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Feminista Jones

blogguse féministe africaine américaine
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Feminista Jones
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Biographie
Nom de naissance
Michelle TaylorVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
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Membre de
Black Twitter (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Michelle Taylor, connue sous le pseudonyme de Feminista Jones, est une travailleuse sociale et écrivaine américaine[1]. Elle est une contributrice de Black Twitter et une blogueuse sur le Black feminism.

BiographieModifier

Taylor travaille à Witnesses to Hunger, un projet du Centre for Hunger-Free Communities[2] de l’Université de Drexel[3]. En 2013, Taylor a reçu une bourse de la Fondation des Nations unies pour son influence sur les médias sociaux. En 2014, elle a lancé une campagne mondiale contre le harcèlement de rue (#YouOKSis) et un mouvement de silence national pour protester contre les brutalités policières (#NMOS14), qui ont tous deux attiré l'attention des médias internationaux[4],[5]. Le hashtag #NMOS14, également connu sous le nom de « Moment de Silence national », est utilisé sur Twitter pour participer aux veillées après la mort de Michael Brown[1]. L'objectif de Taylor est de faire comprendre aux gens que la vie des noirs compte et son tweet, « Même si vous ne vivez rien, cela ne veut pas dire que cela ne s'est pas produit. » sert à dénoncer les violences policières[1]. Taylor est partisane de l'organisation Black Lives Matter et estime qu'il est nécessaire que tout le monde reconnaisse les difficultés rencontrées par les personnes de couleur[1].

Jones a twitté sur sa propre expérience lors d'un incident de harcèlement de rue à New York[4],[5]. Un autre utilisateur, @BlackGirlDanger, a suggéré, de lancer la campagne « You OK, sis » pour sensibiliser et encourager les victimes de harcèlement de rue[4],[5]. Des centaines de personnes ont commencé à utiliser le hashtag comme moyen de dénoncer le harcèlement dans la rue[4],[5]. Jones décrit dans Salon : « un groupe d'utilisateurs actifs de Twitter, principalement afro-américains, qui a créé une communauté virtuelle (...) se révèle apte à provoquer de nombreux changements socio-politiques. »[6]. Pour ce travail, elle reçoit le Black Weblog Award 2014 pour son activisme en ligne[7].

En 2014, elle est classée parmi le top 100 des meilleures influenceuses et influenceurs noirs par The Root. Taylor est l'une des conférencières invitées à la Philadelphia Woman's March qui s'est déroulée le 21 janvier 2017. Son message principal est de parler de la différence entre les alliés et les co-conspirateurs[1]. Elle a dit : « Les alliés blancs ne m'intéressent pas, ce que je veux vraiment, ce sont des co-conspirateurs. ». La définition de relation alliée est fondée sur le soutien et l'aide mutuelle. Les Noirs ne sont pas obligés de fournir un soutien aux Blancs qui dominent. Jones poursuit : « Ils ne travaillent pas ensemble sur un objectif commun. Mon but est de vivre. Les Blancs n'ont pas le même objectif. »[1].

Jones souhaite plus de participation aux rassemblements et aux actions civiles et ne veut surtout pas que les blancs soient exclus[1]. Ce dont elle a besoin, c’est que les gens soient à ces côtés et disent : « Je vous soutiens, et non seulement je vous soutiens, mais je suis ici avec vous, retroussant mes manches et demandant: Que puis je faire ? »[1],[6].

En 2015, Taylor co-fonde et devient directrice générale de la Conférence sur la liberté des femmes[8], la première conférence entièrement numérique organisée et animée uniquement par des femmes de couleur. Pour son travail, elle est nommée l'une des Voix de l'année de SheKnows / BlogHer 2015[9]. En 2015, Feminista Jones écrit plusieurs articles pour le Washington Post, le Salon, TIME.com et TheEbony.com[10],[11],[6]. Taylor est régulièrement présentée sur Huffingpost Live, participe aux émissions Dr. Oz Show et Exhale Show, et son travail a été présenté sur C-SPAN (2014)[12]. En 2018, elle fait partie des « 100 Philadelphiens les plus influents » selon le magazine Philadelphia[13].

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g et h (en) « The Disruptors », CNN, (consulté le 1er août 2016).
  2. (en) « The Center for Hunger-Free Communities », sur The Center for Hunger-Free Communities (consulté le 8 mars 2019).
  3. (en) « Feminista Jones: The One-Woman Social Justice Crusade », sur Philadelphia Magazine (consulté le 22 septembre 2018).
  4. a b c et d (en-US) Noah Berlatsky, « Black Women and Street Harassment: 'Even If You Don't Like It, You're Supposed to Appear That You Do », sur The Atlantic (consulté le 11 avril 2016).
  5. a b c et d (en) « #YouOKSis? A Small Effort to Thwart #StreetHarassment (with images, tweets) · FeministaJones », sur Storify (consulté le 11 avril 2016).
  6. a b et c (en) « Stories written by Feminista Jones », sur Salon (consulté le 2 avril 2016).
  7. (en) « 2014 Black Weblog Award Winners », sur Black Weblog Awards via Wayback Machine, (consulté le 1er février 2018).
  8. (en) Women's Freedom Conference, « Women's Freedom Conference 2015 », sur Women's Freedom Conference 2015 (consulté le 9 mars 2019).
  9. (en-US) « Blogger Conferences & Female Content Creators », sur BlogHer (consulté le 9 mars 2019).
  10. (en-US) Feminista Jones, « Keep Harriet Tubman – and all women – off the $20 bill », The Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne).
  11. (en) « Feminista Jones | TIME », sur TIME.com (consulté le 2 avril 2016).
  12. (en) « Feminista Jones », C-SPAN (consulté le 2 février 2018).
  13. (en) « The 100 Most Influential People in Philadelphia », sur Philadelphia Magazine (consulté le 9 mars 2019).

Liens externesModifier