Fernando Sánchez Dragó

journaliste et écrivain espagnol

Fernando Sánchez Dragó, né le à Madrid, est un écrivain espagnol. Il a remporté le Prix Planeta avec son roman La prueba del laberinto et le prix national de l'essai pour Gárgoris y Habidis. Ce dernier ouvrage est vivement critiqué pour son contenu antisémite[1], principalement destiné aux juifs ashkénazes[2].

Fernando Sánchez Dragó
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (84 ans)
MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
Televisión Española (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Site web
Distinctions
Prix national de l'essai ()
Prix Planeta ()
Hijo Adoptivo de Soria (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales

BiographieModifier

Fernando Sánchez Dragó est licencié en philologie romane (1959) et en langues modernes (1962). Il est docteur en Lettres de l'Université de Madrid. Il a enseigné la littérature espagnole à l'Institut Cervantes de Madrid. Durant les années 1950 et 1960, il participe aux manifestations antifranquistes, spécialement en 1956, ce qui lui vaudra la prison.

Pendant sa jeunesse, il milite au PCE et s'oppose à la dictature de Franco. Il passe seize mois en prison en raison de cette opposition et vit en exil pendant sept ans. Il s'éloigne ensuite du communisme et se définit comme "anarcho-individualiste". Sa pensée politique se rapproche du libéralisme hétérodoxe et radical. Il construit sa propre philosophie en mélangeant la philosophie grecque (les présocratiques, Épicure, les stoïciens, l'école cynique et hellénistique) et l'orientalisme (taoïsme et hindouisme). Il défend à outrance les droits individuels comme le droit à la vie et la propriété privée. Il défend aussi la tauromachie. Il est contre l'État et eurosceptique. Il se considère comme une sorte d'anarchiste individuel partisan du marché (libertarien). Il déteste le puritanisme, le développement industriel, le multiculturalisme (auquel il oppose la notion de cosmopolitisme dont il est partisan), le progressisme, la bienpensance, le protestantisme, la technologie, l'idéologie de genre, la globalisation, le néolibéralisme, le politiquement correct et la postmodernité. « Je dirais qu'être de gauche ou de droite, comme le disait déjà Ortega y Gasset, n'est qu'une des innombrables manières qu'a l'être humain à sa disposition pour être un imbécile. Petit monde occidental, fruit du dualisme monothéiste. En dehors de cet espace, jamais personne, en Asie par exemple, ne m'a parlé de gauche et de droite. Jamais, personne, j'insiste. Par ailleurs, la droite est pour le développement, tout comme la gauche, et je crois que la seule chose qui puisse sauver le monde, s'il peut encore être sauvé, c'est d'arrêter la croissance économique. »

En 2010, une polémique fait suite à ses révélations dans Dios los cría... y ellos hablan de sexo, drogas, España, corrupción... d'avoir eu des relations sexuelles avec deux jeunes filles de treize ans quand il vivait au Japon dans les années 1960 et était professeur de littérature[3].

FamilleModifier

Sánchez Dragó est le père de l'actrice et journaliste Ayanta Barilli. Il a en tout quatre enfants, tous de mères et de nationalités différentes.

Style littéraireModifier

Sánchez Dragó recherche une écriture complexe car selon lui le langage littéraire se doit d'être éloigné du langage commun. Cela donne un style érudit, faisant usage d'un grand nombre d'énumérations et d'adjectivations, une profusion de métaphores et l'utilisation de structures syntaxiques complexes. Ce style a été critiqué comme étant trop verbeux et surchargé, vide de contenu, etc. Mais d'autres critiques ont accueuilli favorablement cette richesse de la syntaxe et considèrent les excès de Sánchez Dragó comme une sorte de "torrent littéraire".

ŒuvresModifier

 
Fernando Sánchez Dragó à la Foire du Livre de Madrid en 2007.

RéférencesModifier

  1. (de) Fabian Altemöller, Die spanische extreme Rechte zwischen Metapolitik und Politik : Eine Analyse der Situierung der Nueva Derecha und der Adaption der Nouvelle Droite, LIT Verlag Münster, , 456 p. (ISBN 978-3-643-13757-9, lire en ligne), p. 384
  2. (es) Gonzalo Álvarez Chillida, El antisemitismo en España : la imagen del judío, 1812-2002, Marcial Pons Historia, , 543 p. (ISBN 978-84-95379-44-3, lire en ligne), p. 478
  3. (es) MARÍA R. SAHUQUILLO | ELENA G. SEVILLANO, « Sánchez Dragó reconoce en su último libro haberse acostado con dos niñas de 13 años », El País,‎ (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le 30 mai 2018).
  4. Compilation de textes. Voir : vídeo.

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