Famille Guignard

Famille Guignard de Saint-Priest
Image illustrative de l’article Famille Guignard
Fort et Ferme
Armes

Blasonnement Ecartelé aux 1 et 4 d'argent à trois merlettes de sable ; aux 2 et 3 d'azur au chevron d'argent accompagné en chef de deux tours d'or, maçonnées de sable
Devise Fort et Ferme.
Période XVIIe siècle-XIXe siècle
Pays ou province d’origine Lyonnais, Dauphiné
Fiefs tenus Saint-Priest
Demeures Château de Saint-Priest

La famille Guignard de Saint-Priest[Note 1] est une ancienne famille noble du Dauphiné connue depuis la fin du XIIIe siècle. Elle a notamment donné des magistrats, des militaires et des diplomates français.

Parmi ses membres on peut notamment relever : Jean Guignard, écuyer, sgr d’Arbonne et d’0ncy qui dénombre noblement en 1543 ; Jacques Guignard, chevalier, président au Parlement de Metz, prévôt des marchands de Lyon en 1654, titré vicomte de Saint-Priest par lettres patentes du roi Louis XIV en 1653 ; Jean-Emmanuel Guignard, vicomte de Saint-Priest (1714-1785)[1], intendant de Languedoc et conseiller d'Etat ; François Emmanuel Guignard, comte de Saint-Priest (1735–1821)[2],[3], fils du précédent, dernier ministre de la Maison du Roi Louis XVI et le premier ministre de l'Intérieur de la France ; Emmanuel Louis Marie Guignard, vicomte de Saint-Priest (1789–1881), troisième fils du précédent et frère cadet d'Armand Emmanuel Charles Guignard[3], ambassadeur de France à Madrid, créé par le roi d'Espagne, Ferdinand VII, duc d'Almazan de Saint-Priest et grand d'Espagne de première classe en 1830[4].

Cette famille est originaire de Saint-Priest où subsiste de nos jours le château de Saint-Priest. Elle s'est éteinte dans les mâles au début du XXe siècle et a été relevée par la famille Le Marchand [Note 2] (membre de l'ANF)[5].

GénéalogieModifier

Ascendance de Jacques de GuignardModifier

  • Robert de Guignard (° av.1250), chevalier, seigneur de Samois, et du Leyritz en Gâtinais.
    • Simon de Guignard († av.1362), chevalier, seigneur de Samois en Gâtinais, du Leyritz et de Fontaigu-sur-Marne.
      • Loys de Guignard († 1393), chevalier, seigneur de Samois, du Leyritz et autres lieux du Gâtinais.
        Époux d'Alice de Léobard :
        • Hugues de Guignard (v.1393-av.1496), écuyer, seigneur du Mas-sur-Yonne
          Époux de Geneviève d'Amanjeu, châtelaine d'Arbonne :
          • Jean Ier de Guignard († av.1525), écuyer, co-seigneur du Mas-sur-Yonne et d'Arbonne.
            Époux de Nicole Bartillon :
            • Jean II de Guignard († av.1543), écuyer, seigneur d'Arbonne-en-Biesme, co-seigneur d'Oncy-en-Gâtinais.
              Époux d'Anne-Marguerite d'Aulnoy
              • Jean III de Guignard, écuyer, seigneur d'Arbonne et d'Oncy.
                En premières noces, époux de Michelle de Bethemont, dont :
                • Jean IV de Guignard, grand Louvetier d'Auxerrois, seigneur d'Arbonne.
                  • Pierre de Guignard († 1680), seigneur d'Arbonne, de Sceaux et de Méry.
                    Époux de Marie de Moesant, sans postérité légitime.
              • En secondes noces, époux de Françoise de Meung († ap.1597), dame de Saint-Martin en Biesme, dont :
                • Jean V de Guignard, écuyer, seigneur de Saint-Martin en Biesmes et de Bellevue-sur-Saône,
                  Conseiller du Roi, Commissaire et Contrôleur général pour la répartition des tailles et capitations du Lyonnais.
                  Époux de Suzanne du Pin, dont :
                  • Jacques-Timoléon de Guignard (1604-1673), description dans la sous-catégorie suivante.
                  • Denys-François de Guignard († ap.1690), aumônier et Conseiller du Roi Louis XIII, abbé commendataire, seigneur de Locdieu, prieur de Saint-Martin de Niort et de Saint-Pierre d'Ennemont en Bugey, prédicateur ordinaire et Trésorier-général de la Reine-Régente Anne d'Autriche.
                  • Philippe-Marie de Guignard, chevalier, seigneur de Laleux en Forez et de Salmade en Beaujolais, Maréchal des camps et armées, Gouverneur de Turin pour le Roi Louis XIII et de Courtray pour le Roi Louis XIV. Mort au combat.
          • Germain de Guignard, écuyer, co-seigneur du Mas-sur-Yonne et d'Arbonne.
        • Guillemette de Guignard, dame d'Arcy
          Épouse de Guillaume le Bastard, écuyer porte-glaive du Duc de Bourgogne, seigneur d'Arcy et gouverneur de Saint-Jean-de-Lône.
 
Blason espagnol de la famille Guignard de Saint-Priest en tant que ducs d'Almazán de Saint-Priest, grands d'Espagne de première classe
Devise : « ESSE QUAM VIDERI »[4]
 
Manteau héraldique des Grands d'Espagne

Descendance de Jacques de Guignard [6]Modifier

  • Jacques-Timoléon de Guignard (1604-1673), vicomte de Saint-Priest, seigneur de Bellevue-sur-Saône, des Granges-le-Chastel, de Saint-Symphorien-sous-Saint-Priest, de la Dosnière, de Valnoble et autres lieux, Conseiller du Roi Louis XIV en tous ses conseils, Président des Aides Viennoises et Delphinoises, Président à Mortier en sa Cour de Parlement séante à Metz, Prévôt des marchands de Lyon.
    Époux de Françoise de Maridat, dame de Valnoble, dont :
    • Pierre-Emmanuel de Guignard de Saint-Priest, chevalier, vicomte de Saint-Priest, seigneur des Granges-le-Châtel, Saint-Symphorien, Coleymier, Saint-Jean, Saint-Germain-sur-Bresle et autres lieux, Conseiller du Roi en son parlement du Dauphiné et Doyen de ladite Cour souveraine.
      En premières noces, époux d'Angélique-Jeanne de Rabot de Veyssilieu († 1710).
      En secondes noces, époux de Jeanne-Marie de Fay, dame et baronne de Peyraud.
    • Camille de Guignard de Saint-Priest, abbé commendataire, seigneur de Belleville.
    • Ferdinand-Louis de Guignard, chevalier, baron de Jons.
    • Jean-François de Guignard, seigneur de la Dosnière.
    • Anne de Guignard de Saint-Priest († av.1675), damoiselle de Bellevue.
    • Marie de Guignard de Saint-Priest.
      Épouse de Jean Croppect, écuyer, seigneur de Saint-Romain-de-Coson, de Valorcines et de Festerne.
  • Jacques-Timoléon, vicomte de Saint-Priest[Note 3] (1604–1673), épouse en 1641 Françoise de Maridat[7] ; en 1643, il achète au précédent la seigneurie de Saint-Priest pour 94 000 livres en 1645.
    • Pierre Emmanuel ( -1702), vicomte de Saint-Priest, fils du précédent, épouse Angélique Jeanne de Rabot de Veyssilieu.
      • Denis Emmanuel, vicomte de Saint-Priest, fils du précédent, épouse Catherine Lescot de Chasselet.
        • Jean-Emmanuel Guignard, vicomte de Saint-Priest (1714-1785), fils du précédent[1], épouse Louise Jacqueline de Barral ; il est intendant de Languedoc.
          • Marie Joseph, vicomte de Saint-Priest ( -1794), fils du précédent[1], associé à son père, il lui succède à sa mort comme intendant de Languedoc et se démet peu après, épouse Marie Julie de Manissy, comtesse de Ferrières et seule héritière de sa maison.
          • François Emmanuel, comte de Saint-Priest (1735–1821), frère du précédent[3], épouse en 1774 Constance Guilhelmine de Ludolph, comtesse du Saint-Empire ; il est le dernier ministre de la Maison du Roi Louis XVI et le premier ministre de l'Intérieur de la France.
            • Guillaume Emmanuel Guignard, comte de Saint-Priest (1776-1814), fils du précédent[3], major général de l'armée russe d'origine française.
            • Armand Emmanuel Charles Guignard, comte de Saint-Priest (1782–1863), devenu comte de Saint-Priest à la mort de son frère ainé qui précède, deuxième fils de François Emmanuel[3], épouse en 1804 la princesse Sophie Galitzine ; il est gouverneur civil d’Odessa.
              • Alexis Guignard, comte de Saint-Priest (1805–1851), fils d'Armand-Emmanuel-Charles Guignard de Saint-Priest[3], membre de l’Académie française, épouse en 1827 Antoinette de Laguiche.
                • Sophie Guignard de Saint-Priest (1828-1883), épouse en 1845 le vicomte Gaspard de Clermont-Tonnerre (1816-1849), puis en 1862 le comte Hippolyte de Charpin-Feugerolles (1816-1894).
                • Elisabeth Guignard de Saint-Priest (1832-1900), épouse en 1851 le comte Bernard d'Harcourt (1821-1912).
              • Georges Alexis Guignard de Saint-Priest (1835-1898), sans alliance.
            • Emmanuel Louis Marie Guignard de Saint-Priest, vicomte de Saint-Priest (1789–1881), 1e duc d'Almazan et grand d'Espagne de première classe (1830)[4], frère cadet d'Armand Emmanuel Charles, troisième fils de François Emmanuel[3], est ambassadeur de France à Madrid ; il cède le château dont il a hérité à son frère, qui précède ; il épouse en 1817 Louise de Riquet de Caraman (1798-1849).
              • François Marie Joseph Guignard de Saint-Priest, 2e duc d'Almazan (1818-1894), épouse en 1841 Émilie Michel de Saint-Albin (1823-1878).
                • Marguerite Louise Emilie Guignard de Saint Priest, 3e duchesse d'Almazan en 1895, sans alliance (Paris, 15 décembre 1842 - château de Vaudichon, Saint Saëns, 5 juin 1926) ;
                • Marie Louise Thérèse Guignard de Saint-Priest (Paris, 1er mars 1848 - Bruxelles, 25 mars 1929), épouse à Paris 8e le 1er mai 1865, le comte Ambroise Ferdinand de La Forest de Divonne (1839-1922), dont postérité (une fille et sa descendance qui relève le titre de duc d'Almazan).
              • Marie Amanda Guignard de Saint-Priest (1824-1891), épouse en 1844 le comte Edmond Collinet de La Salle (1821-1891), dont postérité.
              • Charles Ferdinand Guignard de Saint-Priest (1831-1871), épouse en 1859 Marguerite Louise Eléonore de Lavergne de Cerval (1840- ).
                • Henri Guignard de Saint-Priest, vicomte puis comte de Saint-Priest (1860-1930), officier d'infanterie, épousa en 1894 Mlle Madeleine Guy, sans postérité.
                  Étant le dernier représentant en nom et en titre de la Maison de Saint-Priest et n'ayant pas d'enfant, il adopta en 1930, par jugement du tribunal de la Rochelle, son petit-cousin par alliance, Henri Le Marchand (époux de Solange Collinet de La Salle, petite-fille du comte Edmond Collinet de la Salle et de Marie Amanda Guignard de Saint-Priest).[6]


Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le patronyme Saint-Priest, lorsqu'il est évoqué, se prononce Saint-Pri.
  2. Henri Guignard de Saint-Priest, comte de Saint-Priest (1860-1930), étant le dernier représentant en nom et en titre de la Maison de Saint-Priest et n'ayant pas d'enfant, il adopta en 1930, par jugement du tribunal de la Rochelle, son petit-cousin par alliance, Henri Le Marchand (époux de Solange Collinet de La Salle, petite-fille du comte Edmond Collinet de la Salle et de Marie Amanda Guignard de Saint-Priest).
  3. En 1646, Louis XIV érige la terre de Saint-Priest en vicomté par lettres patentes.

RéférencesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Généalogie de la famille Guignard de Saint-Priest, in : A.-J. Duvergier, « Mémorial historique de la noblesse », Volume 1, pp. 167-187.

Biographie de François-Emmanuel Guignard, comte de Saint-Priest sur le site du Sénat (successeur de la Chambre des pairs)