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Ne doit pas être confondu avec Fief d'Empire.

Dans les territoires faisant nominalement partie du Saint-Empire romain germanique en Italie ont subsisté des fiefs impériaux (en italien : feudi imperiali[1], (de) Reichsitalien[2]) jusqu’au XVIIIe siècle, dans les zones qui avaient conservé des liens féodaux avec l’Empire, le plus souvent avec immédiateté impériale.

Ces États étaient soumis à la juridiction du Conseil aulique (Reichshofrat), le tribunal suprême de l’Empire, qui disposait d’une section italienne, mais ces États ne siégeaient pas et ne votaient à la Diète impériale (Reichstag). Parmi ceux-ci, les six États majeurs étaient dénommés les Fiefs latins (en italien : Feudi latini, en latin : Feuda latina) :

Parmi les autres fiefs impériaux de dimension moyenne on trouve le Montferrat, le duché de Modène et Reggio, ceux de Massa, de Sabbioneta et de Bozzolo, l’État de Parme (les duchés de Parme et Plaisance, le Stato Pallavicino, le Stato Landi (it), le marquisat de Zibello), y compris les petites principautés de la plaine du Pô (le duché de Guastalla, la principauté de Correggio (it)etc.), petit à petit absorbés par des États plus grands.

Existaient encore environ 200 à 250 petits fiefs dits Fiefs mineurs (en italien : Feudi minori, en latin : Feuda minora), situés surtout sur l’Apennin ligure et sur les collines du Bas Piémont, jusqu’à l’Apennin tosco-émilien, nés de la disparition des marquisats historiques des Alérame et des Obertenghi qui réussissent à subsister en raison de leur isolement. Pour ces petits États, la protection impériale pouvait garantir une certaine autonomie. Ils étaient dirigés par 50 à 70 familles nobles (les Gonzague, del Carretto, les Malaspina, Scarampi, Pico, les Pallavicino, Spinola, les Doria, les Fieschi, Adorno, etc.).

BibliographieModifier

  • Giuseppe Caciagli, I feudi medicei, Pacini, Pise 1980.
  • Marina Cavallera, « Les fiefs impériaux dans l'Italie nord-occidentale au XVIIIe siècle », dans Paul Delsalle, André Ferrer, Les enclaves territoriales aux Temps modernes, XVIe-XVIIe siècles : actes du colloque de Besançon, [4-5 octobre 1999], Besançon, Presses universitaires franc-comtoises, , 448 p. (lire en ligne), p. 185-208.
  • Cinzia Cremonini-Riccardo Musso, (a cura di), I feudi imperiali in Italia tra XV e XVIII secolo, Bulzoni, Rome 2010.
  • Chr. Lebeau (éd.), L'espace du Saint-Empire (acte du colloque sur la construction de l'espace impérial : dynamiques spatiales, dynamiques d'Empire, tenu à Strasbourg les et ), Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, coll. « Sciences de l'histoire », , 1re éd., 1 vol., 280 p., 16 × 24 cm (ISBN 2-86820-236-5, EAN 9782868202369, OCLC 300259046, notice BnF no FRBNF39127356, SUDOC 077153642, présentation en ligne, lire en ligne).
  • Johann Friedrich Scheidt, Traité sistématique fondant la connoissance de l’État du Saint-Empire romain de la nation allemande, ou le Droit public de cet empire, tiré des lois fondamentales de la jurisprudence politique & des auteurs les plus célèbres et les plus désintéressés, tome Premier, Hanovre, 1751.
  • Matthias Schnettger, « "De vasallo non statu Imperii". Les fiefs impériaux en Italie à l’époque moderne », dans Christine Lebeau, L’espace du Saint-Empire du Moyen Age à l’époque moderne, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, , 280 p. (ISBN 978-2-86820-236-9), p. 51-66
  • Matthias Schnettger, « Le Saint-Empire et ses périphéries : l'exemple de l'Italie », Histoire, économie & société, nos 23-1,‎ , p. 20 (lire en ligne [PDF]).
  • Alessandra Sisto, I feudi imperiali del tortonese, Università di Torino, Turin 1956.
  • Andrea Zanini, Strategie politiche ed economia feudale ai confini della Repubblica di Genova, in Quaderni del Centro di Studi e Documentazione di Storia Economica Archivio Doria, Gênes, 2005.

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (it) « Feudi imperiali » sur le site de Biblioteca Nazionale Centrale di Firenze.
  2. FB, « Reichsitalien », sur le site saintempire.hypotheses.org (consulté en juin 2019)