Federico Borromeo (1564-1631)

cardinal de l'Église catholique romaine

Federico Borromeo, francisé en Frédéric Borromée, né le à Milan et mort le , est un prélat italien, qui fut cardinal archevêque de Milan de 1595 à 1631. Il fonda dans cette ville vers 1600 la célèbre bibliothèque Ambrosienne. Il était le cousin de saint Charles Borromée, qui le précéda sur le siège épiscopal de la capitale lombarde.

Federico Borromeo
Image dans Infobox.
Fonctions
Archevêque de Milan
Archidiocèse de Milan
à partir du
Gaspare Visconti (en)
Évêque catholique
à partir du
Cardinal
à partir du
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
MilanVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Activités
Famille
Père
Giulio Cesare Borromeo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Charles Borromée (cousin germain)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Consécrateurs
Escudo de Federico Borromeo - Milán (cropped).jpg
blason

FormationModifier

Il fit ses études à Pavie auprès du Collège Borromée, obtenant ses diplômes en théologie et en droit. Il reçut les ordres mineurs dans le clergé diocésain, et se rendit à Rome en 1585 pour poursuivre des études classiques. Il devint prêtre fin 1593.

Archevêque de MilanModifier

Créé cardinal par Sixte V (Felice Peretti) le (à 23 ans seulement) avec le titre de Santa Maria in Domnica puis en 1589 au titre de Santi Cosma e Damiano et archevêque de Milan le à 31 ans, il suivit néanmoins l'exemple de son prédécesseur et cousin Charles en maintenant la discipline du clergé, en fondant des églises et des collèges à ses frais, en appliquant les règles édictées au concile de Trente, et en donnant l'exemple d'une grande charité pendant la période de famine de 1628 et l'épidémie de peste de 1630.

Durant son long cardinalat, il participa à huit conclaves, notamment ceux qui élurent Clément VIII, Paul V, Urbain VIII. Il poussa son cousin et successeur Cesare Monti à embrasser la vie ecclésiastique.

Il mourut à Milan le 21 ou le .

Bibliothèque AmbrosienneModifier

En 1602 il fonda la Bibliothèque Ambrosienne, ainsi nommée en mémoire de saint Ambroise. Antonio Olgiati, auquel elle fut confiée, y rassembla neuf à dix mille manuscrits, dont un grand nombre d'orientaux, qu'il était allé rechercher lui-même en Grèce et ailleurs. L'intention du fondateur était que seize savants, versés dans les divers genres de littérature, et dans la connaissance des langues orientales, fussent occupés à déchiffrer, à éclaircir et publier ces manuscrits ; mais le défaut de fonds suffisants en réduisit le nombre à trois ou quatre : Mabillon, Montfaucon et Muratori ont donné des notices de quelques-uns de ces manuscrits ; le reste est inconnu, et, d’après un statut du fondateur, l’on faisait même difficulté d’en communiquer le catalogue aux étrangers, quoiqu’on leur permit de collationner ces manuscrits avec les imprimés.

En 1618, Borromeo décora la Bibliothèque d'un ensemble de statues et de cadres, d'où l'appellation Quadreria Ambrosiana qui deviendra ensuite Pinacothèque Ambrosienne. Le but de la Quadreria était de créer une structure de soutien à la nouvelle Académie Ambrosienne, créée par Borromée en 1621, dont Giovanni Battista Crespi (le Cerano) était premier président.

Frans Snijders, peintre flamand spécialiste de natures mortes et de peinture animalière, fut introduit auprès de lui en septembre 1608 par Jan Bruegel de Velours[1].

Autres contributions artistiquesModifier

Il fit ériger la statue de son cousin saint Charles Borromée à Arona ; il embellit aussi le Dôme de Milan, où il fut enseveli devant l'autel de la Madone de l'Arbre.

Cité par ManzoniModifier

Alessandro Manzoni dans I promessi sposi (Les fiancés) en exalte la noble figure d'humaniste.

ŒuvresModifier

 
Gratia de' principi, 1632
  • (la) Federico Borromeo, Archiepiscopalis fori Sanctae Mediolanensis Ecclesiae taxae, Milan, eredi Pacifico Da Ponte, (lire en ligne)
  • (la) Federico Borromeo, De vita contemplativa, sive de valetudine ascetica libri duo, Milan, typographia Collegij Ambrosiani, (lire en ligne)
  • (la) Federico Borromeo, De christianae mentis iucunditate libri tres, Milan, typographia Collegij Ambrosiani, (lire en ligne)
  • (la) Federico Borromeo, De sacris nostrorum temporum oratoribus libri quinque, Milan, typographia Collegij Ambrosiani, (lire en ligne)
  • (la) Federico Borromeo, De concionante episcopo libri tres, Milan, typographia Collegij Ambrosiani, (lire en ligne)
  • Federico Borromeo, Il libro intitulato la gratia de' principi, Milan, Stamperia del Collegio Ambrosiano (lire en ligne)
  • Federico Borromeo, I tre libri delle laudi divine, Milan, Stamperia del Collegio Ambrosiano (lire en ligne)
  • (la) Federico Borromeo, Meditamenta litteraria, Milan, typographia Collegij Ambrosiani, , 2e éd. (lire en ligne)
  • Federico Borromeo, I tre libri della vita della venerabile madre suor Caterina Vannini sanese monaca convertita, Padoue, Giuseppe Comino, , 3e éd. (lire en ligne)
  • (la) Federico Borromeo, « De pictura sacra; Leges observandae in Academia quae de graphide erit; Musaem », Symbolae litterariae, Roma, ex typographio Palladis, vol. 7,‎ (lire en ligne)

On trouve la liste de ses ouvrages, tant manuscrits qu’imprimés, à la fin de l’Histoire littéraire de Milan, par le P. Giuseppe Antonio Sassi.

SourcesModifier

AnnexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Maria Cecilia Fabbri, « Biographies », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 667

Articles connexesModifier

Liens externesModifier