Félix de Vial

militaire français

Félix de Vial
Félix de Vial

Naissance
Saint-Nazaire, France
Décès (à 85 ans)
Château du Grais, France
Origine Drapeau de la France France
Arme Légion étrangère (infanterie)
Grade Général de brigade
Années de service 18881932
Commandement
65 RI

64° Groupement d'infanterie divisionnaire regroupant trois régiments
Conflits Indochine
Guerre de Cuba
Première Guerre mondiale
Faits d'armes
Maissin (Belgique)
prise de Tahure, Verdun Souville Moreuil
Distinctions Grand officier de la Légion d’honneur
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre belge 1914-1918
Officier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
Ordre du Dragon d'Annam
Insigne des blessés militaires
Autres fonctions Adjoint au gouverneur de Mayence

Marie Jean Félix de Vial, né le à Saint-Nazaire et mort le au château du Grais (Orne), est un ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr et général de brigade français du XXe siècle, qui combattit pendant la Première Guerre mondiale.

BiographieModifier

FamilleModifier

Félix de Vial est un membre de la famille de Vial d'origine française, établie en Espagne au XVIIe siècle et revenue en France au XIXe siècle. Il est le fils de Thomas Marie de Vial et de Marie Amélie Thérèse Goyetche[1]. Félix de Vial opte pour la nationalité française le [1] et épouse le Marie Jeanne Cayrou[1] qui lui apportera en dot le domaine viticole du château Lynch-Bages, dont il devra se défaire en 1934.

FormationModifier

Félix de Vial est admis comme élève de École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion de Châlons no 71) 1886-1888[1].

Carrière militaireModifier

Affectations et grades[1]
  • 1886-1888 : admis en tant qu’élève à l’École Spéciale de Saint-Cyr au titre d’étranger
  •  : sous-lieutenant au 2e régiment étranger d'infanterie (au titre d’étranger)
  •  : lieutenant au 2e régiment étranger d'infanterie (au titre d’étranger)
  •  : lieutenant au 2e régiment étranger d'infanterie (dans le cadre français)
  •  : lieutenant au 18e régiment d'infanterie de ligne
  •  : capitaine au 63e régiment d'infanterie de ligne
  •  : capitaine au 49e régiment d'infanterie de ligne
  •  : chef de bataillon au 62e régiment d'infanterie de ligne
  •  : lieutenant-colonel à titre temporaire au 65e régiment d'infanterie de ligne
  •  : lieutenant-colonel à titre définitif au 65e régiment d’infanterie de ligne
  •  : colonel à titre temporaire au 65e régiment d’infanterie de ligne
  •  : colonel à titre définitif au 65e régiment d’infanterie de ligne
  • Après le  : commandement de la subdivision de Mayence, en Allemagne, adjoint au général Mangin, gouverneur de région
  •  : général de brigade
Stages, missions[1]
  • En 1896, il est remercié par le ministère de la Guerre pour un mémoire sur la guerre de Cuba avec les États-Unis qu'il a adressé au 2e bureau de l'état-major des armées, alors qu'il est lieutenant au 18e régiment d'infanterie, il est détaché pour quelques mois en mission d'observation sur l'île de Cuba[2] ;
  • Stagiaire au 3e régiment de dragons du au  ;
  • Stagiaire au 14e régiment d’infanterie du au  ;
  • Autorisé à assister aux manœuvres du 2e corps fédéral suisse du 2 au .
Campagnes

Félix de Vial a participé aux campagnes d'Algérie (du au ), d'occupation du Tonkin et de l'Annam (du au ), d'Algérie (du au ) et à la guerre contre l'Allemagne à partir du [1].

Participation à la Première Guerre mondialeModifier

1914-1915
chef de bataillon au 62e régiment d'infanterie de ligne

Félix de Vial participe, comme chef de bataillon au 62e régiment d'infanterie de ligne, à la contre-offensive des Ardennes lancée par le Général de Castelnau avec la VIe armée. Il est blessé à l'épaule gauche par éclat d'obus au combat de Maissin (Belgique) le et reçoit une deuxième blessure aux Combats de Thiepval[3] :

Cité à l’ordre de l’armée le  : « À peine guéri d’une blessure reçue le a voulu reprendre le commandement. Blessé une deuxième fois en conduisant avec une bravoure remarquable son bataillon au combat. »

Il est à nouveau cité à l’ordre de l’armée : « D’une bravoure chevaleresque, a mené son bataillon à l’assaut des tranchées allemandes le avec un entrain superbe, faisant un grand nombre de prisonniers et s’emparant de plusieurs pièces d’artillerie : Tahure. Attaques de Champagne ».

Il est blessé au visage par éclat d'obus au combat de Bois des Lièvres le .

1915-1918
lieutenant-colonel au 65e régiment d'infanterie de ligne

Le 65e régiment d'infanterie attaque d’importantes positions ennemies : Le Trapèze (), la Courtine (), prend d'assaut le secteur de Tahure et est engagé dans les combats de Froide-Terre, Thiaumont, bois du Chapitre, Vaux Chapitre, Douaumont, Bezonvaux, les Caurières etc.[3]

Il est cité à l’ordre de la division le  : « Malgré que son poste de commandement ait été sans cesse bombardé par obus de très gros calibre, a assuré le commandement de son régiment avec une autorité et une clairvoyance des évènements qui en ont imposé à tous » PC des 4 Cheminées, Froide-Terre, Verdun, signé : Général Dauvin[4].

Il est cité à l’ordre du XXe corps d’armées no 263 avec le 65e régiment d'infanterie de ligne d’infanterie : « Commandé par le lieutenant colonel de Vial : entré en ligne après de dures fatigues, a immédiatement pris contact étroit avec l’ennemi. Pendant deux jours et trois nuits a progressé sans interruption, exécute brillamment deux attaques de vive force et conquis tous les objectifs malgré une résistance acharnée de l'ennemi » Vauxaillon, (poursuite sur la ligne Hindenburg). Signé : Gal. Tauflieb.

Nommé à la tête de la 42e brigade.

Il participe le à bataille du Chemin des Dames[3].

Cité à l'ordre de l'armée le  : « Officier supérieur d'une haute valeur morale, d’une énergie et d'une bravoure hors de pair ; déjà trois fois blessé et quatre fois cité à L’Ordre au cours de la campagne. S’est brillamment distingué dans les combats de . Commandant une brigade, l'a conduit à l'attaque dans un superbe élan, s'est emparé de tous ses objectifs malgré une résistance opiniâtre de l’ennemi et a fait plus de neuf cents prisonniers.» Cerny-la-Bovelle ; tunnel de Cerny, Chemin des Dames.

Nommé colonel, à la tête de la 64e division d'infanterie le

La division est envoyée en Italie pour bloquer l'avance de l'Empire d'Autriche sur le secteur du Monte Tomba. Ramenée dans la région de Beauvais, elle est engagée dans les combats de Castel près d’Amiens.

Cité à l'ordre du XXXIe corps d’armée no 219 le  : « Commandant les troupes de première ligne de la 64e division d'infanterie pendant la période du au , installé dans un poste de commandement non protégé soumis à un bombardement presque continuel d'obus toxiques et explosifs, a déployé de jour et de nuit une activité intelligente et inlassable qui a permis de conserver le terrain occupé, de progresser sur certains points et d’infliger à l'ennemi une usure et des pertes sensibles. » Castel, Bois-Étoilé, Bois-Sénécat. Signé : Général Toulorge.

Il est blessé au combat : plaie pénétrante du côté droit du thorax par éclat d’obus le [3].

Il est cité à l'ordre de la Xe armée à la date du  : « Officier supérieur d'un remarquable courage et d'une haute valeur militaire. Le dirigeant l'attaque des éléments de première ligne avec son ardeur accoutumée a été grièvement blessé par un éclat d'obus. A tenu malgré ses souffrances à conserver son commandement jusqu'à l’arrivée de son successeur. » Bagneux-Montécouvé, pendant la poursuite. Signé : Général Mangin.

DécorationsModifier

RéférencesModifier

  1. a b c d e f et g ministère de la Culture, base Léonore, dossier de la Légion d’honneur LH/2697/9.
  2. Philippe Zacaïr, Un mémoire français sur la guerre de Cuba.
  3. a b c et d Journal de marche du 65e Régiment d'Infanterie, Éditions Lavauzelle, 1920.
  4. Stéphane Audoin-Rouzeau (dir.), Encyclopédie de la Grande Guerre, 1914-1918 : histoire et culture, Paris, Bayard, , 1342 p. (ISBN 978-2-227-13945-9, OCLC 803814386).
  5. culture.gouv.fr - LH275

Sources et bibliographieModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier