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Félix Dujardin

biologiste français (1801–1860)
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Félix Dujardin
Félix Dujardin - par Louise Dujardin 1847 - Portrait (retouché).jpg
Félix Dujardin, portrait par sa fille, 1847.
Biographie
Naissance
Décès
(à 59 ans)
RennesVoir et modifier les données sur Wikidata
Abréviation en botanique
Dujard.Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Closerie des Deux-Croix (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinction
signature de Félix Dujardin
signature
Félix Dujardin - Tombe (1901).png
Vue de la sépulture.

Félix Dujardin, né le à Tours et mort le à Rennes, est un biologiste français.

BiographieModifier

Dujardin obtient son baccalauréat ès lettres à Orléans, son baccalauréat ès sciences mathématiques à Paris puis, sa licence de sciences physiques. Alexandre Goüin et le vicomte Desbassayns de Richemont s’unissent pour lui démontrer qu’il n’est de carrière importante qu’à Paris. Le 15 juin 1834 donc, il part pour la capitale.

Il obtient la chaire de géologie et de minéralogie à l’université de Toulouse en 1839, puis, l’année suivante, celle de botanique et de zoologie à l’université de Rennes.

Il se rend célèbre pour ses travaux sur les protozoaires, dont il définit pour la première fois le groupe à partir de travaux sur des infusoires. Il nomme cet ensemble les rhizopodes.

Il étudie aussi les foraminifères, qu’il identifie pour la première fois comme des unicellulaires. Au centre de ces organismes, il observe également une substance, qu'on appellera plus tard le protoplasme. Il réfute en 1835 la théorie, défendue notamment par Christian Gottfried Ehrenberg, qui affirme que les micro-organismes possèdent les mêmes organes que les animaux multicellulaires.

Il étudie aussi les cnidaires, les échinodermes et les helminthes. Ses études sur ces derniers formeront la base de la parasitologie.

Il reste célèbre pour l'identification et la première description en 1850 des corps pédonculés (corpora pedunculata ou, en anglais, mushroom bodies) dans le cerveau des Hyménoptères (Abeille, Bourdon, Sphex, Fourmi, mouche Drosophila melanogaster, etc.) et postule pour la première fois également qu'ils sont le siège de l'intelligence. Cette découverte majeure se révélera par la suite comme étant presque exacte, ces corps étant considérés aujourd'hui comme le siège de la mémoire et de nombreux autres comportements chez les invertébrés[1].

Il est élu membre correspondant de l'Académie des sciences en 1859.

PublicationsModifier

Liste partielleModifier

Listes de publicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Dujardin F., Mémoire sur le système nerveux des Insectes, Ann Sci Nat Zool, 14 (1850), p. 95-206

BibliographieModifier

ComplémentsModifier