Félix Drelon

personnalité politique française

Guillaume Félix Drelon dit Félix Drelon est un homme politique français, né le à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et mort le à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine)

Félix Drelon
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Fonctions
Député
Maire de Châlons-en-Champagne
Biographie
Naissance
Décès
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Saint-CloudVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
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Parti politique

Docteur en droit, il est avoué à Châlons-sur-Marne. Maire de la ville de 1900 à 1906 et conseiller général de 1901 à 1919, il est député de la Marne de 1905 à 1919, inscrit au groupe de la Gauche radicale. Il est vice-président de la commission du Budget et de celle de la législation.

BiographieModifier

Fils de Louis Drelon, directeur des houillères de Messeix, et de Marie Joséphine Amélie Villiet, Il naquit le à Clermont-Ferrand, au 2 rue Blatin. Il est, par sa mère, cousin germain de l'homme politique et avocat français, Georges Tixier, et cousin au 5e degré du diplomate et historien français, André Artonne, et de l'avocat et bâtonnier, Félix Chaudessolle.

Après des études classiques entamées au lycée de Clermont-Ferrand, il poursuit des études juridiques à Paris où il obtient son doctorat en droit, soutenant une thèse intitulée des donations à cause de mort entre époux.

De son mariage avec Louise Isidore Bonnomet, célébré en l'église Notre-Dame de France, à Londres, le , naitront huit enfants :

  • Jeanne Yvonne (1888-1961),
  • Rémi (1892-1962), Officier de la Légion d'Honneur,
  • Madeleine (1893-1983) épouse de Georges Gaston Clovis Tinel,
  • Germaine (1896-1973), épouse de Antoine Henri Louis Raymond Michel-Jaffard, héroïne de la Résistance locale du Pays de Fayence,
  • Geneviève (1899-1982),
  • Jeanne (1901-1901),
  • Héloïse (1906-...),
  • Denise (1908-...).

Il meurt le en son domicile situé à Saint-Cloud, au 52 rue des Tennerolles.

Mandats de maireModifier

Avoué près le tribunal de Châlons-sur-Marne, il envisage, à l'âge de 39 ans, de mettre au service de la collectivité ses dons d'intelligence et de travail. Il est élu maire de Châlons-sur-Marne, aux élections municipales des 6 et .

Il est réélu, à l'unanimité, aux élections municipales organisées les 1er et .

Il conserve ce mandat jusqu'en 1906, date à laquelle Alfred Damel, du Cercle Républicain, est élu à la mairie de Châlons-sur-Marne.

Carrière de députéModifier

En vue des élections législatives du , le congrès républicain radical, qui se tient à Châlons-sur-Marne, le dimanche précédent, le désigne, à l'unanimité, en sa qualité de maire de ladite commune et de conseiller général de la Marne, pour l'arrondissement de Châlons-sur-Marne, pour remplacer Léon Bourgeois, député de la Marne depuis 1888, réélu, en 1902, par 7 669 voix contre 5 215 pour Girault-Masson, et récemment élu sénateur.

La rédaction du Travailleur Normand, organe républicain de la Seine-Inférieure, de l'Eure et du Calvados, écrit, dans son édition du dimanche , à propos de cette désignation, qu'elle ne doute pas « du succès de Monsieur Drelon dont [elle connait], depuis longtemps, la haute intelligence, l'aménité et les sentiments démocratiques »[1].

Reprenant le programme de Léon Bourgeois, il soutient un programme réformiste dans lequel il se déclare, tout d'abord, partisan de la loi de séparation des églises et de l'État, telle que votée, le précédent, à la chambre, et adversaire déterminé de toute religion ou irréligion d'État.

Sur le plan de l'enseignement, il entend faire abroger la loi Falloux du et portant sur l'Instruction publique et souhaite voir non pas un monopole d'état, qu'il juge inutile dans la mesure où il considère qu'il n'existe pas de doctrine d'état, mais un contrôle plus rigoureux de la capacité des maîtres et des programmes d'enseignement.

Concernant les lois sociales, il considère la loi du sur l'assistance aux vieillards, aux infirmes et aux incurables comme une simple étape, le principe de l'assistance obligatoire devant, à son sens, être plus largement appliqué.

Il se déclare également partisan d'une décentralisation conforme aux progrès de la vie moderne et qui débuterait par la suppression des arrondissements et un nouveau groupement des départements.

Afin de faire face aux charges de la solidarité, il préconise des réformes fiscales indispensables, considérant que ces nouvelles ressources doivent être principalement demandées à l'impôt direct qui se doit d'être personnel, global et progressif, sans exemption à la base et sans limitation de la graduation au sommet.

Il précise cependant que toutes ces réformes ne peuvent être envisagées et appliquées que dans un contexte de paix digne et stable, assuré par une armée nationale forte et respectée.

Il remporte les élections législatives du , pour l'arrondissement de Châlons-sur-Marne, par 7 939 voix contre 4 411 voix pour Girault-Masson, maire de Saint-Memmie, républicain libéral, sur 15 403 inscrits, 12 523 votants et 12 360 suffrages exprimés.

Les élections générales du confirment ce succès et il est ainsi réélu au premier tour avec 9.519 voix sur 12.187 suffrages exprimés pratiquement sans concurrent.

Il est encore réélu, dès le premier tour, aux élections des et .

Après avoir été vice-président de la commission du budget, il est, au cours de sa dernière législature, membre et vice-président de la commission de législation qu'il est très souvent appelé à présider.

Le suffrage du ne lui étant pas favorable, il décide de se retirer de la vie politique. Il officie alors en qualité d'avocat-conseil[2].

DécorationsModifier

SourcesModifier

  • « Félix Drelon », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Reims et la Marne, almanach de la guerre, Matot, Jules, 1916 sur Gallica
  • Archives départementales du Puy-de-Dôme (état-civil)
  • Archives départementales de la Marne (état-civil et recensements de population)
  • Archives départementales des Hauts-de-Seine (état-civil et recensements de population)
  • Archives de Paris (état-civil)
  • Journal 'L'Humanité', édition du
  • Journal 'Le Temps', édition du
  • Journal 'Le Travailleur Normand', édition du
  • Journal 'Le Matin', édition du
  • 'Journal des débats politiques et littéraires', édition du

Notes et référencesModifier

  1. Le Travailleur Normand, 19 novembre 1905
  2. Profession exercée en 1931, au jour du mariage de sa fille, Jeanne Yvonne, avec Yvory Paul Maurice Charles Joseph - État-civil de la ville de Paris V (acte 610 du 18 juin 1931)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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