Falcon Eye

couple de satellites de reconnaissance optique émirati
Falcon Eye
Données générales
Organisation Drapeau des Émirats arabes unis Forces armées des Émirats Arabes Unis
Constructeur Drapeau de la France Airbus Defence and Space & Thales Alenia Space
Domaine Télédétection militaire
Lancement a eu lieu le pour Falcon Eye 1
Lanceur Drapeau de l'Italie Vega depuis le Drapeau de la France Centre spatial guyanais
Caractéristiques techniques
Masse au lancement 1 197 kg
Orbite
Orbite Orbite héliosynchrone
Altitude 611 km

Les Falcon Eye Écouter sont deux satellites de reconnaissance optiques des Émirats arabes unis dérivés des satellites français Pléiades[1]. Les satellites et la chaine de traitement au sol sont développés par Airbus Defence and Space et Thales Alenia Space. L'instrument très haute résolution et le télescope ont été développés et fabriqués par Thales Alenia Space. Le premier exemplaire a décollé du centre spatial guyanais à Kourou le mais à la suite d'une anomalie du lanceur Vega, le satellite a été perdu[2],[3].
Le deuxième exemplaire est lancé le 2 décembre 2020, cette fois avec une fusée Soyouz-2.1a[4].

HistoriqueModifier

Les Émirats arabes unis (EAU) acquièrent en juillet 2013 deux satellites de reconnaissance militaires optiques auprès des filiales françaises des groupes Airbus Space Systems et Thales Alenia Space pour un montant d'environ 700 millions d'euros[5]. Le contrat est définitivement signé en , après que des problèmes suscités par la réglementation américaine ITAR, limitant la commercialisation des composants américains estimés stratégiques, ont été réglés[6],[7],[8]. Le contrat porte également sur le système de réception au sol et de traitement des images, ainsi qu’un programme de formation pour les ingénieurs des Émirats arabes unis qui contrôleront et opéreront le satellite une fois en orbite[9].

Échec du lancement de Falcon Eye 1Modifier

Le , Falcon Eye 1 a décollé du centre spatial guyanais à bord d'une fusée Vega, soit la mission VV15. Après deux minutes de vol et allumage du moteur Zefiro 23 du second étage, une anomalie s'est déclarée et la fusée n'a pas atteint sa trajectoire nominale. Elle est retombée dans l'océan atlantique avec le satellite. Il s'agit du premier échec de cette fusée[3].

Caractéristiques techniquesModifier

Les deux Falcon Eye sont des satellites de reconnaissance militaires optiques dérivés des satellites français Pléiades. L'intégrateur est Airbus et la charge utile est développée par Thalès. Les satellites utilisent une plate-forme Astrosat 1000 d'Airbus. La masse est inférieure à 1 197 kg. La durée de vie minimale annoncée est de 5 ans. Le satellite est stabilisé 3 axes et dispose de 4 micro-propulseurs à hydrazine fournissant la poussée pour maintenir le satellite sur son orbite nominale[10],[11].

Notes et référencesModifier

  1. Voir photos dans l'encyclopédie CASPWiki
  2. « Vega flight VV15 », sur Arianespace, (consulté le )
  3. a et b (en-US) « Flight VV15: Mission failure », sur Arianespace (consulté le )
  4. Voir encyclopédie CASPWiki
  5. Véronique Guillermard, « Satellites d'observation : La France a la meilleure technologie », dans Le Figaro, 22 juillet 2013, Satellites d'observation : La France a la meilleure technologie
  6. Alain Ruello, «Satellites espions: l'incroyable démenti de Thales», dans Les Echos, 13 février 2014, Satellites espions: l'incroyable démenti de Thales
  7. Michel Cabirol, « Les Émirats arabes unis achètent deux satellites espions à Airbus et Thales », dans La Tribune, 28 juillet 2014, Les Émirats arabes unis achètent deux satellites espions à Airbus et Thales
  8. Véronique Guillermard, « Satellites espions : le contrat Falcon Eye enfin bouclé avec Abu Dhabi », dans Le Figaro, 28 juillet 2014, en ligne sur le site www.lefigaro.fr
  9. « Airbus Defence and Space va réaliser le système d’observation satellitaire des EAU Falcon Eye », communiqué de presse Airbus Defence and Space, 9 décembre 2014, en ligne sur le site Airbus Defence and Space
  10. « Falcon Eye : Thales Alenia Space va fournir les instruments optiques très haute résolution pour les Émirats arabes unis », Communiqué de presse Thales, 9 décembre 2014, en ligne sur le site de Thales
  11. Stefan Barensky, Le contrat Falcon Eye est confirmé, dans Air & Cosmos, no 2433, 12 décembre 2014

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Références externesModifier