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Fellation

pratique sexuelle qui consiste à stimuler le pénis du partenaire avec la bouche, les lèvres et la langue
Illustration de Paul Avril.

La fellation (du latin fellatio, dérivé de fellare qui signifie « sucer, téter »[1]) consiste pour une personne à stimuler le pénis de son partenaire avec la bouche, les lèvres et la langue. C'est un comportement sexuel pratiqué soit comme un préliminaire soit pour conduire la personne qui la reçoit jusqu'à l’orgasme.

La fellation est un rapport buccogénital, le symétrique du cunnilingus pour la vulve. Elle est désignée par un grand nombre d'expressions ou de termes familiers, comme : « [se faire] tailler une pipe, une bouffarde, faire une turlute, souffler dans le mirliton, [se faire] pomper, faire un pompier, recevoir [ou donner] une gâterie », etc.

La fellation a également été observée chez certains animaux, dans un but de gestion de conflits (chez les bonobos, par exemple) ou bien avec une finalité sexuelle (chez certaines espèces de chauves-souris)[2].

Pratiques de la fellationModifier

 
Fellation en position 69 (dessin).

La fellation vise la stimulation du pénis à l’aide de la langue, des lèvres et de la bouche du partenaire. Les sensations ressenties au cours de la fellation peuvent être amplifiées, en même temps, en masturbant le pénis ainsi qu’en stimulant les testicules et l’anus ou toutes les autres zones érogènes.

Plusieurs positions et techniques lui sont propres. Quelques-unes figurent même dans le Kâmasûtra.

La fellation en elle-même ne peut pas causer de grossesse, cependant, les partenaires — si l’un d’eux est une femme non ménopausée n'ayant pas recours à un moyen de contraception et ne souhaitant pas concevoir d'enfant — devront veiller à éviter tout contact avec les parties génitales de cette dernière, notamment à cause de l’usage quasi inévitable des mains dans cette pratique. Il en résulte un risque — faible mais réel — qu’une petite quantité de sperme ou de liquide séminal se dépose à l’entrée du vagin par le même principe que la masturbation par le frottement du pénis contre la vulve, suite à quoi des spermatozoïdes peuvent migrer en direction de l'utérus[3],[4],[5].

La fellation peut aboutir à une éjaculation qui peut être surprenante[évasif] pour la personne qui la pratique, étant donné que la zone buccale est très sensible. Le sperme jaillit soudainement, généralement par des jets rapides et saccadés. L'éjaculat peut alors être expulsé vivement dans la bouche, voire être projeté contre le fond de la gorge, ce qui peut provoquer un réflexe de nausée. L'éjaculation étant un réflexe et sa force n'étant pas contrôlable par l'homme, celui-ci peut donc, au cas où cet aspect pose problème, se retirer ou prévenir son ou sa partenaire de l'imminence de la jouissance afin que celui-ci ou celle-ci prenne la position qui lui convienne pour recevoir le sperme, ou qu'elle choisisse de se dégager — ce qui peut néanmoins générer, pour l'homme devant exercer un tel contrôle, une tension contraire à la détente requise à l'expérience du plaisir sexuel, susceptible de réduire l'intensité de l'orgasme, voire d'entraîner une détumescence. Une autre solution est le port du préservatif, mais celui-ci est particulièrement peu apprécié dans le cas de la fellation, dont les sensations tactiles, bien plus subtiles que celles induites par une pénétration active, sont fortement atténuées par toute barrière physique.

La fellation peut s'inscrire dans les préliminaires d'une relation coïtale, comme les massages, les caresses, le cunnilingus ou autres jeux sexuels. Dans ce cas, les partenaires éviteront généralement de la poursuivre jusqu'à l'orgasme. Elle peut aussi être pratiquée comme un rapport unique, particulièrement dans les cas où un coït est déconseillé ou inopportun (règles, grossesse avancée, irritation vaginale pour la femme ou hémorroïdes pour un partenaire masculin) ou lorsque l'environnement (promiscuité, agitation) ou les conditions (temps disponible) ne permettent pas aux partenaires une relation plus complète : cette forme d'« amour à la sauvette » est un pis aller car seul le partenaire passif (qui reçoit la fellation) pourra espérer atteindre l'orgasme.

La fellation est associée aux coïts anaux et vaginaux dans les pratiques dites « de l'anus à la bouche » et « du vagin à la bouche ».[pertinence contestée]

L’hygiène est aussi un facteur important. Un manque d’hygiène conduit à de mauvaises odeurs, une accumulation de sueur et de micro-résidus (peluches, urine, sperme, smegma), peuvant être fortement désagréables pour la personne active (qui prodigue la fellation), voire nauséeux.

Des gels et des préservatifs spécialement parfumés pour cette pratique (fraise, vanille, réglisse, banane, etc.) sont disponibles en pharmacie, en grandes surfaces, et dans les distributeurs automatiques.

Gorge profondeModifier

Article détaillé : Gorge profonde (pratique sexuelle).
 
Fellation « gorge profonde » ou irrumation avec une femme en position allongée (dessin).

La gorge profonde est une pratique sexuelle désignant une fellation au cours de laquelle le pénis est introduit le plus loin possible dans la bouche puis dans la gorge du partenaire.

Il existe des sprays conçus pour anesthésier la gorge, ce qui supprime le réflexe physiologique de nausée généré par le contact de la luette, qui empêche généralement cette pratique.

IrrumationModifier

Article détaillé : irrumation.

L’irrumation est une fellation active de la part de l'homme qui utilise son pénis dans l’acte, qui n’est alors plus passif mais effectue un mouvement de va-et-vient avec son sexe dans la bouche de sa ou son partenaire. La pénétration du sexe est en général plus profonde. Instinctive (le réflexe naturel initial étant d’amener le sperme au plus près du col de l’utérus[réf. nécessaire]) ou volontaire (l’action est amenée par les sensations), cette pratique peut s’avérer difficilement supportable de la part de la personne qui subit l’irrumation, provoquer un réflexe de vomissement et entraîner des étouffements passagers ou des douleurs.

Les termes « actif » et « passif » pouvant être ambigus, lorsqu’ils sont employés pour désigner le rôle de chacun des deux partenaires impliqués dans une fellation ou une irrumation, il est parfois conseillé de parler plutôt des partenaires « insertif » et « réceptif »[6].

AutofellationModifier

 
Homme adulte pratiquant une autofellation.

L’autofellation consiste, pour les hommes très souples et/ou dotés d'un pénis très long, à se contorsionner pour pratiquer une fellation sur leur propre sexe. La pratique symétrique serait l'auto-cunnilingus, mais en pratique celle-ci semble physiologiquement impossible.

Fellation et infections sexuellement transmissibles (IST)Modifier

RisquesModifier

La fellation fait partie des pratiques sexuelles à risque, car une transmission d'infection sexuellement transmissible (IST) entre les deux partenaires est possible, bien que moindre que lors des rapports sexuels proprement dits.

De nombreuses IST sont concernées : le VIH-SIDA mais aussi la syphilis, l’herpès, les chlamydiaes, les gonorrhées, et plusieurs types d’hépatites, cette liste n’étant pas exhaustive. À titre d’exemple, on estime le risque d’être contaminé par le VIH lors d’une fellation sans préservatif avec une personne contaminée de 0,5 à 1 pour 10 000[7]. Mais cette probabilité est extrêmement variable en fonction de divers facteurs. Lorsqu’un partenaire vient d’être infecté par le VIH (stade de la primo-infection), sa charge virale est extrêmement élevée et le risque de transmission considérablement accru, même sans éjaculation, la petite quantité de liquide séminal émise durant la phase d'excitation pouvant suffire à générer une contamination[8].

Les risques liés à la fellation semblent peu pris en considération par la population[8]. Peu d’études existent sur le sujet, compte tenu de la difficulté d’établir avec certitude qu’une maladie s’est transmise par sexe oral et non par une autre pratique. De plus, il est impossible pour raisons éthiques d'organiser des études visant à provoquer une infection, et il n'existe pas de modèle animal pertinent.

Certaines études[9],[10] établissent un risque plus élevé de développer un cancer (de l’oropharynx, en particulier) chez les personnes ayant des relations buccogénitales avec des partenaires multiples. Il ne s’agit cependant pas d’un risque direct, ces études soulignant simplement l’accroissement récent du nombre de personnes infectées par des papillomavirus (condylomes, lesquels accroissent effectivement le risque de développement de cancer buccal) parallèlement au défaut de protection lors de la pratique du sexe oral avec des inconnus. En d’autres termes, un rapport vaginal reste un facteur de transmission bien plus important, et la pratique du sexe oral comme de toute autre pratique sexuelle avec un partenaire sain ne saurait représenter un quelconque risque de cancer.

PréventionModifier

Le préservatif permet d’éviter le contact entre la personne qui effectue la fellation et les fluides sexuels de l’homme. Afin de cacher le goût du latex, de nombreux fabricants proposent des préservatifs parfumés, plus fins, ou sans lubrifiant, spécifiquement conçus pour cette pratique. Cependant, le conseil d’utilisation du préservatif est ici moins suivi que pour les rapports sexuels génitaux, tant en raison de l’absence de campagnes de prévention axées sur ce point — même si cela commence à changer[précision nécessaire] — ainsi que d’une plus grande altération des sensations physiques par la présence du préservatif dans le cas de la fellation, par rapport aux rapports génitaux ou anaux, pour lesquelles la composante mécanique est nettement supérieure[11].

En l’absence de protection, et en cas d'incertitude quant au statut prophylactique du partenaire masculin, il est vivement recommandé de suivre les quelques règles suivantes :

  • S'assurer, pour la personne active ou « réceptive », de ne pas avoir de lésions aux lèvres et à l’intérieur de la bouche, comme des aphtes ou des saignements (gingivite). L'angine et la candidose sont également problématiques[12]. Une bonne hygiène bucco-dentaire est donc recommandée, mais se laver les dents peu de temps avant la fellation peut faire saigner les gencives, et potentiellement avoir un effet contraire à celui recherché. Il n'est donc pas conseillé de pratiquer la fellation juste après s'être lavé les dents, comme il n'est pas conseillé non plus de se laver les dents quelques minutes après avoir pratiqué une fellation ; un délai de 30 minutes à 2 heures est à respecter. Il convient également de ne pas pratiquer de fellation après des soins dentaires[13].
  • Ne pas avaler le liquide séminal, qui peut être contaminant. En l'absence de préservatif, il est recommandé d'essuyer le gland avec la main ou un mouchoir, avant que la bouche n'entre en contact avec le fluide[14].
  • Pour la personne passive ou « insertive », ne pas éjaculer dans la bouche de sa/son partenaire, ou réciproquement, pour la personne passive / « réceptive », de ne pas recevoir le sperme en bouche ni l'avaler. Contrairement à une idée reçue, les sucs gastriques ou la salive (qui n'est pas en soi contaminante) n'annihilent pas le VIH[15], ni les agents responsables d'autres IST. En cas d'éjaculation buccale, il est souhaitable de recracher le sperme aussitôt, de rincer immédiatement sa bouche à l'eau claire, sans frotter, et d'éviter les bains de bouche alcoolisés (dont l'agressivité aurait tendance à fragiliser les muqueuses)[14]. Mais ces précautions, du reste rarement observées, ne suffisent pas à prévenir tout risque d'infection.

En cas d'exposition accidentelle de la muqueuse buccale à du sperme suspect, il est possible d'effectuer un traitement post-exposition de l'infection au VIH, en se rendant dans un service hospitalier le plus rapidement possible (ou dans un délai de 48 heures au maximum)[14].

Origine neurobiologiqueModifier

Du XVIIIe siècle jusqu'à la révolution sexuelle des années 1970, les savants et les sexologues pensaient que la fellation provenait d'une déviation de l'instinct sexuel[16] ou de troubles psychologiques[17].

 
Schéma simplifié des circuits neurobiologiques du comportement de reproduction des mammifères, chez la femelle.

Les premières recherches scientifiques, essentiellement menées sur des rongeurs, semblaient confirmer le caractère « anormal » de la fellation. En effet, on observe que l'organisation neuroanatomique générale des organismes mammaliens est spécifiquement conçue pour la copulation hétérosexuelle : des phéromones sexuelles attirent réciproquement les mâles vers les femelles[18], puis le réflexe de lordose permet de présenter le vagin de façon optimale pour la pénétration[19], la lubrification vaginale facilite le réflexe d'éjaculation, les sensations vaginales, clitoridiennes et péniennes (via le système de récompense[20],[21]), favorisent la motivation sexuelle[22], etc. (voir le schéma ci-contre).

Articles détaillés : Comportement de reproduction et Lordose.

Dans cette organisation neurobiologique de la reproduction, la fellation n'a pas de fonction, et surtout il n'existe pas de circuit neural spécifique pour la fellation, tel qu'il en existe par exemple pour la position cruciale de la lordose[19]. Par ailleurs, le léchage ano-génital, qui pourrait être considéré comme l'équivalent de la fellation humaine, est provoqué par les phéromones et sa fonction est de recueillir des informations phéromonales contrôlant le comportement sexuel[18]. Les molécules sont ensuite transmises de la bouche vers la cavité nasale par le canal nasopalatin, puis vers l'organe voméronasal. Or, au niveau comportemental, la femelle ne prend pas le pénis dans sa bouche, elle n'effectue pas de succion, et surtout, au niveau anatomique et physiologique, le canal nasopalatin est obturé chez l'humain[23] tandis que l'organe voméronasal n'est plus fonctionnel[24]. Le léchage ano-génital des mammifères non-primates et la fellation humaine ne dépendent donc pas des mêmes contrôles neurobiologiques.

 
Évolution des principaux facteurs neurobiologiques qui contrôlent le comportement sexuel des mammifères.

Les recherches récentes en neurosciences, depuis le début du XXIe siècle, permettent d'expliquer cette différence du contrôle cérébral. Elles ont montré qu'au cours de l’évolution, le contrôle neurobiologique du comportement sexuel a changé. Chez les primates et surtout chez les hominidés (humain, chimpanzé, bonobo, orang-outan, gorille, etc.), la sexualité s'est progressivement dissociée des cycles hormonaux[25],[26], 90 % des gènes des récepteurs aux phéromones ont été altérés[27],[24] et le réflexe sexuel de la lordose n'est plus fonctionnel. Tandis qu'au contraire, l'importance du système de récompense et de la cognition est devenue majeure[28] (voir le schéma ci-contre). En raison de ces modifications du système nerveux, on observe que les activités sexuelles des hominidés changent : elles ne sont plus limitées à la copulation vaginale[29],[30], mais se développent principalement autour de la stimulation des zones érogènes, car ces stimulations procurent des récompenses / renforcements dans le cerveau[31],[28]. Ces récompenses, en particulier l'orgasme, sont perçues au niveau de la conscience comme des sensations de plaisir érotique et de jouissance, et au niveau de l'inconscient comme des facteurs de gratification narcissique. Chez l’être humain, le but fonctionnel du comportement sexuel n'est plus le coït vaginal, mais la recherche des récompenses érotiques, procurées par la stimulation du corps et des zones érogènes, et celle de la gratification narcissique induite. Le comportement de reproduction a évolué vers un comportement érotique[32],[note 1].

Article détaillé : Comportement érotique.

Le plaisir est clairement à l’origine de la fellation chez l'homme. En effet, les activités de pénétration (buccale, vaginale ou anale) procurent des sensations thermiques, tactiles et de pressions intenses sur l'ensemble du pénis (gland, prépuce, corps caverneux et spongieux), ce qui maximise les plaisirs érotiques. De plus, les chercheurs Masters et Johnson ont observé et mesuré avec des appareils spécialisés[précision nécessaire] plus de 10 000 réponses sexuelles auprès de 694 hommes et femmes. Ils ont montré que le pénis de l’homme et le clitoris de la femme étaient les principales régions du corps à l’origine du plaisir sexuel[33]. Pour ces raisons physiologiques, recevoir une fellation est une des activités érotiques préférées des hommes.

En résumé, l’être humain recherche les activités sexuelles, comme la fellation, principalement car elles procurent des plaisirs érotiques intenses.

Par contre, pour la personne qui prodigue la fellation, la motivation initiale n'est pas la recherche de récompenses érotiques directes. Mettre un pénis dans la bouche n'est pas une activité érogène innée. Parfois, la personne ressent même du dégoût en pratiquant une fellation initialement. C'est en répétant cette activité, par conditionnements et apprentissages, que la « fellatrice » (ou le « fellateur ») peut finir par ressentir un plaisir indirect. Mais pour la majorité des personnes, prodiguer une fellation ne devient pas une activité érotique de prédilection, tandis que recevoir une fellation (ou son équivalent pour la femme, le cunnilingus) est nettement préféré[34].

Néanmoins d'autres motivations à donner des fellations peuvent être éprouvées spontanément ou apprises : le plaisir altruiste de donner du plaisir au partenaire, le souhait de respecter la réciprocité dans le domaine sexuel (donc accepter de prodiguer une pratique même peu appréciée si l'on en profite soi-même), ou encore une imitation des comportements d'autrui, réels ou supposés (certaines pratiques sexuelles étant ainsi promues, à des degrés variables selon les lieux et les époques, aussi bien dans certains environnements sociaux que dans les médias, notamment dans la presse féminine ou la presse à destination des hommes homosexuels). Certaines personnes tirent une grande satisfaction psychologique de cette pratique, avec l'idée d'être à l'origine du plaisir de l'autre, se déclinant soit en une sensation de maîtrise (l'homme recevant cette caresse étant en quelque sorte à la merci de la personne qui la prodigue), soit en une jouissance dans la soumission (la personne prodiguant la fellation pouvant se représenter en train de « servir son maître »). Pour les personnes qui pratiquent régulièrement la fellation, c’est une préférence sexuelle qui se forme au cours de la vie de la même manière que les préférences olfactives, musicales ou alimentaires.[pertinence contestée]

Représentations culturellesModifier

 
Représentation dessinée dans le Kâmasûtra.

Les pratiques, les valeurs et les représentations attachées à la fellation changent en fonction des époques de l’Histoire et en fonction des groupes sociaux et des sociétés humaines. Ainsi, le journaliste Lucien Bodard, né et élevé en Chine, raconte que les nourrices chinoises ont coutume, pour inciter les petits garçons à s'endormir, de leur caresser le sexe avec leurs lèvres[35], ce qui en Occident serait considéré comme un abus sexuel (comme illustré dans une scène du film Polisse où une femme est accusée d'un tel comportement vis-à-vis d'un de ses fils).

Sociétés traditionnellesModifier

Dans de nombreuses sociétés traditionnelles, la fellation comme d’ailleurs la sodomie ou le baiser sont considérés comme des activités sexuelles « anormales », car ces pratiques ne correspondent pas à l’usage physiologique des organes concernés : l’anus est destiné à la défécation et la bouche à l’alimentation[36].

AntiquitéModifier

 
Bord d’une coupe attique du Peintre de Pédieus, v. 510 av. J.-C., musée du Louvre.

Dans l’Antiquité romaine, la fellation pratiquée par un homme était une pratique honteuse et le mot « fellateur » était utilisé comme l’injure suprême, car un homme pratiquant des activités considérées comme typiquement féminines perdait sa virilité et son statut social[37]. En revanche, le fait pour un homme de recevoir une fellation par un autre homme était relativement valorisé.

On trouve des fresques de scènes de fellations à Pompéi ainsi que sur des bas-reliefs hindous, les papyrus de l’Égypte antique et la Rome antique. On trouve des références à des fellations — hétérosexuelles, homosexuelles ou pédérastiques[38] — dans la Vie des douze Césars de Suetone.

Périodes moderne et contemporaineModifier

 
Martin Van Maele, illustration d'un poème de Paul Verlaine.

Dans Relation de la maladie, de la confession, de la mort et de l’apparition du jésuite Berthier, Voltaire attribue le questionnement « Semen ubi femina effudit, an teneatur alter effundere, sive inter uxores, sive inter fornicantes ? »[Traduire passage] au jésuite Tomás Sánchez.

Roger Peyrefitte traduit cela par « Si l’on peut commencer dans les vases illégitimes ». Le théologien aurait répondu : « Utrum liceat intra vas praeposterum, aut in os feminae, membrum intromittere, animo consummandi intra vas legitimum », c’est-à-dire qu’il autorisait ces préludes « à condition de finir dans le vase légitime[39] », c'est à dire d'éjaculer dans le vagin.

Depuis l’origine de la sexologie et jusqu’à la révolution sexuelle, la fellation a été considérée comme une pathologie, perversion de l’instinct sexuel[16], « instinct » qui « normalement » ne devait produire que des activités sexuelles permettant la reproduction[17].

En 1952, la fellation, avec la masturbation et le cunnilingus, fait partie des comportements pathologiques dans la première édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux[40].

Au cinémaModifier

Dans la chansonModifier

  • « Les sucettes » de Serge Gainsbourg, chantée par France Gall (évoquant la fellation sur le mode du double sens)
  • « Love on the beat » de Serge Gainsbourg (évoque un cunnilingus : « D'abord je veux avec ma langue / Natale deviner tes pensées »)
  • « Suck baby suck » de Serge Gainsbourg
  • « Lick my love pump » de Spinal Tap
  • « Why 'd ya do it? » de Marianne Faithfull (évoque en termes très crus diverses pratiques dont la fellation)
  • « Head » de Prince
  • « Walk on the wild side » de Lou Reed
  • « You oughta know » d'Alanis Morissette (« Would she go down on you in a theater? »)

En droit pénalModifier

En FranceModifier

« Tout acte de fellation constitue un viol au sens des articles précités, dès lors qu’il est imposé par violence, contrainte, menace ou surprise, à celui qui le subit ou à celui qui le pratique. »

— Crim. 16 décembre 1997, pourvoi no 97-85455[41]

Toutefois, le 22 août 2001, la Cour émet une interprétation diamétralement opposée, considérant que la fellation pratiquée sur un homme non consentant n’est pas un viol, mais une agression sexuelle :

« L’élément matériel du crime de viol n’est caractérisé que si l’auteur réalise l’acte de pénétration sexuelle sur la personne de la victime. »

— Crim. 22 août 2001, pourvoi no 01-84024[42]

Pour être constitutive d’un viol, la fellation implique donc une pénétration par l’organe sexuel masculin de l’auteur et non par un objet le représentant[43] :

« Encourt la censure pour violation des articles 111-4 et 222-23 du code pénal l’arrêt qui renvoie devant la cour d’assises, sous l’accusation de viols aggravés, un médecin qui, agissant dans un contexte sexuel et animé par la volonté d’accomplir un acte sexuel, a contraint trois jeunes patientes à introduire dans leur bouche puis à sucer un objet de forme phallique dès lors que, pour être constitutive d’un viol, la fellation implique une pénétration par l’organe sexuel masculin de l’auteur et non par un objet le représentant. »

— Crim. 21 février 2007, pourvoi no 06-89543[44]

Aux États-UnisModifier

Jusqu’en 1961, les 50 États américains avaient des sodomy statutes, certaines juridictions interdisant toute pratique consensuelle de la sodomie, terme qui regroupait alors le sexe oral et anal, d’autres seulement celle ayant lieu entre deux personnes non mariées ou entre des personnes du même sexe[45]. En 2003, alors que treize états maintenaient encore cette interdiction, concernant l’affaire Lawrence v. Texas la Cour suprême jugea que les sodomy statutes visant uniquement les homosexuels étaient anticonstitutionnelles car indument discriminatoires[45],[46],[47]. Ces lois sont encore en vigueur dans les états où elles s’adressent aussi bien aux hétérosexuels et aux homosexuels[47].

SociétéModifier

En politiqueModifier

  • Une rumeur publique entourant la mort de Félix Faure, saisi d'un malaise tandis qu'il recevait sa maîtresse à l'Élysée, prétendait qu'une fellation en était la cause. Il y est fait référence dans le film Les invasions barbares, où l'un des personnages répète un bon mot ayant circulé à son sujet : « Il voulut être César, il ne fut que pompé. »
  • Lors de l’affaire Monica Lewinsky, Bill Clinton nia avoir eu un « rapport sexuel » avec la stagiaire (« I did not have a sexual relation with that woman, Monica Lewinski »). Accusé de parjure après les révélations, il argumenta qu’il n’estimait pas que recevoir une fellation constituait un rapport sexuel. En fait, d'après la définition d’un rapport sexuel qui fut arrêtée pour juger l’affaire, cette interprétation n’est pas fausse, quoique difficile à défendre : en définissant le rapport sexuel comme le fait de toucher les parties intimes d’une personne pour lui procurer du plaisir, on peut arguer que la fellation ne constitue un acte sexuel que pour celui qui la donne[48].
  • Dans la vie politique française contemporaine, la question de la fellation intervient dans l'affaire Dominique Strauss-Kahn.

Faits diversModifier

  • En 1995, Hugh Grant fait scandale en se faisant arrêter par la police pour exhibition sexuelle (« misdemeanour lewd conduct in a public place ») pour avoir eu une relation buccale avec une prostituée, Divine Brown[49].
  • En 2002 sort la série pornographique Gag Factor chez JM Productions sur l’irrumation. En octobre 2007, un agent du FBI arrête un transporteur avec des vidéos de la série. Un jury de Phoenix le condamne pour transport de matériel (vidéo) obscène. Jeffrey Douglas, l’avocat du distributeur Five Star Video, dit que la juge Rosalyn O. Silver n’a pas voulu comparer et montrer les preuves de l’affaire (à savoir les vidéos en question) aux membres du jury sélectionné.[précision nécessaire] Five Star Video doit payer une amende et l’affaire s’arrête là. Le journaliste Robert Jensen considère cette série sur la fellation comme particulièrement dégradante et dangereuse pour les femmes[50].

Dans les religionsModifier

JudaïsmeModifier

D’après la Torah tout est permis entre époux mariés, cela comprend les actes potentiellement fécondant aussi bien que les actes intrinsèquement non fécondants pour autant qu’ils soient pratiqués « sérieusement » et de « façon pure »[51]. Par contre, tout acte sexuel entre hommes, y compris la fellation, est interdit.

CatholicismeModifier

L'Église catholique considère que tout acte sexuel qui dissocie la sexualité de sa finalité procréative est désordonné[52]. L'interprétation de cette position fait débat : certains[Qui ?] considèrent que tout acte de sexualité orale est contraire à son enseignement, tandis que d'autres, comme le prêtre polonais Ksawery Knotz, estiment que ce sont l'intention et les conséquences de cette pratique qui importent ; selon lui, si celle-ci participe au renforcement de l'amour conjugal et ne devient pas un obstacle à une sexualité génitale normale (par exemple, s'il s'agit d'un acte préliminaire ou corollaire à un rapport sexuel, avec l'intention d'accroître le plaisir et la communion des époux), et si elle est vécue dans le respect mutuel, alors elle est favorablement accueillie ; si en revanche elle décourage ou détourne le couple d'avoir des rapports sexuels génitaux, alors cette pratique est utilisée à mauvais escient et il convient de la déconsidérer[53],[54].

Dans la Bible, le passage suivant du Livre des Proverbes pourrait décrire la pratique de la fellation chez la femme adultère :

« Il y a trois choses qui sont au-dessus de ma portée,
Même quatre que je ne puis comprendre :
La trace de l’aigle dans les cieux,
La trace du serpent sur le rocher,
La trace du navire au milieu de la mer,
Et la trace de l’homme chez la jeune femme.
Telle est la voie de la femme adultère :
Elle mange, et s’essuie la bouche,
Puis elle dit : Je n’ai point fait de mal. »

— Pr 30. 18-20

Il existe cependant un passage nettement plus évocateur, dans le Cantique des Cantiques, que les lecteurs adultes peuvent comprendre à demi-mot :

« Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt,
Tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes.
J’ai désiré m’asseoir à son ombre,
Et son fruit est doux à mon palais. »

— Ct 2. 3

Ou plus encore d’après la traduction de Louis de Carrières[55]:

français latin

« 3. Tel qu’est un pommier fécond entre les arbres stériles des forêts, tel est mon bien-aimé entre les enfants des hommes. Ainsi je me suis reposée sous l’ombre de celui que j’avais tant désiré ; et j’ai goûté de son fruit, qui a été plus doux à ma bouche que le miel le plus délicieux. »

« 3. Sicut malus inter ligna silvarum, sic dilectus meus inter filios. Sub umbra illius, quem desideraveram, sedi et fructus ejus dulcis gutturi meo. »

IslamModifier

Les textes d’Al-Muwatta enseignent que toucher le pénis de l’homme n’est pas impur[56]. Abou Bakr As-Siddiq en parle également dans le traité d'Houdaybiya[57]

Mais dans les années 1960, Youssef al-Qaradâwî émet par fatwa une interdiction de la fellation. Il affirme même qu’elle donnerait le cancer de la bouche[58]. Abu al-Qasim al-Khoei contredit cette fatwa, disant que la fellation entre époux mariés n’est pas hors-la-loi. Globalement, à l'instar de la sexologue égyptienne Heba Kotb (en), les juristes islamiques affirment que la fellation est autorisée dans l’islam puisqu’aucun texte religieux musulman ne l’interdit explicitement. Il faut cependant que la femme fasse attention à ne pas avaler le liquide pré-séminal qui est considéré comme impur.[59]

Chez les chauves-sourisModifier

Femelle de chauve-souris pratiquant une fellation[60].

Chez certains animaux, la fellation pourrait procurer un bénéfice adaptatif. Une étude de 2009 portant sur la chauve-souris Cynopterus sphinx a relevé que la copulation dorso-ventrale s'accompagnait souvent chez cette espèce de la pratique par la femelle d'une forme de fellation : en penchant la tête, celle-ci lèche la hampe ou la base du pénis de son partenaire, à l'exclusion du gland qui a déjà pénétré le vagin ; le mâle n'interrompt jamais la pénétration au cours de cette action.

Ce comportement a une incidence positive sur la durée totale de la copulation : selon les résultats de l'étude, chaque seconde supplémentaire de fellation augmente le temps de copulation d'environ six secondes ; en outre, la copulation dure sensiblement plus longtemps quand il y a fellation que dans le cas contraire.

Les auteurs proposent quatre hypothèses explicatives en termes de bénéfice adaptatif :

  • en lubrifiant et en stimulant le pénis, la fellation permettrait d'augmenter la durée de la copulation ;
  • la copulation prolongée pourrait elle-même être une méthode de préservation du couple, les partenaires se séparant généralement post coitum pour rejoindre des groupes unisexués ;
  • la salive aux propriétés antimycosiques et antibactériennes de la femelle préviendrait des maladies sexuellement transmissibles[Information douteuse] [?] ;
  • enfin, lécher les organes génitaux pourrait faciliter la détection et l'identification de signaux chimiques liés au complexe majeur d'histocompatibilité (CMH) et intervenant dans le choix du partenaire[60][Information douteuse] [?].

En revanche un tel allongement de la durée du coït a un effet négatif potentiel en ce qu'il favorise une attaque par un prédateur éventuel.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les distinctions entre « comportement sexuel », « comportement de reproduction» et « comportement érotique » sont expliquées dans les articles Comportement érotique et Comportement de reproduction. Ces expressions ont été proposées par les auteurs Martin H. Johnson et Barry J. Everitt dans leur ouvrage Reproduction, 5e edition, publié chez De Boeck Université en 2001, car les différences neurobiologiques, cognitives et comportementales entre les espèces modifient la dynamique du comportement sexuel. L'ouvrage qui présente le plus de vérifications expérimentales de ces distinctions est Functional and dysfunctional sexual behavior du neurobiologiste Anders Agmo.

RéférencesModifier

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  54. « Pendant l'acte sexuel, les couples mariés peuvent montrer leur amour de toutes les façons, ils peuvent s'offrir les caresses les plus convoitées. Ils peuvent se stimuler manuellement ou oralement » in « Un prêtre polonais publie un "Kâmasûtra catholique" » sur lefigaro.fr.
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  57. Sahih Bukhari, Kitab al Sharut [Conditions], Book: al-Sharut fil Jihad [Conditions for Jihad], hadith 2770.
  58. Islam’s Stance on Oral Sex sur islamonline.net.
  59. (en)« Much of her advice is straight biology — laying out facts rarely aired elsewhere. Nothing is too sensitive. She discusses sexual positions, female orgasm, oral sex (allowed, “since there is no religious text banning it”), even masturbation (frowned upon but at least preferable to unmarried or adulterous sex, which is “haram,” meaning forbidden by religion) » ; Muslim Woman Gives Sex Advice on Arab TV.
  60. a et b (en) Min Tan, Gareth Jones, Guangjian Zhu, Jianping Ye, Tiyu Hong, Shanyi Zhou, Shuyi Zhang et Libiao Zhang, « Fellatio by Fruit Bats Prolongs Copulation Time », PLoS ONE, vol. 4, no 10,‎ (DOI 10.1371/journal.pone.0007595)

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Années 1990Modifier

  • Thierry Leguay, Histoire raisonnée de la fellation, GECEP/Le Cercle, 1999

Années 2000Modifier

Années 2010Modifier

  • Collectif, Osez 20 histoires de fellation, La Musardine, 2012
  • Dino, Osez tout savoir sur la fellation, La Musardine, 2004
  • Gérard Leleu, L'Art de la fellation, Leducs éditions, 2008
  • Gérard Lenne, De la fellation comme idéal dans le rapport amoureux, La Musardine, 2012
  • Thierry Leguay, La Fabuleuse Histoire de la fellation, La Musardine, 2014
  • Osez la fellation, nouvelle édition illustrée, La Musardine, 2017
  • Franck Spengler, Anthologie littéraire de la fellation, La Musardine, 2011, 2018

Articles connexesModifier