Fabian Scheidler

Fabian Scheidler (né le 22 juillet 1968 à Bochum) est un auteur, essayiste, philosophe, journaliste et dramaturge allemand[1].
Il est notamment co-fondateur du magazine télévisé indépendant Context TV et a longtemps travaillé comme dramaturge pour le Grips-Theater
En 2009, il a reçu prix Otto Brenner (de) (qui récompense le journalisme critique), pour son travail journalistique et artistique à Attac.

Fabian Scheidler
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BiographieModifier

Scheidler a étudié l'histoire et la philosophie à l'Université libre de Berlin, puis la direction théâtrale à l'Université de musique et des arts du spectacle de Francfort-sur-le-Main.

Depuis 2001, il est écrivain indépendant, pour la presse écrite, la télévision, le théâtre et l'opéra.

En 2009, David Goeßmann et lui ont fondé le magazine télévisé indépendant Context TV, qui produit régulièrement des programmes sur des questions de justice mondiale et d'écologie.

En 2010, il a été coordinateur de programme du tribunal bancaire d'Attac au Volksbühne Berlin (Volksbühne am Rosa-Luxemburg-Platz).

En tant que dramaturge, il a travaillé de nombreuses années pour le théâtre Grips de Berlin, un théâtre pour les enfants.

En 2013, son opéra Tod eines Bankers (« Mort d'un banquier ») a été créé au Gerhart-Hauptmann-Theater de Görlitz.

En 2015, le livre de Fabian Scheidler Das Ende der Megamaschine. Geschichte einer scheiternden Zivilisation est publié par Promedia Verlag à Vienne (Autriche) ; proposant des explications aux désastres climatiques, écologiques, pandémiques et économiques contemporains, liés selon l'auteur au système du capitalisme né il y a environ 500 ans, qu'il dénomme "la mégamachine" (terme forgé par l’historien Lewis Mumford pour mieux décrire une organisation sociale construite comme une machine dont les hommes sont les rouages, le plus souvent malgré eux, et qui selon Scheidler, de même que le néolibéralisme a fait son apparition il y a environ 5000 ans, quand sont nées les premières villes-états mésopotamiennes alors que l'humanité commençait à se sédentariser et à créer des structures de domination[2].
Ce livre après avoir connu un rapide succès en Allemagne et Autriche sera publié en néerlandais (par Lemniscaat en 2018), en anglais (par Zero Books en 2020) et en français (624 pages, publié au Seuil) en 2020, sous le titre La Fin de la mégamachine. Sur les traces d'une civilisation en voie d'effondrement[2]. L'auteur y remet en cause les mythes posant l'Occident comme idéal et civilisation modèle pour le monde, rappelant qu'« on décrit le Moyen Âge comme une époque sombre, mais le fait historique, c’est que la torture, l’Inquisition, la chasse aux sorcières et tout ce qu’on lui associe, ont atteint leur paroxysme dans les Temps Modernes, avec l’émergence du système capitaliste »[2].

BibliographieModifier

  • Gibt es ein Leben nach dem Wachstum? (Y a-t-il une vie après avoir grandi?) Dans: Perspectives! VSA, Hambourg 2004.
  • Theater in Bewegung. Globale Gerechtigkeit spielend voranbringen ; Theatre in Motion. Faire progresser la justice mondiale en toute simplicité, un manuel (avec Stefanie Kaluza et Marc Amann) . Édité par Grips Werke e.V., Berlin 2010, (ISBN 978-3-00032631-8).
  • Das Ende der Megamaschine. Geschichte einer scheiternden Zivilisation (La fin de la méga machine. Histoire d'une civilisation défaillante). Promedia, Vienne 2015, (ISBN 978-3-85371384-6), table des matières, publié au Seuil eu 2020 (624 pages, (ISBN 978-2021445602))
  • Chaos: Das neue Zeitalter der Revolutionen (Chaos: le nouvel âge des révolutions). Promedia, Vienne 2017, (ISBN 978-3-85371426-3).
  • Die volle und die leere Welt (Le monde plein et le monde vide). Essais et images. thinkOya, Klein Jasedow 2019, (ISBN 978-3-94729606-4).
  • Wege zu einer zukunftsfähigen Ökonomie. Die Krise des Lebens auf der Erde und der große Umbau der Gesellschaft. (Voies vers une économie durable. La crise de la vie sur terre et la grande restructuration de la société). Conversations philosophiques, Volume 60, Helle Panke, Berlin 2020.

ThéâtreModifier

  • Prima Klima (Super climat) ; pièce de théâtre pour les personnes âgées de six ans et plus, créée au Théâtre Grips de Berlin en 2007

OpéraModifier

  • Tod eines Bankers (Mort d'un banquier) ; Opéra de Fabian Scheidler (concept et livret) et Andreas Kersting (musique), créé au Gerhart-Hauptmann-Theater Görlitz-Zittau en 2013

RécompensesModifier

  • En 2009 : Pour son travail journalistique à Attac, il a reçu le prix Otto Brenner pour le journalisme critique. Ce prix fait suite à la publication par des bénévoles du réseau ATTAC d'un faux numéro du journal Die ZEIT[3] (au mois de mars 2009). Ce numéro a été tiré à 350 000 exemplaires et distribué dans plus de 90 villes avec comme titre en première : "Am Ende des Tunnels" (" Au bout du tunnel "), écrit avec Jutta Sundermann et Fabian Scheidler comme rédacteur en chef du numéro « plagié ». Et le plagiat a été inclus dans le quotidien Taz.
    Selon ATTAC, la société ZEIT-Verlag dont le journal avait été "plagié" a renoncé à toute action en justice et son rédacteur en chef (Giovanni di Lorenzo) a publiquement salué la qualité du faux journal[4].
  • En 2015 : proZukunft Top 10 de la littérature 2015 pour son essai La fin de la mégamachine. Histoire d'une civilisation défaillante[5].

RéférencesModifier

  1. (de) « Autor », sur Das Ende der Megamaschine (consulté le 2 novembre 2020)
  2. a b et c « Stop à la mégamachine : guide pratique pour éviter l’effondrement », sur France Culture (consulté le 2 novembre 2020)
  3. Plagiat de ZEIT-Plagiat par ATTAC (pdf) ; et [www.attac.de/zeit-plagiat version en ligne)
  4. Frauke Distelrath, « [imc-presse] [attac-d-presse] Otto-Brenner-Preis für ZEIT-Plagiat von Attac », thu oct 22 12:05:08 cest 2009 (consulté le 2 novembre 2020)
  5. Top Ten der Zukunftsliteratur 2015. In: Die Robert-Jungk-Bibliothek für Zukunftsfragen (JBZ). 1er décembre 2015 (jungk-bibliothek.org).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

VidéographieModifier

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