Festival des Allumées

Le Festival des Allumées était un événement culturel organisé à Nantes de 1990 à 1995.

PrincipeModifier

Ce festival dirigé par Jean Blaise[1] rassemble successivement à Nantes pendant six années des artistes en provenance de six grands ports étrangers, durant six jours, de six heures de l'après-midi à six heures du matin. Les lieux de présentation et de représentation sont originaux, allant de l'opéra de Nantes à la friche industrielle[2].

Cette initiative a été lancée dans le cadre d'une politique culturelle ambitieuse voulue par Jean-Marc Ayrault, élu maire de Nantes pour la première fois en 1989, politique culturelle que l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau analyse comme étant une « arme politique. Et, pour les socialistes, une machine de guerre contre leurs adversaires. »[3] Au-delà de la motivation supposée, le même auteur fait le constat d'une réussite, et parle d'« explosion culturelle et artistique de Nantes »[3], dont le festival des Allumées est la première réalisation.

Les six éditionsModifier

1990 - BarceloneModifier

1991 - Saint-PétersbourgModifier

1992 - Buenos AiresModifier

Lors de cette édition, le Royal de luxe arrive d'Amérique du Sud, plus de 100 000 personnes assistent à leur parade dans Nantes[4]. Après cette édition, « Les Allumés du tango » est créé, avec pour but la promotion de cette danse dans la cité nantaise, et toujours actif en 2011[5].

1993 - NaplesModifier

Lors de cette édition, sont proposés entre autres des cours de cuisine napolitaine dans des appartements bourgeois, une simili-rave aux sonorités de rock italien dans les hangars industriels Delafoy, un crooner du cru à L'Olympic, ou de la cartomancie dans un immeuble inoccupé situé cours des 50-Otages[4].

1994 - Le CaireModifier

1995 - La HavaneModifier

Le président cubain Fidel Castro ayant privé de visas de sortie les 320 artistes attendus, au motif que les organisateurs ont invité des contestataires du régime à venir débattre lors du festival, celui-ci est annulé[6]. Un débat est alors organisé, des concerts et des expositions sont maintenus dans le festival off[7].

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  : ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

RéférencesModifier

  1. « Jean Blaise, l'« allumé » nantais », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  2. « Les Allumées de Nantes et du CRDC - De Barcelone à Cuba, de 1990 à 1995 », sur site de la ville de Nantes (consulté le 25 septembre 2010)
  3. a et b Pétré-Grenouilleau 2008
  4. a et b Karen Saranga, « Spécial Nantes : quand Nantes s'allume », L'Express,‎ (lire en ligne)
  5. « Qui sommes-nous ? », sur Les Allumés du tango (consulté le 12 juin 2011)
  6. Christian Lionet, Nicolas de La Casinière et François-Xavier Gomez, « Cuba éteint les Allumées de Nantes .La Havane refuse les visas de sortie aux 320 artistes invités par le festival. », Libération,‎ (lire en ligne)
  7. Christian Lionet, « L'adieu de Nantes à Cuba. Les Allumées annulées se sont réduites à un débat. », Libération,‎ (lire en ligne)