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F2 (Résistance)

mouvement de résistance franco-polonais en France
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Le réseau F2 est un mouvement de la Résistance en France. Il est implanté dès 1940 à l'initiative du gouvernement polonais en exil à Londres.

Après l'invasion de la Pologne en 1939, le gouvernement polonais dirigé par le général Sikorski reconstitue sur le sol français une armée forte de 80 000 hommes afin de continuer le combat contre l'Allemagne nazie aux côtés de ses alliés. En juin 1940 l'armé polonaise se bat sous commandement opérationnel français.

Le 17 juin 1940 le maréchal Pétain demande aux Allemands l'armistice qui englobent toutes les forces françaises mais le général Sikorski refuse d'obéir aux ordres de l'état-major français et s'exile à Londres. Le gouvernement polonais en exile en Angleterre oeuvre pour rapatrier ses militaires en Angleterre et continuer effort de la guerre aux côtés des Britanniques. Il organise, arme et finance des réseaux clandestins polonais dans tous les pays occupés où existaient des concentrations de Polonais, notamment en France et en colonies françaises. Ces réseaux disposent de leurs propres moyens de communication et sont reliés directement aux services secrets polonais et britanniques. Le colonel Stanisław Gano, le premier chef adjoint puis chef de la 2e section de l’état-major polonais à Londres est considéré comme l'un des auteurs du succès de ce service.

Le réseau F, puis F2[1], initialement organisé par des anciens des services spéciaux polonais a assuré plusieurs missions au cours du conflit :

  • renseignement en liaison avec les services de renseignement alliés ;
  • liaisons avec la résistance intérieure en Pologne occupée ;
  • entrainement et parachutage des Cichociemni (forces spéciales d'élite) dans la Pologne occupée;
  • évacuation des militaires polonais vers le Royaume-Uni.

Très tôt, les dirigeants du réseau font appel à des résistants français. Le cloisonnement inhérent à l'activité clandestine ayant bien opéré, certains résistants français ne découvrent qu'à la Libération qu'ils ont travaillé dans un réseau polonais.

Le réseau est organisé en quatre zones principales :

  • Nord, Cécile, divisé en 6 sous-réseaux, centralisés à Paris ;
  • Sud-Ouest, Marie, centralisé à Toulouse ;
  • région lyonnaise, Madeleine ;
  • côte méditerranéenne, Azur, centralisé à Marseille.

Le nombre total des combattants répertoriés est de 2 513, les Polonais représentent en , 41 % des agents combattants et 12 % en [2].

À la Libération, le réseau F2 est intégralement repris (effectifs, matériels, documents et archives) par les services spéciaux de la France Libre.

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Jean Medrala, Les Réseaux de Renseignements Franco-Polonais 1940-1944, L'Harmattan, 2005, (ISBN 978-2747581578)
  • DVD-ROM La Résistance polonaise en France, édité par la SHLP et l’AERI, sous la direction de Jean Medrala, 2013, (ISBN 978-2-915742-29-9)

Articles connexesModifier