'un bien correspond au moment où celui-ci cesse d’être utilisé ou arrête de fonctionner et ne peut pas être réparé ou mis à jour.

DescriptionModifier

La fin de vie d'un bien peut être liée à un arrêt de son utilisation ou à un problème technique (panne ou généré)[1].

Fin d'utilisationModifier

Lorsqu'un bien ne peut plus remplir la fonction pour laquelle il a été acquis, il devient « en fin de vie ». Cela peut être dû à :

  • la fin du service qu'il utilisait (par exemple le minitel en France en 2012[2]) ;
  • l'absence de mise à jour (matérielle ou logicielle) pour utiliser une nouvelle application ou un nouveau service[3].

Fin de vie physiqueModifier

La fin de vie physique correspond à un problème de fonctionnement, qu'il soit lié :

  • au matériel et à l'absence de possibilité de réparation ou à un dommage irréparable (par manque de pièces détachées ou de compétences) ;
  • à un ou plusieurs logiciels indispensables à l'utilisation de l'appareil et à l'absence de mise à jour disponible ou de logiciel compatible.

Certains pays imposent que cette fin de vie physique conduise à un recyclage de l'ensemble des composants, en particulier pour les produits contenant des composants électroniques[4]. En revanche, la gestion de certaines déchèteries ne garantit pas un parfait recyclage des composants électroniques[5].

Certaines entreprise, peu scrupuleuses, délocalisent dans des pays du tiers monde le recyclage de leurs produits, au moyen de techniques souvent rudimentaires[6]

Obsolescence programméeModifier

Article détaillé : obsolescence programmée.

La fin de vie peut être, pour des intérêts économiques, délibérément réduite, on parle alors d'obsolescence programmée[7]. Il peut s'agir d'un matériel sciemment conçu pour ne pas pouvoir « évoluer », par exemple limité arbitrairement en taille de mémoire auxiliaire, ou de produits dont la conception comprend des « fragilités » délibérées (condensateurs électrolytiques peu durables, pièces de fatigue non renforcées, etc.). Dans les deux cas, le « metteur sur le marché » vise à entretenir un marché de renouvellement, par exemple par obsolescence technologique, d'estime ou esthétique.

Notes et référencesModifier

  1. Fin de vie des produits, sur ecocompare.com, 6 août 2009 (consulté le 12 août 2018).
  2. « J'ai rendu mon Minitel », sur lanouvellerepublique.fr, 29 juin 2012 (consulté le 12 août 2018).
  3. « Fin de vie : obsolescence et déchets liés aux logiciels ? », sur greenspector.com, 16 août 2017 (consulté le 12 août 2018).
  4. Pierre Melquiot, « La problématique du recyclage des matériels en fin de vie », sur reglementation-environnement.com, 8 avril 2008 (consulté le 22 juin 2017).
  5. « Gestion de la fin de vie des appareils », sur ecoinfo.cnrs.fr, CNRS (consulté le 23 juin 2017).
  6. Réglementation. « Recyclage des e-déchets : l’Inde fait le ménage », Courrier international, 10 juin 2010 (consulté le 26 juin 2017).
  7. Loi no 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte - Article 99

    « L'obsolescence programmée se définit par l'ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d'un produit pour en augmenter le taux de remplacement. »

Articles connexesModifier