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Fédération des Bourses du travail

organisation syndicale anarcho-syndicaliste
Fédération des Bourses du travail de France et des colonies

Cadre
Forme juridique organisation syndicale
But révolution sociale
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1892
Identité
Structure fédérale
Personnages clés Fernand Pelloutier
Méthode action directe

La Fédération des Bourses du travail de France et des colonies est une organisation syndicale française fondée en 1892[1].

La Fédération préconise l'action directe pour instaurer un système économique plus équitable[2]. Elle prône l’émancipation des travailleurs par eux-mêmes, par l’élévation de leur niveau autant économique, que moral, intellectuel ou scientifique[3].

En 1895, de son union, à son initiative, avec la Fédération nationale des syndicats naît la Confédération générale du travail (CGT)[4].

Son principal animateur est Fernand Pelloutier[5].

Sommaire

Éléments historiquesModifier

Sur la proposition de la Bourse de Paris[6], le congrès fondateur de la Fédération se tient, les 7 et 8 février 1892 à Saint-Étienne[7],[8]

Dix Bourses du Travail sont représentées : Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Saint-Étienne[8], Nîmes, Toulon, Montpellier, Cholet, Béziers. Les Bourses de Marseille, Sète, Nice, Roanne et Le Cergne n'ont pas envoyé de délégués pour cause de manque de fonds[9].

Rapidement, la Fédération des Bourses du travail est massivement investie par les syndicalistes révolutionnaires[10].

Secrétaire généralModifier

Bibliographie et sourcesModifier

  • David Rappe, Les Bourses du travail, une expression de l’autonomie ouvrière, Cahiers d’histoire, Revue d’histoire critique, 116-117|2011, [lire en ligne].
  • David Hamelin, Les Bourses du travail : entre éducation politique et formation professionnelle, Le Mouvement Social, 2011/2, n°235, p. 23-37, DOI:10.3917/lms.235.0023, [lire en ligne].

Sources primairesModifier

  • Rapport sur les travaux du comité fédéral pendant l'exercice 1901-1902 présenté au Xe Congrès national des bourses du travail qui sera tenu à Alger du 15 au 19 septembre 1902, 1902,[lire en ligne].
  • Congrès national des bourses du travail de France et des colonies, Xe Congrès national des bourses du travail de France et des colonies tenu à Alger les 15, 16, 17 et 18 septembre 1902, [lire en ligne].
  • Fernand Pelloutier, Histoire des bourses du travail : origine, institutions, avenir, 1921, (ouvrage posthume), Paris, Alfred Costes Éditeur, [lire en ligne] ; Réédition Phénix éditions, coll. bibliothèque libertaire & anarchiste, 2001, 340 p. (ISBN 2-7458-0671-8).
    • Statuts de la Fédération des Bourses du Travail de France et des Colonies, [lire en ligne].

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. « La Fédération des bourses du travail de France et des colonies est une organisation syndicale anarcho-syndicaliste », (notice BnF no FRBNF10761520).
  2. (en) Federation of Labour Exchanges, Encyclopædia Britannica, [lire en ligne].
  3. Bruno Antonini, Jaurès face à la sociologie de son temps et au syndicalisme révolutionnaire : entre décalage et mutisme, « Conférence Jaurès » de l'Assemblée générale de la Société d'études jaurésiennes, 29 mars 2003 », Cahiers Jaurès, 2002/3, n°165-166, pp. 63-79, lire en ligne.
  4. « La C.G.T. avait été créée au congrès de Limoges en 1895 par la Fédération des Bourses du travail (et à son initiative) et la Fédération des syndicats », Paul Claudel, Charte d'Amiens (1906), Encyclopædia Universalis lire en ligne
  5. « Pelloutier Fernand, né à Paris le 1er octobre 1867, mort à Sèvres (Seine-et-Oise) le 13 mars 1901. Secrétaire adjoint en 1894, secrétaire général en 1895 de la Fédération nationale des Bourses du travail constituée à Saint-Étienne en février 1892 ; militant anarchiste et syndicaliste, il sera de 1895 à sa mort en 1901 véritablement l’âme de la Fédération des Bourses du travail. » - David Rappe, Les Bourses du travail, une expression de l’autonomie ouvrière, Cahiers d’histoire, Revue d’histoire critique, 116-117|2011, [lire en ligne].
  6. « L’idée de fédérer les Bourses du Travail devait inévitablement germer, et le Congrès de Saint-Étienne, le 7 février 1892, décida la constitution de la Fédération des Bourses du Travail de France, sur la proposition de la Bourse de Paris. », Pierre Besnard, Bourse du travail, Encyclopédie anarchiste, 1925-1934, lire en ligne.
  7. Marius Branque, Congrès de Saint-Étienne, février 1892 / rapport du citoyen Branque, délégué des menuisiers en bâtiment, administrateur de la bourse du travail ; Bourse du travail de Toulouse, G. Berthoumieu, 1893, lire en ligne sur gallica.bnf.fr
  8. a et b La Bourse du travail de Saint-Étienne, Mémoire et Patrimoine, 13 mai 2007, lire en ligne
  9. Édouard Dolléans, Gérard Dehove, Histoire du travail en France : Des origines à 1919, Domat-Montchrestien, 1953, page 402.
  10. David Hamelin, Les Bourses du travail : entre éducation politique et formation professionnelle, Le Mouvement Social, 2011/2, n°235, p. 23-37, DOI:10.3917/lms.235.0023, [lire en ligne].
  11. « premier secrétaire de la Fédération des Bourses du Travail », Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, « Le Maitron » : Bernard Besset.
  12. « secrétaire de la Fédération des Bourses du Travail, 1893-1895 », Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, « Le Maitron » : Rieul Cordier.
  13. Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, « Le Maitron » : Fernand Pelloutier.
  14. Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron » : Fernand Pelloutier.
  15. Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron » : Georges Yvetot.