Ouvrir le menu principal
Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille Gradis.

La famille Gradis est une famille juive séfarade et française, d’origine portugaise et espagnole, établie à Bordeaux sans doute vers 1495[1].

Elle a fondé au XVIIe siècle[2] la Maison Gradis, devenue la Société française pour le commerce avec l'outre-mer (SFCO), par le biais de laquelle elle a joué un rôle important dans le commerce avec les possessions françaises d’Amérique[3].

Elle figurait en 1936 parmi les 200 familles les plus fortunées de France[4].

Arbre généalogique de la familleModifier

Arbre simplifié de la famille GRADIS[1],[5],[6],[7],[8]

  • Antoine GRADIS (?-1654) x Maria NUNES (1594-1694)
    • Beatrice GRADIS (1634-?) x Simon LOPEZ RODRIGUES LAMEYRA
      • Ester Marie LOPEZ RODRIGUES LAMEYRA (1660-?) x Leon Isaac PEIXOTTO
    • Diego I GRADIS (1625-1704) x Sara RODRIGUES-BOCARRO

Chefs de familleModifier

  • Diego I (v. 1625-1704))
  • Samuel (?-1736)
  • Benjamin I (1699-1770)
  • Abraham II (1738-1790)
  • Benjamin III (1789-1858)
  • Henri I (1823-1905)
  • Raoul (1861-1943)
  • Gaston (1889-1968)
  • Henri II (1920-)[9]
  • Diego II (1955-)

Principales personnalités de la familleModifier

Diego Ier Gradis (v. 1625-1704)Modifier

Le fondateur de la famille, Diego Gradis, naît à Bordeaux[10] et s'installe comme simple marchand d'articles variés à Toulouse[11] mais l'hostilité du clergé catholique l'oblige à quitter la ville rose pour revenir vers 1685[10] s'établir à Bordeaux où il fonde la Maison Gradis installée cours des Fossés[12],[13] aujourd'hui, cours Victor-Hugo), une maison de commerce de toile.

Il habite la paroisse de Sainte-Eulalie avec son épouse Sara Rodriguez Bocarro et ses quatre enfants : Jacob Antoine, Samuel, David et Marie[10].

Il devient veuf et transmet son petit négoce en 1695 à son troisième fils, David. C'est celui-ci qui rend le nom des Gradis célèbre.

David Ier Gradis (1665-1751)Modifier

Article détaillé : David Gradis (mort en 1751).

David Ier Gradis (vers 1665-1751) fonde en 1696 une maison de commerce de toiles, vins et spiritueux[2] et abandonne en 1711 le commerce de toiles pour s'installer à la Martinique où il crée à Saint-Pierre, une affaire de commerce avec une succursale à Saint-Domingue. De retour à Bordeaux, il développe, avec son fils Abraham, son activité d'armateur sous le nom de Compagnie David Gradis & fils, nom qu’elle conservera jusqu’au XXe siècle.

Les archives indiquent que David Gradis achète un jardin en remplacement du cimetière juif disparu, le 18 novembre 1724[14]. Président de la communauté juive de Bordeaux, il fait don du terrain pour la construction du Cimetière des juifs portugais du Cours de la Marne.

Entre 1730 et 1744, la Compagnie David Gradis & fils arme trois navires négriers[15],[16].

En 1731, il est fait bourgeois de Bordeaux. Il acquiert les propriétés Montferrand et du marais de Montferrand en 1735[14].

Une rue de Bordeaux porte son nom[17] et est objet de controverse.

Abraham Ier Gradis (1699-1780)Modifier

Article détaillé : Abraham Gradis.
 
Abraham Gradis (v. 1699-1780)

Le fils de David, Abraham (vers 1699-1780), développa la firme fondée par son père. Elle acquit une importance considérable dans les années 1740, lors de la guerre de Succession d'Autriche, obtenant du surintendant du commerce l'exclusivité du commerce avec le Canada et créant en 1748, la Société du Canada, avec brièvement comme associés l'intendant de la Nouvelle-France, François Bigot et le contrôleur officiel Bréard. En 1756, il est chargé d'acheminer dépêches et ordres secrets vers le Canada[18].

En 1748, il fait l’acquisition du château Monadey à Talence en Gironde, qui sera cédée au XIXe siècle à François Roul, député-maire de Valence.

Juif observant, il était syndic de la « nation portugaise » depuis 1738. Il fonde, pour sa communauté, la première caisse mutuelle d'assurance maladie de Bordeaux[19]. Les archives montrent qu'il reçoit aussi des demandes de soutien de communautés juives victimes de discriminations, comme en 1759.

En 1763, le ministre de la Marine Choiseul lui confia le commerce des possessions françaises d’Afrique occidentale, où il avait acheté l'île de Gorée, puis de Cayenne et des Antilles.

David et Abraham Gradis pratiquèrent aussi la traite négrière. Tous deux arrivent en 7e position des armateurs ayant armé à Bordeaux pour la traite, avec 10 expéditions négrières de 1730 à 1786[20] correspondant à 5 % de leur flotte marchande (sur plus de 500 expéditions bordelaises entre les XVIIe et XIXe siècles). David Gradis commerça aussi avec la Hollande et l’Angleterre.

Pour recouvrer une partie de ses créances, il fut poussé par son neveu et beau-frère Moïse à faire l'acquisition d'habitations à Saint-Domingue et en Martinique en 1776 et 1777[21],[22]

En 1779, Abraham Gradis bénéficia d'exceptionnelles lettres patentes royales le naturalisant français, lui octroyant les mêmes droits que les autres Français et l’autorisant donc à posséder et transmettre des terres dans les colonies.

Durant sa vie, Abraham Gradis fraya avec les plus grands de France et d'ailleurs, qui étaient souvent ses obligés reconnaissants et élogieux à son endroit. Il fit à maintes reprises acte de générosité et la population lui témoigna de grands égards. À son décès, sa fortune est évaluée à 8 millions de livres qu'il répartira entre ses quatre neveux et la population indigente bordelaise, tant juive que chrétienne. Il tint à ce que ses successeurs ne recouvrassent pas les créances en souffrance qu'il avait contractées de son vivant. Un canton Gradis lui rend hommage dans la région du Nord-du-Québec[23].

Moïse Gradis dit Moïsille (1714-1788)Modifier

À la fois neveu et beau-frère d'Abraham Gradis, Moïse Ier Gradis a aidé son oncle à gérer l'entreprise familiale et reprend la tête de la Maison David Gradis et fils lorsque Abraham meurt en 1780. À sa mort en 1788, Moïse, célibataire, obéit aux vœux de son oncle Abraham et laisse la maison de commerce à ses quatre neveux, fils de Benjamin Ier Gradis : Jacob, Abraham II, Moïse II et David II Gradis.

Abraham II (1738-1790)Modifier

Fils de Benjamin Gradis, syndic de la Nation portugaise à Bordeaux et de Hanah Gradis, frère de Jacob et Moyse, Abraham épouse Rachel Mercadé. Il devient à son tour syndic de la Nation portugaise de Bordeaux.

Il est surtout connu pour avoir inventé avant l'heure une sorte de « tiers-payant pharmaceutique » dans le cadre des organisations de bienfaisance. En 1750, Abraham Gradis conclut une convention pharmaceutique au bénéfice de ses coreligionnaires juifs de la Nation portugaise, avec Belin, apothicaire à Bordeaux[24] :

  « Nous soussignés Abraham Gradis, syndic de la nation portugaise et moy Belin apothicaire de la présente ville sommes convenus et demeurés d'accord que moy Belin promets et m'oblige de voir et assister tous les Pauvres malades de la susdite nation portugaise soudain que j'en serai requis par les dits malades et par ordre dudit sieur syndic et de leur fournir généralement toutes les médecines médicaments et remèdes qui leur sera nécessaire à leurs maladies, duquel cependant je ne pourray de mon chef rien leur ordonner ny leur faire prendre sans le consentement et l'ordre du médecin ou chirurgien qu ils commettront pour le soin des dits malades. Promettant d expédier soudain toutes les recettes qui me seront apportées soit de la part du dit médecin ou du chirurgien et d'envoyer les médicaments chez les dits malades sans aucune sorte de delay ny retardement.


Et moy susdit Abraham Gradis promets de payer au dit sieur Belin la somme de... pour chacune année, ce que nous promettons chacun de nous lacuiter pour ce qui le concerne de bonne foy a peine de tous dépens dommages et intérêts, fait double à Bordeaux... »

David II Gradis (1742-1811)Modifier

Article détaillé : David Gradis (1742-1811).

Fils de Benjamin Ier Gradis (1699-1771) et de Hana Esther Gradis (1706-1776), qui étaient cousins germains, David II Gradis était le sixième enfant d'une fratrie de sept comprenant Jacob (1731-1791), Esther Suzanne (1734-1806), Moïse II (1737-1825), Abraham II (1738-1790), Sara (1740-1812), et Samuel (1745-1781).

En 1762, il prête serment de bourgeois de la ville de Bordeaux[14].

Abraham Ier et Moïse Ier étant morts tous deux sans postérité, c’est leur neveu commun David II Gradis (1742-1811) qui succéda à la tête de la maison de commerce et d’armement avec ses trois autres frères. Mais Jacob et Abraham II meurent respectivement en 1791 et 1790, tandis que Moïse II, impliqué dans la cause girondiste, fuit en 1793-1794, dans un premier temps à Philadelphie, où il reste environ 8 ans avant de se rendre à Saint-Domingue et à la Martinique pour reprendre possession des propriétés de la famille qui avaient été confisquées à la suite de la Révolution de Saint-Domingue en 1791.

David II Gradis se livra parallèlement à la réflexion philosophique et politique, publiant des écrits tels que l’Essai de philosophie rationnelle (1811).

En 1785, comme il était syndic des Juifs de Bordeaux, Malesherbes le choisit pour présider la commission chargée d’examiner le statut des juifs en France. Membre du Conseil général de la commune de Bordeaux, il fut aussi, sous le règne de Napoléon Ier, président du consistoire israélite de la ville.

Benjamin III Gradis (1789-1858)Modifier

Article détaillé : Benjamin Gradis.

À la mort de David II, son neveu Benjamin III Gradis (1789-1858) prit la direction de la maison de commerce, tout en publiant des ouvrages de philosophie politique et des brochures promouvant la réforme du culte israélite. Il fut vice-président du Comité consistorial de secours et membre du Consistoire de Bordeaux.

Il signait et se faisait appeler Benjamin Gradis Jeune pour se distinguer de son cousin Benjamin II Gradis (1782-1843), dit Benjamin aîné, qui fut critique littéraire et romancier. Les deux Benjamin (II et III) s'associent en 1823[14].

En 1822, Benjamin III avait épousé sa cousine, Sara-Laure Rodrigues-Henriques, fille d'Esther (1780-1859).

Esther Gradis (1780-1859)Modifier

Mariée à Alexandre Isaac Rodrigues-Henriques (1765-1834), banquier, elle est la mère de Léonie Rodrigues-Henriques (1820-1884) qui épousa le compositeur de musique Fromental Halévy (1799-1862), et fut la mère de Geneviève Halévy. Esther est également la mère de Hippolyte Rodrigues, agent de change et homme de lettres, et de la romancière Rebecca Eugénie Foa.

Henri Ier Gradis (1823-1905)Modifier

Article détaillé : Henri Gradis.
 
Henri Gradis (1823-1905), Président du Consistoire israélite de Bordeaux.

Fils de Benjamin III Gradis (1789-1858), Henri Gradis fut président du Consistoire israélite de Bordeaux de 1892 à 1905. Nommé par l'empereur, il occupa les fonctions d'adjoint au maire de Bordeaux de 1862 à 1865[14] et fut trésorier de la Chambre de Commerce, mais il fut surtout connu comme historien. On a de lui : Histoire de la révolution de 1848 (1872), Le peuple d'Israël, Polyxène (1881) drame en 4 actes, Jérusalem (1883) tragédie en 5 actes, Histoire de Bordeaux (1888)[25].

Il fit construire en 1860 le château des Lauriers à Lormont en Gironde.

En 1893, Henri I Gradis est fait commandeur du Christ du Portugal et en 1895, il fonde la Société de secours aux blessés militaires et est nommé membre du bureau du comité départemental de la Croix-Rouge. Le nom de « Gradis » est donné à une salle du dépôt de mendicité de Bordeaux en juillet 1899[14].

Raoul Gradis (1861-1943)Modifier

Article détaillé : Raoul Gradis.

Fils de Henri Gradis (1823-1905) et de Claire Brandam, Raoul Gradis reprit en 1905 la direction de la maison Gradis en s’associant avec son beau-frère, Georges Schwob d'Héricourt. Ils firent évoluer la maison Gradis en Société française pour le commerce avec les colonies et l’étranger (1921), Georges Schwob d'Héricourt en prenant la présidence et Raoul la vice-présidence.

Raoul Gradis était sociétaire des Artistes français en 1886 et auteur de poèmes pour piano et violon. Il était chevalier de la Légion d'honneur.

Il épousa Suzanne Fould, fille de Paul Fould, maître des requêtes au Conseil d'État, petite-fille du baron Joseph de Günzburg, banquier à la cour de Russie, et tante de la baronne Édouard de Rothschild, née Germaine Halphen.

Gaston Gradis (1889-1968)Modifier

 
Gaston Gradis (1889-1968)
Article détaillé : Gaston Gradis.

Fils de Raoul Gradis (1861-1943) et de Suzanne Fould, Gaston Gradis eut une vie hors du commun. Il fut président de la société Nieuport-Astra, de la Compagnie générale transaérienne, des Brasseries du Maroc ; ainsi qu'administrateur de la SFCO, de Maurel et Prom, etc.

Polytechnicien, ingénieur, capitaine d'artillerie et explorateur, il dirige en 1924 l'expédition Gradis de la première traversée en voiture du Sahara du nord au sud, à laquelle prirent part Henri de Kerillis, le maréchal Louis Franchet d'Espèrey, le commandant Ihler, René et Georges Estienne (fils du général Estienne), à bord de voitures mises à disposition par Louis Renault dont il était l'ami[26].

Après le Président de la Chambre des Députés, c'est le Président de la République qui invite Gaston Gradis chez lui en 1925[14].

Il était officier de la Légion d'honneur et fut décoré de nombreuses médailles[14].

Il épouse en premières noces en 1918, Georgette Deutsch de la Meurthe, la fille de Henry Deutsch de la Meurthe, puis en secondes noces la fille du général Koechlin.

Résident au Maroc, il vient se ressourcer au domaine de Margarance à Saint-Louis-de-Montferrand en Gironde et y cultive la vigne lors de ses séjours en France.

Il décède à Rabat et repose dans le caveau familial du cimetière de Lormont.

Jean Gradis (1900-1975)Modifier

 
Mme Jean Gradis, née Lucienne Goüin, 1925.

Né à Paris, le 14 décembre 1900, il est le fils de Raoul Gradis (1861-1943) et de Suzanne Fould.

Il a été agent de change, fondé de pouvoir de la banque Neuflize et administrateur de la SFCO et de sociétés marocaines (Société chérifienne de participations, Sochepar), Société de participations africaines et de coopération financière, Société financière Nord-Africaine, Société française d'investissements et de participations, etc)[27].

Membre du Parti social français (PSF), il est donné dans les financiers de « la Cagoule » et prend part au sabotage des avions dans l’aérodrome de Toussus-le-Noble en Yvelines, destinés à l’Espagne, en août 1937[28].

Il servit comme officier d'artillerie. Il est chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la croix de guerre 1939-1945.

En 1931, il acquit le château de la Cour-au-Berruyer en Indre-et-Loire, et qui fut classé monument historique en 1932.

Il épousa Lucienne en 1925, la fille d'Édouard Goüin. Ils eurent deux enfants : Isabelle, qui épousa Pierre Leroy-Beaulieu, et Hubert, né à Paris le 12 décembre 1933, devenu prêtre.

Henri II Gradis (1920- )Modifier

Fils de Gaston (1889-1968), il est diplômé d'HEC et président-administrateur de sociétés. Il est Président d'Honneur de la SFCO dont il a été PDG (la présidence effective en est confiée à Jean Schwob d’Héricourt (1900-1980), comme il l'a été de la Société d'études de gérance et de commission (SEGECO), de la Société de gérance d'intérêts privés, et président délégué de la Société chérifienne de participations (Sochepar) de 1968 à 1981, administrateur des Brasseries et Glacières Internationales (Groupe BGI), etc.

En 2005, Il lègue les archives Gradis aux Archives nationales de France[22].

Il épouse en 1949, Bernadette Servan-Schreiber (1928- ), secrétaire général d'Avenir et Patrimoine[Quoi ?], fille d'Émile Servan-Schreiber et sœur de Jean-Jacques Servan-Schreiber. Ils ont quatre enfants : Patricia (épouse Michael Gallagher), Diego (épouse Christiane Johannot), Yvan et Corinne, avant de divorcer en 1985[29].

Diego II Gradis (1955-)Modifier

Fils de Henri (1920-) et de Bernadette Servan-Schreiber, Diego Gradis est dîplomé de l'Institut d'études politiques de Paris (Service public), détient une maîtrise en droit de l'Université Paris II et un LL.M. (Master of Law) de la New York University School of Law. Il est PDG de la SFCO. Après avoir été collaborateur dans divers cabinets d'avocats à New York et à Paris, il fonde et dirige l'ONG internationale Traditions pour Demain[30]. Il est Vice-président de la Commission nationale suisse pour l'UNESCO et membre du Comité de Liaison ONG-UNESCO (www.ngo-unesco.net)[31].

Il épouse Christiane Johannot (1951-), Vice-présidente de Traditions pour Demain fondé en 1986, fille de Louis Johannot[32] (1920-2009), ancien directeur de l’Institut Le Rosey (Suisse) et d'Anne-Marie Meyer de Stadelhofen (?-2013). Diego et Christiane ont un fils, Cyril (1989-), avocat et vice-président de la SFCO.

Yvan Gradis (1958-)Modifier

Article détaillé : Yvan Gradis.

Yvan Gradis est le frère cadet de Diego Gradis. Écrivain, peintre et dessinateur, il est connu pour être le promoteur de la lutte anti-publicitaire en France.

Maison GradisModifier

Article détaillé : Maison Gradis.

Les archives de la Maison Gradis sont conservées aux Archives nationales[33] sous la cote 181AQ 1-69, 73-156 et sont contenues dans 68 registres et 83 cartons sur 11,60 mètres linéaires pour la période allant de 1551 à 1980. Elles relèvent d'un premier arrêté du 16 août 1941 du ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts puis de la donation notariée à l'Etat d’Henri II Gradis du 7 juillet 2005 (entrée n° 5066 du 13 juillet 2005) et ont été ensuite transférées de Bordeaux à Paris[7].

Sources et référencesModifier

  1. a et b Pierfit, « Généalogie de la famille Gradis » (consulté le 7 juin 2016)
  2. a et b Notice de collectivité, catalogue général BNF, lire en ligne
  3. Archives nationales du Monde du travail, « MAISON GRADIS Nouvellement Société française pour le commerce avec l'Outre-mer », 1997
  4. « Fortune : le retour des 200 Familles », sur marianne.net, (consulté le 6 juin 2016)
  5. « article Gradis », sur jewishencyclopedia.com (consulté le 6 juin 2016)
  6. Cavignac, 1987, Dictionnaire du judaïsme bordelais)
  7. a et b Consultation en ligne des archives la Maison Gradis.
  8. J. de Maupassant, op. cit.
  9. Jean Schwob d'Héricourt, La maison Gradis de Bordeaux et ses chefs, Argenteuil, 1975, p. 12.
  10. a b et c J. de Maupassant, op. cit., p. 3.
  11. Pierfit, « Généalogie de la famille Gradis » (consulté le 7 juin 2016)
  12. Consultation en ligne des archives la Maison Gradis.
  13. Voir Noms des anciennes rues et édifices de Bordeaux
  14. a b c d e f g et h Voir la Donation Gradis aux Archives nationales, pp. 17-36 de l'inventaire.
  15. Eric Saugera, Bordeaux, port négrier: chronologie, économie, idéologie, XVIIe-XIXe siècles, KARTHALA Editions, (ISBN 9782865375844, lire en ligne), p. 63
  16. L'historien Éric Saugera, spécialiste de la traite négrière à Bordeaux, établit une différence entre le nombre de navires armés pour la traite négrière et la proportion de la traite négrière dans l'ensemble des affaires commerciales d'un négociant négrier. Lire en ligne
  17. David Gradis (1665 - 1751)
  18. Béatrice Philippe, Être juif dans la société française, éd. Montalba, 1979, p. 87, (ISBN 2-85870-017-6) (notice BnF no FRBNF36601908)
  19. « Présentation du Musée », Musée National de l'Assurance Maladie (consulté le 13 novembre 2011)
  20. (selon Éric Saugera, Bordeaux port négrier, 2002, p. 229)
  21. J. de Maupassant, 1931, op. cit. p. 142.
  22. a et b Sylvia Marzagalli, « Opportunités et contraintes du commerce colonial dans l'Atlantique français au XVIIIe siècle : le cas de la maison Gradis de Bordeaux », Outre-mers, tome 96, no 362-363, 1er sem. 2009, L'Atlantique Français, dir. Cécile Vidal, p. 87-110
  23. Gradis [archive], sur le site de la Commission de toponymie du Québec.
  24. ARCHIVES NATIONALES, Répertoire numérique détaillé du Fonds GRADIS, 181 AQ 1-156 (1551-1980), par Magali Lacousse conservateur du patrimoine et Christine Nougaret conservateur général du patrimoine, 2006, p. 17. Lire en ligne
  25. Gradis, Henri 1823-1905, Histoire de Bordeaux, Bordeaux, Féret, , 459 p. (lire en ligne)
  26. Lire reportage Gaumont.
  27. « L'Indochine ; « La France et les trusts » (Économie et politique, n° 5/6, 1954) ; 8 p. », sur entreprises-coloniales.fr, (consulté le 4 juin 2016).
  28. Annie Lacroix-Riz, ‘’Le choix de la défaite: Les élites françaises dans les années 1930’’, 2010
  29. « Les Servan-Schreiber : L’ambition d’une famille »
  30. « Traditions pour demain » : Réseau international no-gouvernemental d'initiatives d'affirmation culturelle de peuples et de minorités amérindiennes en Amérique centrale et en Amérique du Sud.
  31. Lire l'interview de Diego Gradis sur Henokien.com.
  32. « Article de presse ; décès de Louis Johannot », sur avdep.ch, (consulté le 6 juin 2016)
  33. « Salle des inventaires virtuelle », sur www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le 27 septembre 2018)

BibliographieModifier

  • Jean de Maupassant, Un grand armateur de Bordeaux. Abraham Gradis (1699-1780), préface Camille Jullian, éditions Feret et fils, 1931 (archive.org) - Texte entier.
  • Denis Vaugeois, « La France et les Gradis », dans Les Juifs et la Nouvelle-France, éditions Boréal Express, 1968.
  • Jean Valette, Louis Bergeron, Jean Cavignac, Guy Chaussinand-Nogaret, Grands notables du Premier Empire: notices de biographie sociale, 1986
  • Jean de Maupassant, Les Armateurs bordelais au XVIIIe siècle: Abraham Gradis et l'approvisionnement des colonies (1756-1763), 1909
  • Jean Schwob d'Héricourt, La maison Gradis et ses chefs, Argenteuil, 1975
  • Richard Menkins, The Gradis Family of Eighteenth Century Bordeaux: A Social and Economic Study, 1997
  • Christine Nougaret, Archives et histoire de la Maison Gradis (1551-1980), 181 AQ 1*-156, Répertoire numérique détaillé et édition de texte, Paris, Archives Nationales, 2011.
  • Henri Gradis, Notice sur la Famille Gradis et sur la Maison Gradis et Fils de Bordeaux, 1875
  • Catherine Hodeir, Stratégies d'empire: le grand patronat colonial face à la décolonisation, 2003
  • Henry Coston, Le retour des "200 familles, 1960
  • Richard Menkins, « Patriarchs and patricians : the Gradis family of eighteenth-century Bordeaux », in: Profiles in Diversity: Jews in a Changing Europe, 1750-1870, Wayne State University Press, 1998
  • Les patrons du Second Empire: Bordeaux et la Gironde, Picard, 1999
  • Jean Cavignac, Les vingt cinq familles: les négociants à Bordeaux sous Louis-Philippe, Institut Aquitaine d'Études Sociales, 1985
  • Jean Cavignac, Les Israélites bordelais de 1780 à 1850: autour de l'émancipation, 1991
  • Cyril Grange, Une élite parisienne : les familles de la grande bourgeoisie juive (1870-1939): Les familles de la grande bourgeoisie juive (1870-1939), CNRS Editions
  • Gabriel Milési, Les dynasties de l'argent, du pouvoir financier et économique, 1990
  • Frédéric Viey, À travers l'histoire de la communaute juive de Toulouse, 2018
  • Jean Guérin, Des hommes et des activities: autour d'un demi-siecle, 1957
  • Jacques Langlais, David Rome, Juifs et Québécois français: 200 ans d'histoire commune, 1986
  • Paul Butel, Les négociants bordelais, l'Europe et les îles au XVIIIe siècle, Aubier, 1974
  • Hélène Sansy, Erick Aouizerate, Histoire de la communauté Juive de Bordeaux, 2008
  • David Cohen, La Promotion des juifs en France à l'époque du Second empire: La Promotion et l'intégration, Volume 2, Université de Provence, 1980
  • Théophile Malvezin, Histoire des Juifs à Bordeaux, 1875
  • Arnaud Detcheverry, Histoire des Israélites de Bordeaux, 1850
  • Philippe Bourdrel, Histoire des Juifs de France: Des origines à la Shoah, Albin Michel, 2004
  • Hubert Bonin, Banque et Bourgeoisies: La Société bordelaise de CIC (1880-2005), Peter Lang, 2010

Voir aussiModifier