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Les fièvres intermittentes étaient autrefois assimilées à une ou plusieurs maladies.

Panneau 5 de « Studi di uno zoologo sulla malaria » (étude d'un zoologiste sur la malaria) paru en 1901, par Giovanni Battista Grassi.

Elles désignaient toutes les maladies caractérisées par des accès fébriles répétés et séparés par des périodes sans fièvre (dite « périodes d'apyrexie ») de plusieurs jours.

HistoireModifier

Hippocrate évoque les symptômes de fièvres intermittentes qu'il lie à certaines conditions climatiques et environnementales, en les divisant en 3 types : febris tertiana (tous les trois jours, dite « fièvre tierce »), quartana (tous les quatre jours, dite « fièvre quarte »), et quotidiana ou continua (maintenant appelée tropica).

Depuis le XVIIIe siècle, pour les traités de médecine, les fièvres intermittentes correspondent à un symptôme assez grossier.
Les médecins, intrigués, furent sans autre moyen descriptif pour diagnostiquer des maladies qui pouvaient produire cet effet, et causaient souvent des ravages dans la population. À titre d'exemple, l'épidémie de Groningue (en) qui se fit jour en 1826 à Groningue et fut à ce point létale que maitriser de tels fléaux est devenu priorité du corps médical.

Son étude a suscité la rédaction de mémoires et essais par Montesquieu, Victor Raoult Deslongchamps, et Samuel George Morton (entre autres).

Cette croyance dans une maladie distincte s'estompe avec Karl August Wunderlich, médecin allemand qui fut le premier à comprendre que la fièvre est seulement un symptôme ; il fit la synthèse de cette réflexion scientifique dans son ouvrage majeur publié en 1868.

Avec les progrès de la microbiologie notamment permis par le microscope, on sait maintenant qu'elles pouvaient être dues par exemple à des maladies infectieuses ou parasitaires telles que la leptospirose, la malaria, la fièvre typhoïde ou la tuberculose ou encore des lymphomes ou d'autres maladies aujourd'hui classées parmi les fièvres récurrentes. L'avènement des progrès de la médecine moderne au XIXe siècle et de l'hygiénisme pastorien a été suivi d'efforts importants en matière d'hygiène individuelle et collective (réseaux d'égouts, épuration des eaux usées...) et de santé publique, notamment dans les agglomérations urbaines, généralement à l'instigation de l'État.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier