Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista

parti politique espagnol (1937-1977)

Phalange Espagnole Traditionaliste et des Juntes d'Offensive Nationale-Syndicaliste
(es) Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista
Image illustrative de l’article Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista
Logotype officiel.
Présentation
Chef national Francisco Franco (1937–1975)
Fondation
Fusion de Communion traditionaliste
Phalange espagnole des JONS
Disparition
Siège Rue d'Alcalá, 44
Madrid
Organe officiel Arriba
Organisation de jeunesse Front de la jeunesse (es)
Organisation étudiante Sindicato Español Universitario
Organisation féminine Sección Femenina
Organisation syndicale Syndicat vertical
Hymne Cara al sol
Positionnement Extrême droite
Idéologie Franquisme
 • Phalangisme
 • National-syndicalisme
 • Traditionalisme
 • National-catholicisme
 • Fascisme[1],[2],[3]
 • Nationalisme espagnol
 • National-conservatisme[4]
 • Conservatisme social
Couleurs Rouge et noir

La Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista (FET y de las JONS) (en français : Phalange Espagnole Traditionaliste et des Juntes d'Offensive Nationale-Syndicaliste) était le parti unique de l'Espagne franquiste, fondé le comme produit de l'unification de la Phalange espagnole (FE de las JONS), des traditionalistes carlistes, des Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista (JONS) et du reste des forces politiques qui appuyèrent le soulèvement militaire du 18 juillet 1936 dans la guerre civile espagnole (1936-1939).

HistoriqueModifier

Dès le décret qui matérialisa l'unification, le général Franco s'érigea en seul chef du parti. Son siège se trouvait au 44 rue d'Alcalá, à Madrid[5].

FET y de las JONS fut conçu comme la branche politique du dénommé Movimiento Nacional (« Mouvement national »), concept plus large par lequel était défini le mécanisme totalitaire d'inspiration fasciste qui prétendait être l'unique voie de participation à la vie publique espagnole durant le franquisme. Son discours politique était un mélange hétéroclite d'éléments idéologiques et rhétoriques fascistes, traditionalistes, nationalistes d'extrême droite, conservateurs, nationaux-catholiques, monarchistes, etc. FET de las JONS devint une pièce essentielle de l'appareil d'État franquiste, permettant la création de réseaux visant à maintenir la fidélité au régime tout en cooptant les militants dans toutes les classes sociales, de manière à assurer une large base de soutien et une stabilité certaine au régime[6]. Il dota la dictature franquiste d'une armature bureaucratique et idéologique, avec un très grand pouvoir durant la première étape du régime (jusqu'aux années 1960). Par la suite, il perdit peu à peu de l'influence, mais la dictature et le mouvement, incarné par le parti, restèrent inséparables jusqu'à ce que la mort du dictateur en 1975 débouche sur la Transition démocratique espagnole. Le parti fut dissous le [7].

SymbologieModifier

FET y de las JONS adopta une combinaison de symboles qui reflétait la diversité des forces qui le constituaient. L'uniforme traditionnel se composait ainsi de la chemise bleue de la Phalange et du bonnet rouge des requetés carlistes, auquel on ajouta une cravate noire en signe de deuil pour José Antonio Primo de Rivera (fondateur de la Phalange, figure encensée par le régime et généralement désignée par son simple prénom « José Antonio » dans la propagande de celui-ci-). De la même manière, les drapeaux qui présidaient les actes du régime reflétaient cette diversité : drapeau national de l'Espagne portant l'aigle de Saint Jean, drapeau de la Phalange et Croix de Bourgogne des traditionalistes.

Le principal hymne du régime était Cara al sol, du musicien de Guipuscoa Juan Tellería et avec des paroles de José Antonio Primo de Rivera. D'autres hymnes bénéficièrent d'une coofficialité formelle, notamment la Marche d'Oriamendi du carlisme.

L'image du parti était également représentée par le salut phalangiste (également d'inspiration fasciste), la main et le bras droits tendus, et les cris rituels de la phalange comme ¡Arriba España! (« Espagne debout ! ») ou España, una, grande y libre (« Espagne une, grande et libre »).

Notes et référencesModifier

  1. (en) Roger Griffin et Matthew Feldman, Fascism: The 'fascist epoch', Taylor & Francis, , 82-83 p. (ISBN 978-0-415-29019-7, lire en ligne)
  2. Martin Blinkhorn, Fascists and Conservatives: The Radical Right and the Establishment in Twentieth-Century Europe, [[w:Modèle:Gsub|Routledge]], , 10–11 p. (ISBN 978-1-134-99712-1, lire en ligne) :

    « The Franco regime-the only European regime with a major radical fascist ingredient to survive long beyond 1945, and studied here by Paul Preston—is a useful example. Notwithstanding the aforementioned fascisant tendencies within the Spanish Catholic and monarchist right, radical fascism, in the form of the Falange (fused from 1934 with the JONS), was weak until 1936 when it began to expand rapidly, not least through the recruitment of disillusioned JAP-ists. [...] The product, like the Italian Fascist regime, was a compromise between radical fascism and conservative authoritarianism, in this case with unambiguous military and Church support. As Preston indicates, Falangism played a superficially prominent and important role for as long as it suited Franco, that is, until the mid-1940s, thereafter to be shunned into the sidings of Spanish political life. »

  3. (en) Matteo Albanese et Pablo del Hierro, Transnational Fascism in the Twentieth Century: Spain, Italy and the Global Neo-Fascist Network, Bloomsbury Publishing, (ISBN 978-1-4725-3200-8, lire en ligne) :

    « It was the FET-JONS, the main actor in Spain, which wanted the full fascistization of the country and which was mos active during the period in trying to achieve it through the so-called 'syndicalist revolution'. This should not come as a surprise; Falange did not need the fascistization process, since it was already fully fascist from the beginning. Further, relations between Falange and Italy had become increasingly stronger since the Spanish Civil War, to the extent that Mussolini saw the Spanish party at the main vehicle capable of transforming Spain into a fully fascist country. Similarly, FET-jons also regarded Mussolini's Italy as its main point of reference and even asked the authorities in Rome for advice about carrying out the fascistization process of the Francoist regime as effectively as possible. »

  4. Grzegorz Rossolinski, Stepan Bandera: The Life and Afterlife of a Ukrainian Nationalist, Columbia University Press, , p. 33
  5. (es) El yugo y las flechas de Alcalá 44, desmontados - El edificio de la ex Secretaría General del Movimiento apareció el viernes sin el emblema, El País, 10/04/1977.
  6. (es) Cristian Cerón Torreblanca, El partido único durante el franquismo, FET de las JONS en Málaga, Université de Malaga, 2008 (ISBN 84-600-1337-5), p. 204.
  7. (es) Jefatura del Estado, « Real Decreto-ley 23/1977, de 1 de abril, sobre reestructuración de los órganos dependientes del Consejo Nacional y nuevo régimen jurídico de las Asociaciones, funcionarios y patrimonio del Movimiento », Boletín Oficial del Estado núm. 83, de 7 de abril de 1977, Agencia Estatal Boletín Oficial del Estado,‎ (lire en ligne)

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (es) Plusieurs auteurs, Fascismo en España, 2005, ed. El Viejo Topo, (ISBN 84-96356-32-9)
  • (es) Francisco Morente Valero, Hijos de un dios menor. La Falange después de José Antonio
  • (es) Mercedes Peñalba, Falange española: historia de un fracaso, Ediciones Universidad de Navarra S.A., Pampelune, 2009, 350 p.

Articles connexesModifier

Lien externeModifier