Fictionnalisme modal

Le fictionnalisme modal est un terme employé en philosophie et plus particulièrement en métaphysique de la modalité, pour décrire la position qui soutient que la modalité peut être analysée en termes de fiction relativement aux mondes possibles. La théorie se présente en deux versions : Forte et modérée. Les deux positions ont été exposées pour la première fois par Gideon Rosen à partir de 1990[1].

Fictionnalisme fort relativement aux mondes possiblesModifier

Selon le fictionnalisme fort relativement aux mondes possible (autre nom pour un fictionnalisme modal fort), les bi-conditionnels suivants sont nécessaires et précisent les conditions de vérité pour certains cas de prétentions modales :

  1. P est possible ssi la traduction de P dans le langage d'une fiction F (contenant les mondes possibles) est valide selon F.
  2. P est nécessaire ssi la traduction de P dans le langage d'une fiction F (contenant les mondes possibles) est toujours valide.

Les partisans récents de ce point de vue ont ajouté d'autres spécifications à ces bi-conditionnels pour contrer certaines objections. Dans le cas des revendications de possibilité, la version révisée de la bi-conditionnallité est ainsi énoncée : (1.1) P est possible ssi dans cet univers, présentement, la traduction de P dans le langage d'une fiction F et valide selon F[2]

Fictionnalisme modéré relativement aux mondes possiblesModifier

Selon une version modérée du fictionnalisme relativement aux mondes possibles, ceux-ci peuvent être correctement compris comme impliquant une référence à une fiction, mais les bi-conditionnels susmentionnés ne devraient pas être considérés comme une analyse de certains cas de modalité.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Gideon Rosen, Modal Fictionalism, Mind, 99, 395 (1990), pp. 327-54.
  2. Seahwa Kim, Modal Fictionalism and Analysis, dans Mark Kalderon (ed.) Fictionalism in Metaphysics (Oxford: Clarendon Press), pp. 116-33.

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