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Faux-gavial d'Afrique

espèce de reptiles

Mecistops cataphractus

Mecistops cataphractus
Description de cette image, également commentée ci-après
Faux-gavial d'Afrique
Classification selon ReptileDB
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Reptilia
Sous-classe Archosauromorpha
Clade Crurotarsi
Ordre Crocodilia
Famille Crocodylidae

Genre

Mecistops
Gray, 1844

Nom binominal

Mecistops cataphractus
(Cuvier, 1825)

Synonymes

  • Crocodylus cataphractus Cuvier, 1825

Statut de conservation UICN

( CR )
CR A2acde+3cde+4acde :
En danger critique d'extinction

Mecistops cataphractus, unique représentant du genre Mecistops, est une espèce de crocodiliens de la famille des Crocodylidae[1].

En français cette espèce est nommée Crocodile à nuque cuirassée ou Faux-gavial d'Afrique, ce dernier surnom en raison de sa ressemblance avec le gavial du Gange, espèce appartenant a une autre famille bien distincte, les Gavialidae.

Sommaire

RépartitionModifier

 
Distribution

Cette espèce se rencontre en Gambie, au Liberia, en Sierra Leone, en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville, en République centrafricaine et au Congo-Kinshasa. Sa présence est incertaine au Sénégal, au Mali,, en Guinée-Bissau, au Burkina Faso, au Bénin, en Guinée équatoriale, en Tanzanie et en Zambie. Elle a disparu du Tchad[2].

HabitatModifier

Cette espèce vit dans des rivières bordées par une épaisse végétation. Certains rares individus ont été trouvés sur la côte maritime ce qui indiquerait une légère tolérance à l'eau de mer.

DescriptionModifier

 
Faux-gavial d'Afrique
 
Faux-gavial d'Afrique

Ce crocodile mesure habituellement environ entre 2,5 et 4 m et pèse environ 200 kg et le plus grand observé mesurait 6 m et pesait 325 kg.

Le régime alimentaire habituel est principalement constitué de poissons, de serpents, d'amphibiens ainsi que de crustacés. Les plus gros individus peuvent s'attaquer à des proies plus importantes.

Les individus vivent isolés sauf au moment de la reproduction.

ClassificationModifier

Cette espèce était -et est encore souvent- placée dans le genre Crocodylus. Des études génétiques ont montré que cette espèce était très différente des autres membres de ce genre, et elle a été déplacée dans un genre à part[3].

ProtectionModifier

Toutes les populations du faux-gavial d'Afrique sont inscrites à l'annexe I de la Cites depuis 1992. On estime qu'il existe environ 50 000 individus mais cette espèce demeure encore assez mal connue et des populations peuvent être ignorées. L'espèce, qui souffre d'une chasse excessive, ne semble pas en danger dans l'immédiat. L'inscription à la Cites permettant de protéger les populations existantes.

ÉtymologieModifier

Le nom de l'espèce, cataphractus, signifie recouvert par une armure et dérive du grec kataphraktos.

Convergence évolutiveModifier

Le Faux-gavial d'Afrique partage comme principale similitude avec le Gavial du Gange un museau plus long et fin que les autres espèces de crocodiles, trait physique également remarqué chez le Faux-gavial de Malaisie, bien que celui du Faux-gavial d'Afrique et celui de Malaisie soient moins long. Etant dans des familles différentes, cette particularité pourrait s'expliquer par un phénomène de Convergence évolutive, dont le résultat est l'acquisition d'un trait caractéristique a plusieurs êtres vivant, mais non hérité d'un ancêtre commun à ces derniers, mais qui a évolué de façon indépendante.

Ce phénomène a pu être favorisé par le régime alimentaire, car celui des trois espèces de crocodiles se compose principalement, uniquement même pour le vrai gavial, de poissons, car le museau serait trop fragile pour s'en prendre à des créatures plus grosse. De par le fait, il s'agirait là aussi d'une spécialisation évolutive. Cependant, ce genre de phénomène peut être néfaste a long terme, car n'étant spécialisées que dans la pêche, ces trois espèces pourrait disparaître si leur seul proies de prédilections venaient à disparaitre elles aussi, ce qui est déjà en parti l'une es causes de leur raréfactions dût à l'activité humaine.

Publications originalesModifier

  • Cuvier, 1825 : Recherches sur les ossements fossiles de quadrupèdes, où l'on rétablit les caractères du plusieurs espèces d'animaux que les révolutions du globe paroissent avoir détruites. Dufour & d'Ocagne, Paris.
  • Gray, 1844 : Catalogue of the tortoises, crocodiles and amphisbaenians in the collection of the British Museum. Edward Newman, London (texte intégral).

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Reptarium Reptile Database, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. UICN, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  3. Schmitz, Mausfeld, Hekkala, Shine, Nickel & Amato, 2003 : Molecular evidence for species level divergence in African Nile Crocodiles Crocodylus niloticus (Laurenti, 1786). Comptes Rendus Palevol, vol. 2, p. 703–712.