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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Delauney.

La famille Delauney[1], est une famille d'origine normande, qui a fait fortune dans le négoce en toiles à Laval. On trouve dans sa généalogie plusieurs hommes politiques. Louis XVI anoblit en juillet 1785 la famille Delauney en récompense de la loyauté qu'il avait mise à remplir les fournitures de toiles des armées navales. Delauney a aussi fourni de la toile à voile à Aristide Aubert du Petit-Thouars parti à la recherche de Jean-François de La Pérouse. L'écusson de la famille est d'or au chevron engrêlé de sable, au chef d'azur chargé de 3 losanges d'or.

Sommaire

GénéalogieModifier

La famille est originaire de Caen. Pierre Delauney était fils de Nicolas Delauney et de Marie Aubry, de la paroisse de Saint-Samson de Caen. Marie Leroy, sa veuve achète la terre de la Motte à Louverné. Le lieu de Fresney dont ses enfants se titrèrent est Fresney-Le-Vieux, près de Thury-Harcourt (14).

Quelques membresModifier

Hôtel de Bel-AirModifier

Article détaillé : Hôtel de Bel-Air.

L'hôtel de Bel-Air[5] à Laval a été construit pour François Delauney vers 1780. Il achète pour 15 600 #, le 5 mars 1763, de Françoise Lemoine, veuve de René-François Moraine de La Motte, une maison toute meublée, rue des Curés à Laval. L'architecte est Pierre Pommeyrol. Des galeries souterraines et des grottes sont réalisées en 1786 par le maître-maçon René Meignan. Sur la façade ouest de l’hôtel, un médaillon est sculpté des initiales V.L.T. pour Vive La Toile. Il a voulu conserver le souvenir en faisant inscrire le nom de sa femme et le sien[6]. Dans la maison, un dessus de porte représente, moûlé en plâtre, un vaisseau toutes voiles dehors, symbole de l'industrie qu'il avait importée à Laval.

TélégrapheModifier

Plusieurs membres de la famille participe à la première expérience publique de communication à distance entre Parcé-sur-Sarthe et Brûlon le 2 mars 1791 de Claude Chappe[7]. L'expérience consista à placer deux cadrans mobiles dotés d'aiguilles et de chiffres, appelés tachygraphe, installés respectivement dans son village natal de Brûlon, distant de 14 km, et le village de Parcé. L'expérience, qui consistait à envoyer un message dans chaque sens, fut réussie et authentifiée par un compte rendu officiel. Claude Chappe put, avec ces preuves de fonctionnement, se rendre à Paris pour promouvoir son invention.

Notes et référencesModifier

  1. ou de Launey, Delaunay, ...
  2. Paroisse Saint-Samsom de Caen
  3. Sa sœur Marie-Louise était l'épouse de Julien Turpin, Sieur du Cormier. Leur fille Louise Madeleine épouse Jean-Baptiste Piquois, et est la mère d'Antoine Piquois. Elle est la sœur de Jean-Baptiste Turpin du Cormier, un des 14 martyrs de Laval.
  4. Pour se distinguer de son aîné, il se fait appeler de la Motte, par allusion à une terre La Motte de Louverné qu'il possède.
  5. [1]
  6. Abbé Angot, Epigraphie de la Mayenne, tome 1, p. 489.
  7. Aujourd'hui 2 mars 1791, sur les onze heures du matin, nous soussignés officiers municipaux de Parcé, district de Sablé, département de la Sarthe, accompagnés de MM. François Delauney de Fresney, Julien Delauney de La Motte, Léon Delauney, Prosper Delauney, René Taillay, Jean-André Tellot, notaire royal et électeur du département de la Mayenne, tous demeurant à Laval ; Etienne Eutrope Brossard, notaire royal à Avoise ; Jean-Baptiste-Joseph Gillier de la Cheverollais, curé de Saint-Pierre de Parcé. Sur l'invitation qui nous a été faite par M. Claude Chappe, nous nous sommes transportés à la maison de M. Ambroise Perrotin, située audit bourg de Parcé, à l’effet de constater le résultat d’une découverte ayant pour objet de se communiquer et se correspondre dans l’espace de temps le plus rapproché. D’abord nous sommes montés avec ledit sieur Claude Chappe dans une des chambres de ladite maison, où nous avons trouvé un pendule et un télescope dirigé du côté de Brulon, distant de Parcé de quatre lieues. De suite ledit sieur Claude Chappe fixant Brulon avec son télescope, nous a annoncé que, bien encore que le temps fût pluvieux, son correspondant à Brulon alloit néanmoins commencer à procéder à la transmission de ce qui alloit lui être dicté par MM. les officiers municipaux dudit lieu ; et continuant d’avoir l’œil attaché au télescope, il a successivement, et dans l’espace de quatre minutes, dicté au sieur Pierre François Chappe, son frère, plusieurs caractères, à nous inconnus. Version faite desdits caractères, il en est résulte la phrase suivante : Si vous réussissez vous serez bientôt couvert de gloire. Fait et arrêté à Parcé, en la maison dudit sieur Perrotin, avant l'heure de midi, dits jour et an. Suivent les signatures : Leblaye, officier municipal ; Pottier, procureur de la commune ; François Delauney de Fresney ; J. Delauney de La Motte ; Delauney, consul à Oran ; Prosper Delauney ; Foureille, officier municipal ; Taillay ; Tellot ; Brossard ; Gillier, curé ; François Chappe ; Claude Chappe, abbé.

SourcesModifier