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Famille Carnot
Image illustrative de l’article Famille Carnot
Armes

Blasonnement D'azur, à trois merlettes d'or, 2, 1, surmontées en chef d'une étoile d'argent
Pays ou province d’origine Bourgogne
Charges Notaire, avocat, professeur des universités, député, préfet, ministre, président de la République
Fonctions militaires Général, officiers
Récompenses civiles Comte de l'Empire
Récompenses militaires Légion d'honneur

La famille Carnot est une ancienne famille bourgeoise française d'origine bourguignonne et calviniste, toujours subsistante.

Cette famille compte plusieurs personnalités parmi ses membres depuis l'époque de la Révolution française, tel Lazare Carnot (1753-1828), général, puis un des personnages du Comité de salut public lors de la Révolution, puis président de la Convention, puis directeur, puis ministre.

Leur ascension sociale dans la Bourgeoisie républicaine se poursuit au XIXe siècle. Parmi ses membres les plus connus nous pouvons citer le physicien Sadi Carnot (1796-1832), le président Sadi Carnot (1837-1894), président de la République française sous la troisième République, mort assassiné, mais aussi des députés, un magistrat de la Cour de Cassation, etc.

HistoireModifier

Les origines

Famille un temps protestante, originaire de Saint-Romain en Bourgogne, puis établie au XVIIe siècle à Nolay où Jean-Baptiste Carnot, fils d'un marchand, acquiert une charge de notaire par son mariage en 1706 avec la fille du notaire royal du lieu. Son fils Claude Abraham qui lui succède comme notaire à Nolay.

  • Lazare Carnot (Nolay 1631 - Chalon-sur-Saône 1713), marchand, de confession calviniste, fils de Philibert, aussi marchand, et de Anne Luzy, reçut le prénom de son grand-père maternel, Lazare Luzy. Il se marie en 1652 à Nolay avec Anne Guéneau, puis en 1667 avec Antoinette Durand, dont trois fils (Lazare, Abraham, Jean) et deux filles ;
    • Jean-Baptiste Carnot (Nolay 1672 - Nolay 1735), calviniste, hérite de la charge de son beau-père, notaire et procureur fiscal à Nolay. De son mariage en 1706 à Nolay avec Anne Moreau, fille de Pierre Nolay, notaire royal à Nolay, et de Marianne Boisson, il a trois garçons (Lazare (1708-1763) chartreux, Jean-Baptiste (1711-1742), avocat en parlement, Jean (1716-1742) praticien, Claude-Abraham, et deux filles ;
      • Claude-Abraham Carnot (Nolay 1719 - Nolay 1797), succède à son père notaire-royal à Nolay. De son mariage avec Marguerite Pothier, fille de François-Nicolas et de Bénigne Rozand, il a cinq fils et deux filles :
        • Jeanne Carnot (1750 - 1825),
        • Joseph Carnot (1752 - 1835), avocat au parlement de Dijon,
        • Lazare Carnot (1753 - 1823), conventionnel, créé comte Carnot et de l'Empire le [1].
        • Claude-Marguerite Carnot,
        • Claude Marie Carnot (1755 - 1836), sieur de Feulins, officier du génie, député à l'Assemblée législative, général de division. De son mariage avec Marie-Adélaïde Dupont, il a eu au moins un fils marié, Hector Claude Joseph Carnot, né en 1797 à Paris,
        • Reine Jean-François (1760 - 1829), notaire, avocat, marié en 1789 avec Anne de La Grange, fille de François de La Grange, coseigneur d'Époisse, avocat au parlement, et de Marie Vaget,
        • Bernard Carnot (Nolay 1767 - 1826), marié en 1794 à Madeleine Gaillard, dont un fils, Augustin Carnot (1802), inspecteur des Domaines, marié en 1829 avec Esther Daubenton.
L'époque de la Révolution française
Le XIXe siècle et le XXe siècle

GénéalogieModifier

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Joseph Carnot
 
Lazare Carnot
 
Claude-Marie Carnot
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sadi Carnot (physicien)
 
Hippolyte Carnot
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sadi Carnot (homme politique)Adolphe Carnot (chimiste)

PersonnalitésModifier

  • Lazare Carnot dit « le Grand Carnot » (né le à Nolay, mort le à Magdebourg), général, il est surnommé « l'organisateur de la victoire », plusieurs fois député durant l'époque de la Révolution française, membre du Comité de Salut public (1793-1794), président de la Convention nationale (1794), directeur (1795-1797), ministre. Il participe à la fondation de l’École polytechnique avec Gaspard Monge. Son frère aîné Joseph Carnot est reconnu comme juriste.
  • Hippolyte Carnot (né le à Saint-Omer, mort le à Paris), ministre de l'Instruction publique en 1848. Fonde l'École d'administration destinée à préparer les administrateurs gouvernementaux (elle est de courte durée mais est un précurseur de l'ENA). Il accroît les salaires des maîtres, auxquels il demande « d'enseigner aux enfants les vertus de la République démocratique ». Dans un projet de loi resté célèbre, il est le premier à demander l'instruction primaire, obligatoire et gratuite, pour les deux sexes. Les enseignants recevraient trois ans de formation dans une école normale, avec un salaire minimum garanti. Ce projet est supplanté par la loi Falloux de 1850, mais plusieurs de ses propositions sont reprises plus tard par les lois (Falloux et surtout Ferry de 1880) : le projet de Carnot incluait même une disposition garantissant la liberté de l'éducation. Défait aux législatives de 1849, Carnot gagne à nouveau son siège dans une élection partielle en 1850 et est l'un des députés qui s'oppose au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, le à qui il refuse le serment de fidélité. De nouveau élu (en tant que sénateur), il meurt à Paris le .
  • Ernest Carnot (1866-1955), frère du précédent, conseiller général, député de la Côte-d'Or.
  • Marguerite Carnot (1874-1962), épouse du précédent, présidente de l'Association des dames françaises.
  • Adolphe Carnot (né le à Paris, mort le à Paris), frère du président, chimiste, géologue, président du conseil général de la Charente, président de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, président de la Société française de Minéralogie et de Cristallographie, l'un des fondateurs de l'Alliance démocratique en 1901 puis son président jusqu'en 1920.

PortraitsModifier

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Personnalités alliées à la famille CarnotModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D'azur, à trois merlettes d'or, 2, 1, surmontées en chef d'une étoile d'argent[5],[6],[7]
Commentaires : Armes anciennes (d'après un cachet de la famille Carnot).

La Fondation CarnotModifier

La Fondation Carnot[8], créée sous l'égide de la Fondation de France, verse chaque année des bourses à des étudiants de l'École polytechnique, et à des Docteurs en Sciences de l'Université de Bourgogne. La fondation contribue également à la publication d'ouvrages ou à la diffusion d'enseignements sur l'histoire de la famille Carnot et ses réalisations.

ŒuvresModifier

HommagesModifier

Notes et anecdotesModifier

  • « Le sage devance son siècle et son langage ne peut être entendu que par la postérité. (…) Comme philosophe, il a déjà franchi les barrières qui séparent les Empires, il est citoyen de tous les lieux, contemporain de tous les âges. » Lazare Carnot. Chose curieuse, son contemporain, le poète allemand Schiller, écrira un texte quasiment semblable.
  • Deux membres de la famille Carnot reposent au Panthéon :
  • Le président Sadi Carnot repose au Panthéon, avec son grand-père, depuis le 1er juillet 1894, une semaine après son assassinat. Il est le seul président de la République à y reposer.
  • Limoges possède deux places et un boulevard aux noms de la famille Carnot.

Article connexeModifier

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Notes et référencesModifier

  1. « Le général Carnot [...] ne porta jamais ce titre de comte et ne retira pas les lettres patentes de la chancellerie. » Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, l'Université, les Écoles publiques, 1870.
  2. a et b Sadi Carnot, Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissance, Bachelier, (lire en ligne)
  3. Françoise Huguet, Les professeurs de la faculté de médecine de Paris, Dictionnaire biographique 1794-1939., INRP - CNRS, (ISBN 2-222-04527-4), p. 89.
  4. « Archiwebture — Guadet, Paul (1873-1931). 079 Ifa », sur archiwebture.citedelarchitecture.fr (consulté le 13 mars 2018)
  5. « Comte de l'Empire (). Le général Carnot, [...], ne porta jamais ce titre de comte et ne retira pas les lettres patentes de la chancellerie. »
  6. Source : Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, l'Université, les Écoles publiques, (lire en ligne)
  7. Couronne de comte. Supports: deux lions.
  8. http://www.fondationdefrance.org/La-Fondation-de-France/Fonds-et-fondations-sous-egide/Toutes-les-fondations/Carnot