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Famille d'Ourches
Image illustrative de l’article Famille d'Ourches
Armes

Blasonnement Branche d'Ourches sur Meuse : d'or au lion de sable alias de sable au lion d'or.
Branche de Cercueil : d'argent au lion de sable armé, lampassé et couronné de gueules.
Branches d'Ourches de Vidampierre
d'Ourches de Cercueil
Dourches d'Hamonville ou de Foug
Dourches d'Uruffe
Période du XIIIe siècle au XXIe siècle, pour les branches d'Ourches sur Meuse et roturières de Foug et d'Uruffe
et du XVIe siècle au XIXe siècle pour la branche d'Ourches de Cercueil.
Pays ou province d’origine Ourches sur Meuse près de Vaucouleurs pour 3 branches.
Cerville pour la branche de Cercueil.
Allégeance Barrois mouvant de la couronne de France: Joinville, comte puis duc de Bar; duc de Lorraine, Empereur germanique pour la période lorraine de 1600 à 1758, puis roi de France
Fiefs tenus Ourches, Longor, Foug, Uruffe, Delouze, Sauville, Parey sous Monfort.
Demeures Ourches, Foug, Sorcy, Forcelles, Sauville ...
Charges représentation de la noblesse aux assises de Bar puis de Nancy.
Fonctions militaires maréchaux de Bar, de Lorraine, sergents de bataille pour le duc de Lorraine, propriétaires du Régiment d'Ourches (cavalerie du duc) et de la compagnie Delouze durant la guerre de trente ans, maréchaux du roi pour la branche de Cercueil,
Fonctions ecclésiastiques Quatre chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, prieuré de Vaucouleurs, prieuré Saint-Vannes de Verdun, patronage de la cure d'Uruffe.
Preuves de noblesse
Montres 1402 banneret à Nancy,
1633 à Nancy : Compagnie d'Ourches,
Paris: 1653, régiment d'Ourches (600 hommes à cheval) et compagnie Delouze (100 cavaliers)

Le nom d'Ourches trouve son origine dans le village d'Ourches-sur-Meuse dont la famille détient la châtellenie de 1229 à 1553. Ce village est situé aujourd'hui dans le département français de la Meuse, sur la Meuse entre Vaucouleurs et Commercy.

Les familles qui ont porté ce patronyme étaient membres de la chevalerie champenoise de Joinville avant 1300, de la chevalerie Barroise avant 1600, Lorraine ensuite, puis Française en 1766, quand le duché de Lorraine fut annexé par le royaume de France.

Au cours de l'histoire, ce nom a connu différentes orthographes : les noms Dourches, d'Ourches, Dourche et d'Ourche sont les mêmes (voir le parchemin de 1463 ci-dessous)[1].

Sommaire

HéraldiqueModifier

  • Branches issues d'Ourches-sur-Meuse : de sable au lion d'or, alias d'or au lion de sable. Cimier, un demy lion ou une gerbe d'or. Support, deux lions.
  • Famille issue d'Houche de Cercueil (voir Cerville) : d'argent au lion de sable, armé, lampassé, couronné de gueule. Cimier, une gerbe d'or. Support, deux lions couronnés. C'est cette représentation qui a été choisie par la commune d'Ourches-sur-Meuse.

Historique des famillesModifier

Vassaux du sire de Joinville en Champagne (1200-1300)Modifier

  • Lamberin d'Ourches[2] (Lambirino Warchiis) est cité par les historiens Dom Calmet et Benoit Picart: en 1214 à la bataille de Rosheim. Champenois, il commande une troupe de Simon de Joinville (seigneur de Vaucouleurs) qui s'était rendu à Trèves pour régler les affaires de son épouse défunte. La troupe de champenois s'est retrouvée placée opportunément sous l'autorité conjointe du duc Thiébaud Ier pendant sa période de tutelle. (ref: specilegium). Les sources alsaciennes situent cet épisode en 1218. Lamberin est encore cité en 1219 lors de l'assemblée qui vit une rébellion de Hugues de Lunéville et Philippe de Gerbéviller pour confisquer le pouvoir du duc Thiébaud, alors prisonnier du roi des Romains Frédéric II. Lamberin, à cette occasion, propose de mettre en gage les bijoux de sa femme pour payer la rançon et prononce un discours de ralliement au duc Thibault. (ref: Mémoires de Florentin Le Thierrat). Il a disparu en 1229 quand Rémy (Warche) d'Ourches reçoit du sire de Joinville l'autorisation de construire une maison forte à Ourches-sur-Meuse. L'imperfection de la calligraphie des actes manuscrits du XVe siècle le fit dénommer Lambirin à la place de Lamberin. Lamberin d'Ourches portait de sable au lion d'or (martyrologe Goussancourt).
  • Rémy d'Ourches accompagne Jean de Joinville, sénéchal de Champagne, dans le voyage qu'il fait à Paris pour demander au roi de France (Saint Louis) la confirmation de la paix qu'il vient de conclure avec plusieurs gentilshommes. Rémy est nommé le premier des écuyers qui l'ont accompagné.
  • Cri de guerre au XIIIe siècle : [wurʃ]

Vassaux des comtes puis ducs de Bar (1300-1431)Modifier

  • Transaction faite par Jean d'Ourches, gouverneur, bailly de Bar : avec Geoffrois de Salerne (Sallenay) & Guillaume de Gissy ses beaux-frères, l'an 1281 où ledit Jean est nommé Jean d'Ourches, seigneur de Monts.
  • Aubertin dOurches[3] est prévôt de Foug en 1305.
  • Wautrin d'Ourches paraît dans la liste des vassaux du comte Édouard Ier de Bar en 1311. Il figure au nombre des députés de la chevalerie à Bar en 1317.
  • Jean d'Ourches est cité comme bailli puis gouverneur de Bar et du Bassigny entre 1320 et 1332, conseiller d'État du comte Édouard Ier en 1323. Il a épousé Isabelle d'Épinal.
  • 1350 Le château d'Ourches est détruit par un incendie. Johan d'Ourches (décédé vers 1380) le remplace par un nouveau château (Généalogie Lorraine no 148). Il est l'époux d'Isabelle sœur de Gobert d'Apremont. Marie, une autre sœur de Gobert, a épousé Aubert (Arnoult) d'Ourches.
  • 1352 Husson d'Ourches et Arnoult (ou Aubert) d'Ourches, son frère, siègent au conseil de régence du Comte Robert Ier de Bar âgé de 8 ans, avec Jean de Lavéline, Parceval son écuyer, Roullon de Groix et Simonin de Manin.

Leur décision provoque la guerre des Comtesses[4] (Yolande de Flandres et Jeanne de Warren) qui dura jusqu'en 1359.

  • Aubert a le même âge que le gouverneur de Vaucouleurs Robert de Baudricourt, dont il épouse une parente, Catherine de Stainville (Hinville). Châtelains tous les deux à Vaucouleurs et à Sorcy sur Meuse, on les retrouve ensemble dans plusieurs expéditions aux ordres de René d'Anjou, duc de Bar qui l'armera chevalier entre 1425 et 1430. En particulier ils sont avec Charles VII pendant le siège de Paris en 1429. En 1431, alors que René d'Anjou tente de s'imposer par les armes au duché de Lorraine, selon les volontés du duc Charles II de Lorraine qui vient de mourir, la bataille de Bulgnéville (2 juillet 1431) voit René fait prisonnier avec 120 chevaliers dont Aubert d'Ourches[5]. Arnault Guilhem de Barbazan qui commandait les troupes est tué ainsi que plusieurs centaines de chevaliers lorrains. Baudricourt, lui, a réussi à s'échapper.
  • Jean Dourches, seigneur en partie d'Ourches, Uruffe, Sorcy (Sorcy-Saint-Martin) et Montbras, est cité comme chevalier banneret, en 1402, accompagné de vingt écuyers et de près de cent hommes d'armes dans une montre passée à Nancy. La même année il est nommé maréchal de Barrois et grand-maître de la maison du duc Édouard III de Bar.

Avant 1407 Jean Dourches accompagne le duc Robert à Paris afin de pallier l'absence du roi Charles VI durant ses crises de folie. Après 1420, il accompagne son fils Jean au collège de Champagne de l'université de Paris où il étudie le droit. Jean Dourche signe, conjointement avec le roi Charles VI, un acte de Justice aux échevins de Reims, un 13 novembre. Plus tard il signe aussi des actes pour le roi Henri encore bébé.

En janvier 1414, Jean d'Ourches, toujours maréchal de Barrois, commande les armées d'Edouard III, contre celles du duc Charles II de Lorraine et les bat non loin de Troussey. La même année, il est excommunié pour avoir détroussé sur ses terres les évêques qui se rendent au concile de Constance. Puis il est innocenté.

Il avait épousé Isabelle de Foug[6] vers 1372.

  • mars 1424, Aubert conduit une troupe de 29 cavaliers dans les bois de Foug contre un groupe anglo-bourguignon qui fut à Rembercourt-aux-Pots et vint jusqu'à Méligny près de Foug.

...car Aubert dourches escuier, avait escript secrètement aux prévost et clerc Juré de Foug que avons ennuis de Monseigneur devant prendre le chastel dudit Louppy... Ayant capturé Louis du Fay ils l'emmenèrent prisonnier à Foug.

Vassaux des ducs de Lorraine (1431-1755)Modifier

Pendant la tutelle de la Lorraine[7] par les trois évêques de Metz, Toul et Verdun (voir Trois-Évêchés), qui dura 6 années (de 1431 à 1437), ils nommèrent successivement plusieurs généraux pour commander une troupe armée, chargée de maintenir l'ordre dans tout le duché.

  • Ce commandement fut confié à Thomas d'Ourches qu'on retrouve à Épinal (traité de paix de 1435) poursuivant des "escourcheurs", et à Foug où il intervient pour libérer la ville d'un siège de Bourguignons. Il est mort pendant ce service, qualifié « maréchal de Lorraine ». Époux de Marie de Magnières, il est l'aïeul de Catherine d'Ourches, dernière représentante de sa lignée, dame de Vidampierre. Celle-ci épousa Jean de Bar, échevin de Bar résidant à La Mothe.
  • Aubert d'Ourches comparait comme 28e témoin au procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc à Toul. Voici sa déposition du 14 février 1456 lors de la neuvième séance : La Pucelle me parut être imbue des meilleures mœurs. Je voudrais bien avoir une fille aussi bonne... Elle parlait moult bien. Aubert était à Vaucouleurs aux côtés de Baudricourt lors des rencontres avec Jeanne d'Arc.
  • Le Aubert d'Ourches et sa femme Catherine de Stainville achètent une maison voisine de Ourches. Le 6 mai 1444, Aubert donne cette maison et les terres attenantes à sa fille Évelyne née « en jolivette » (provient de julia en latin pour définir une prétendue maîtresse) car supposée née de Jacquemine de Salemagne.
  • Titre du Prieuré Saint Thiébau de Vaucouleur, qui porte que le 12 juin 1449, noble religieuse personne Messire Robert dourches, prieur titulaire dapremont et de Saint Thiebau, donne au prieuré de Saint Thiébau trois sols tournois à chaque Prêtre Moine, pour faire un anniversaire pour le repos des âmes de Lamberin dourches & de Rémi son fils, ses aïeux, qui avaient déjà donné à cette même église cinq muis de bled & autant d'avoine à prendre annuellement sur leur moulin d'Amblainville sur Meuse... Il veut & entend que Jean dourches, Chevalier, & Isabelle de Foug ses père & mère, aient part à ces prières.
  • Thomas II Dourches épouse la capétienne Alix de Gombervaux de la maison de Nancy - Lennoncourt vers 1490.
  • Christophe d'Ourches, chevalier, est cité en 1520 parmi les députés de la chevalerie aux assises de Bar.

Le dimanche 7 mai 1564, les chevaliers d'Ourches participent au tournoi donné à Bar en l'honneur de la présence du roi Charles IX et de sa mère Catherine de Médicis, qui sont venus assister au baptême du futur duc de Lorraine Henri, fils de Charles III et de Claude de France, la fille préférée de Catherine de Médicis. Plusieurs de leurs chevaux y furent tués.

  • Vers 1569, Vaultier d'Ourches épouse Claude Hordal (du Lys, famille de Jeanne d'Arc)
  • Jehan d'Ourches, écuyer, seigneur de Delouze, siège aux assises de Bar en 1579 pour la rédaction de la coutume. (AD54, dossier des assises)
  • Frère Jean d'Ourches (1573 - 1606), Ordre de Saint-Jean de Jérusalem à Malte, est mort esclave prisonnier des Turcs. Fils de Louis d'Ourches, seigneur de Delouze, écuyer, et de Claude de Marchéville (diocèse de Verdun), il était le cousin germain de François d'Ourches. Il portait d'or au lion de sable (martyrologe Goussancourt).
  • Rachel d'Ourches épouse, vers 1615, Médard de Marchéville dit Le Royer (famille d'Isabelle Romée, mère de Jeanne d'Arc). En 1626, ils construisent une chapelle, dite de Sainte Restitude, au lieu-dit Burniqueville dans la région de Vaucouleurs. Cette chapelle, transformée par la suite en corps de ferme, aurait abrité la faïencerie de Vaucouleurs au XIXe siècle.
  • François d'Ourches, chevalier (1590 - 1663).

Il est seigneur de Vidampierre, Delouze, Rosières, Sauville, Parey-sous-Montfort[8], Vitrey-sous-Montfort. Fils de Jehan d'Ourches (d'Uruffe) seigneur de Delouze, et d'Aester de Bar, Dame de Vidampierre.
François d'Ourches épouse :

    • Marguerite Héraudel (1589-1623), le 19 novembre 1609. Originaire de La Mothe-en-Bassigny et Dame de Sauville; ils eurent deux enfants:
      • Jacques d'Ourches né vers 1610, mort au combat à la bataille de Bingen (25 et 26 septembre 1668) près de Mayence. Il possédait alors un régiment de 6 compagnies de cent hommes.
      • Yolande (~1615-1681)
    • Beatrix de Berman (fille du sénéchal de La Mothe-en-Bassigny) en 1623; décédée en 1631 et dont il eut:
      • Nicolas François, né en 1623, capitaine de cavalerie dans le régiment de son frère Jacques; il est mort au combat à Spire en 1666.
    • Claudianne Rémy (fille de Nicolas Rémy procureur de Lorraine), dame de Rosières-en-Blois, en 1632, et dont il eut:
      • Antoine Charles d'Ourches de Vidampierre, né en 1633, seigneur d'Outremécourt et Rosières-en-Blois. Chevalier, capitaine de cavalerie, il est mort au combat contre les Turcs au siège de Buda[9] (Hongrie) commandant la cavalerie du duc Charles V de Lorraine au service de l'empereur autrichien du Saint-Empire romain germanique.

François d'Ourches commande une compagnie de cavalerie du duc de Lorraine pendant toute la guerre de Trente Ans.
En 1627 sa compagnie de 200 hommes, dans le régiment de Ligniville-Tuméjus porte le nom de Vidampierre. (Fulaine)
En 1634, cette compagnie fait partie du régiment Bassompierre, engagé auprès de l'Empereur. Elle est signalée parmi les vainqueurs de la première bataille de Nördlingen sur le camp des protestants, des Suédois et des Français.
En 1653, lors de la "montre des régiments de Lorraine" qui impressionna tant les Parisiens, sa compagnie porte le nom de Delouze dans le régiment de Fauge-Ligniville.
Lors de cette montre, un régiment de cavalerie porte le nom d'Ourches. C'est celui de son fils Jacques, colonel de cavalerie, seigneur de Bonvillet, qui signa la reddition de la place forte de La Mothe-en-Bassigny en 1645. (Fulaine)(Jules Marchal)
François d'Ourches disparait en 1663 à Sarreguemines, lors d'une des dernières batailles contre les armées françaises.
Il portait d'or au lion de sable.

  • Louis Charles d'Ourches, (1662-1728), est le fils de Jacques d'Ourches et de Claude Louise de la Vallée. Chevalier, capitaine, il est chargé en 1688 d'engager son cousin Cardon de Vidampierre comme lieutenant dans sa compagnie.
    Seigneur de Sauville et Delouze, il est nommé chambellan du duc Léopold en 1714.
  • Jacques d'Ourches (1662-1755) est le fils de Nicolas François et de Marianne de Sarazin. Capitaine des gardes du duc de Lorraine, lieutenant de la compagnie des cadets gentilshommes, il a aussi été chambellan du duc Léopold.

Il est mort à 93 ans sans descendance; sa sœur Gabrielle avait épousé Charles de Lavaulx, comte de Vrécourt.

  • Nicolas Louis d'Ourches, né vers 1655, élevé comme page du duc Charles V à Vienne. Fils d'Antoine Charles d'Ourches et d'Élisabeth Marthe de Roncourt (fille de René de Roncourt, sénéchal de La Mothe), il est seigneur d'Outremécourt de la mort de son père en 1686, à sa mort en 1718. Il combat dans les armées de l'Empereur, où il est capitaine major dans la cavalerie. Il est aussi lieutenant des chevau-légers de la garde du duc de Lorraine.

Le 26 juillet 1692 il épouse Marianne de Hazelberg à Vienne. Ils ont une fille Marie-Josèphe née en 1693 qui sera demoiselle d'honneur de la Princesse Élisabeth Charlotte Béatrix de Lorraine, fille du duc Léopold et de Élisabeth Charlotte de Bourbon, son épouse. On retrouvera Marie-Joseph d'Ourches prétexte involontaire de la querelle qui conduit au procès d'Ourches.

  • Famille Cardon de Vidampierre : Antoine de Cardon, fils de Didier Cardon et de Barbe du Puy, épousa en premières noces Jeanne de Montreuil, dont il n'eut point d'enfant, et il épousa en secondes noces Hélène de Bar (cohéritière de Vidampierre avec sa sœur Aesther), fille de Jean de Bar, et de Catherine d'Ourches, dont il eut Didier de Cardon.

Branche roturière d'UruffeModifier

Entre 1610 et 1620, on trouve dans la maison forte d'Uruffe (l'actuelle mairie):

  • Jehan d'Ourches d'Uruffe, mort vers 1615, l'aïeul, dont le fils François (voir ci-dessus) a financé la maison. Jean est aussi acté propriétaire à Uruffe. François, lui, est à La Mothe.
  • Martin d'Ourches, majeur, qui fut maire d'Uruffe à cette époque, acté propriétaire à Uruffe.
  • Demange enfant mineur. Il figurera sur un acte de son petit-fils.
  • Jean enfant mineur.

On ne connaît pas les mères de ces enfants encore mineurs en 1620. Leur père est d'Ourches, soit Martin (majeur avant 1610) soit Jehan (père à presque 60 ans). Le patronyme, sur les actes de 1650 à 1750 est noté indifféremment Dourche, Dourches, d'Ourche. Après 1750, c'est généralement Dourche avec quelques Dourches. On y trouve aussi :

  • Jean Dourches maire d'Uruffe en 1792.
  • Son dernier représentant chevalier : Alfred Dourches, cavalier de la garde républicaine, mort en service en 1909.

Branche roturière de FougModifier

  • On trouve Christophe Dourche né vers 1604 et mort à Lucey (Meurthe-et-Moselle) en 1680.
  • Son dernier représentant chevalier : Jean Philibert Dourches (1852 - 1933) : Cavalier de l'école de Saumur, Colonel. Officier de la Légion d'Honneur. Officier de l'ordre du Lion et du Soleil.

Famille d'Ourches de CercueilModifier

  • Didier Douche: Bailli d'Épinal a toujours revendiqué son patronyme Douche (voir aux AD54 à Nancy, B551 no 54, le dénombrement de Didier, pour ce qu'il possède à Épinal, en date du 19 mai 1574[10]). Son sceau porte un cheval et d'autres meubles.

Son épouse le fait enterrer sous le nom d'Ourches que ses descendants] vont porter; car elle le pensait issu du couple Aubert d'Ourches x Marie d'Aspremont. À la même époque sa "sœur" Anne Dosche prétendait être la fille de Robert d'Houche (voir sa plaque funéraire en l'église de Puxe).
Le 28 février 1566, Jean-Philippe, comte Sauvage du Rhin, vend à Didier Douche, seigneur dudit lieu, et à dame Alix de Bilistein (voir Bilstein Hattstatt (famille) ), sa femme, la moitié de la terre et seigneurie de Cercueil. Nicolas de Pullenoy acheta, en 1600, 1605 et 1609, différentes portions de cette seigneurie à Charles de Lenoncourt et à René du Châtelet; il en fit ses reprises, ainsi que pour les terres de Hénaménil, Deuxville, Saint-Epvre et Mehon, le 11 janvier 1625. La terre de Cercueil, avant de devenir la propriété de cette "branche de la famille d’Ourches", avait appartenu successivement à celles de Flavigny, de Lenoncourt, au duc de Montbazon et aux comtes Rhingraffs. Le 29 juillet 1593, Alix de Bilistein, veuve de Didier d’Ourches, fonda, dans l’église de Cercueil, une chapelle sous l’invocation de la Nativité de la Vierge. Il y en avait également une de Saint-Goëry, qui avait été, dit-on, érigée par un nommé Dieudonné Grosjean. À la maison de cure était annexée une chambre où on logeait les passants; elle avait remplacé l’hôpital qu’on prétend avoir existé dans ce lieu.

  • À Nancy, le 1er mars 1594 "Olry d'Ouche, seigneur de Cercueur" et fils de Didier, siège aux États Généraux de Lorraine.
  • Henri, fils de Nicolas fut inquiété en 1641 en pleine guerre de 30 Ans, par l'occupant français chargé de valider les possessions de la noblesse lorraine. La conclusion des commissaires français est qu'il fut reconnu noble sous le seul nom Douche. (Sommaire et Précis).
  • Charles-Louis Comte d'Ourches, maréchal des Camps du Roi de France Louis XIV, commandeur de l'ordre de Saint Louis, seigneur de Cercueil, est né vers 1666, et décédé le 9 avril 1746. Il est à l'origine du procès de 1710. Onze ans après avoir perdu son procès, Charles achète un titre et le patronyme "Comte d'Ourches" en 1721. Douze ans plus tard, refusant d'assumer les dettes des seigneurs de Cercueil, il fait un procès contre frère Louis de Froulay, commandeur de l'ordre des chevaliers de Malte qui réclame leur bien. Le mémoire du 24 mars 1734, signé "Le Comte d'Ourches", peu glorieux pour son auteur, est classé avec le "Précis" des chevaliers d'Ourches de Vidampierre, à la bibliothèque municipale de Nancy.
  • Charles comte d'Ourches porte d'argent au lion de sable armé, lampassé, couronné de gueule; armes brisées de la branche légitime.
  • Charles Didier Comte d'Ourches, né vers 1760 épouse Maximilienne Félicité Isabelle Jeanne Paule de Baudot, marquise de Sainneville dont naquit une fille Marguerite Alexandrine d'Ourches née le 14 mars 1783 à Tantonville, et un fils Didier Balthazard.
  • Didier (1722 -1789) comte d'Ourches achète le titre de marquis de Tantonville en 1763 à Stanislas Leszczyński. Ce titre est confirmé par le roi Louis XV de France en 1769.
  • 1748 le 1er régiment de cuirassiers est commandé par le comte d'Ourches.
  • Pierre comte d'Ourches, seigneur de Cercueil et La Neuvelotte, ancien capitaine de cavalerie au régiment de Saint Sal.(Source 12)
  • Le 7 août 1752 Anne Marguerite d'Ourches fille du feu comte d'Ourches, lieutenant général du roi épouse à Nancy le dernier messire Charles Jean de Choisy, marquis de Moigneville.(Source Mercure de France page 209).
  • Félicité comtesse d'Ourches, ancienne chanoinesse, née à Tantonville le 16/07/1764, décédée à Nancy (quartier de Préville) le 08/07/1828.
  • Anne-Marguerite d'Ourches, comtesse, née à Nancy le 11/08/1745, décédée à Nancy le 27/02/1847.
  • Léon Paul Comte d'Ourches 26/04/1766 - 18/12/1843 représente la chevalerie lorraine à la retranslation des cendres des princes et princesses de la Maison de Lorraine à la chapelle ducale.
  • Didier Balthazard marquis d'Ourches lègue, en 1860, à l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye, la somme de 600 000 francs; ce qui lui vaut d'avoir une rue ainsi qu'un pavillon de l'hôpital à son nom.
  • Dernière représentante : Marie Charlotte Léon Suzanne Thècle Sosthènes d'Ourches (1799-1871) épouse le 8 février 1825 à Nancy Marie Joseph, marquis de Foresta. Elle est fille de Pierre-Didier d'Ourches (comte d'Ourches et marquis de Tantonville, ancien capitaine, de dragons et chambellan de Monsieur, comte de Provence depuis Louis XVIII ) et Marie Charlotte Hyacinthe de Rarécourt de La Vallée de Pimodan.

PatrimoineModifier

  • Anne Legoullon de Champel, veuve du comte d'Ourches acheta l'hôtel Baligand agrandi par l'architecte Emmanuel Héré, place d'Alliance à Nancy, en 1756. Le 20 juin 1812, un descendant de la comtesse, Pierre-Louis-Léon-Pascal d'Ourches, le céda pour une somme de 60 000 francs à M. Brévillier, directeur des domaines, et Françoise Petitjean sa femme. (Christian Pfister, Histoire de Nancy, 1902). Il est devenu le siège de l'actuelle préfecture de Meurthe-et-Moselle [11].

Le procès en usurpation de patronyme 1709 - 1710Modifier

  • En 1710, Charles d’Ourches, seigneur de Cercueil (voir Cerville), en procès avec messieurs d’Ourches de Sauville et de Vidampierre à qui il reproche d’avoir usurpé le nom et les armes de sa famille, demande à l'historien Benoît Picart de rédiger un mémoire, intitulé État sommaire du procès, prouvant sa bonne foi. Le moine de Toul s’exécute mais, malgré des arguments sérieux en faveur de son commanditaire, Charles d’Ourches perd son procès (sources 4). L'avocat des chevaliers d'Ourches de Vidampierre, certes moins prestigieux que le docte moine historien, n'a pas eu beaucoup de mal à retourner le procès, les arguments adverses et à révéler les amalgames et les trucages utilisés. Son mémoire[12] est intitulé Précis pour Messirs.... On peut le consulter à la bibliothèque municipale de Nancy. Les mémoires du père Benoît Picart, sont, quant à eux, à la disposition des lecteurs, BNF Tolbiac au rez de jardin[13].
  • De 1765 jusqu'à la Révolution française, le village de Cercueil est débaptisé par les seigneurs du lieu qui lui donnent le nom d'Ourches.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • 85 J. Inventaire analytique dactylographié par H. Collin et J. Marin, 15 p. Archives départementales de Meurthe-et-Moselle à Nancy
  • Mémoires de Jean François Paul de Gondi de Retz, Paul Morand, Geneviève Bulli (pages 140 à 144 )
  • Armorial historique de la noblesse de France De Henri James Gabriel de Milleville
  • Revues Études touloises article 4 de l'édition no 120 page26 et article 3 de l'édition no 86 Ourches et son château écrit par Varnier Delphine et Tollé Stéphane
  • Les Ducs de Lorraine par C.-B. Noisy (1860), pages 53 à 55, ainsi que les Mémoires de Florentin le Thierrat contiennent le discours de Lamberin.
  • Le Martyrologe des chevaliers de S. Jean de Hiérusalem, dits de Malte, par Mathieu de Goussancourt; - BNF Tolbiac H-1829-1830. Ascendances de Frère Claude et de Frère Jean ainsi que leurs armes.
  • Dom Calmet : Histoire ecclésiastique, Benoit Picart : l'origine de la Maison de Lorraine (1703)- BNF Tolbiac; Richier dans le manuscrit de la cronique de l'Abaïe de Senônes imprimé dans le Specilege de Dom Duc d'Archery : Veterum aliquot scriptorum, qui in Galliae Bibliothecis, maxime Benedictorum, supersunt specilegium. Prodeunt nunc primum in lucem opera et studio D. Lucae d'Acherii 1661-1669
  • Fulaine Jean-Charles : Le Duc Charles IV de Lorraine et son armée, 1624-1675
  • LES MARTYRS TOME VI Jeanne d'Arc, Savonarole, Recueil de pièces authentiques sur les martyrs depuis les origines du christianisme jusqu'au IIe siècle TRADUITES ET PUBLIÉES Par le R. P. Dom H. LECLERCQ Moine bénédictin de Saint-Michel de Farnborough.PARIS 1906
  • Précis pour messires Louis-Charles d'Ourches, chevalier seigneur de Sauville, Delouze, etc., Jacques / Publication, 1710 (Nancy : P. Barbier); Bibliothèque municipale de Nancy; cote: Favier 7021.
  • Sommaire : État sommaire du procès pendant et indécis par-devant nosseigneurs les commissaires nommés par Son A / (S. l. / 1710) - BNF Tolbiac
  • Traité de mariage du 10 octobre 1768 à Dieuze, notarié 3E1440.
  • Jules Marchal, fragments détachés de l'histoire de La Mothe, - BNF Tolbiac.
  • La Famille de Jeanne d'Arc, 1878, de Debouteiller et G de Braux: pages 109,170,282.
  • Archives départementales de la Meuse : Archives de la famille d'Ourches (titres, actes notariés, inventaires, pièces de procédures) de 1700 à 1904.
  • Généalogie lorraine no 148, p. 65; no 132 cahier 2 page 96.
  • Cédric Andriot, "A la recherche de la famille d'Ourches", Journées d'Etudes Meusiennes, 2012.

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier