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Extinction Trias-Jurassique

Intensité des extinctions marines à travers le temps
En haut du graphique, les périodes géologiques sont désignées par leur abréviation. Des pics représentent les cinq plus grandes extinctions.CambrienOrdovicienSilurienDévonienCarbonifèrePermienTriasJurassiqueCrétacéPaléogèneNéogène
Millions d'années

Le graphique bleu indique le pourcentage apparent (pas en nombre absolu) de genres d'animaux marins ayant disparu au cours d'un intervalle de temps. Il ne représente pas toutes les espèces marines, mais seulement les espèces marines fossiles. Les 5 plus grandes extinctions sont liées, voir les extinctions massives pour plus de détails.

Source et information sur le graphique

L'extinction Trias-Jurassique ou extinction Tr-J est une extinction massive qui s'est produite à la fin du Trias, il y a environ 200 Ma. Près de 20 % des espèces marines et une part importante des grands vertébrés terrestres (Pseudosuchia, Therapsida, Temnospondyli, Embolomère) ont disparu[réf. nécessaire]. Elle s'est produite à peu près au moment où la Pangée s'est fracturée. La diversité biologique a été fortement diminuée.

Différentes théoriesModifier

La cause, ou les causes conjuguées, responsables de l'extinction majeure de la fin du Trias ne sont pas connues. Plusieurs théories sont avancées :

  • un changement climatique graduel ou de fluctuations du niveau de la mer, mais ceci n'explique pas les disparitions marines ;
  • un ou plusieurs impacts d'astéroïdes : il n'y a pas de très grand cratère d'impact qui date de cette période, mais toute une chaîne de plus petits, dont ceux de Manicouagan et de Chassenon-Rochechouart. Leur datation est cependant remise en cause en 2017 par une nouvelle datation du site grâce à la méthode de datation argon-argon[1] ;
  • des épisodes volcaniques ayant entraîné un réchauffement climatique global, liés à l'ouverture de la province magmatique centre atlantique[2] et entraînant le dégazage des hydrates de clathrate ;
  • des émissions de substances volcaniques toxiques à fortes concentrations pulsées de mercure, observées dans les sédiments marins et terrestres à la limite Trias-Jurassique dans le sud de la Scandinavie et le nord de l’Allemagne en corrélation avec l’activité volcanique intense de la province magmatique de l’Atlantique central. L'augmentation des niveaux de mercure, l'élément le plus génotoxique sur Terre, est également corrélée à une fréquence élevée de spores de fougères anormales, indiquant un stress environnemental grave et des perturbations génétiques chez les plantes mères[3],[4].

Cette extinction a permis l'explosion radiative des dinosaures et des mammifères en libérant des niches écologiques.

Notes et référencesModifier

  1. (en) Benjamin E. Cohen, Darren F. Mark, Martin R. Lee et Sarah L. Simpson, « A new high-precision 40Ar/39Ar age for the Rochechouart impact structure: At least 5 Ma older than the Triassic–Jurassic boundary », Meteoritics & Planetary Science, vol. 52, no 8,‎ , p. 1600–1611 (ISSN 1945-5100, DOI 10.1111/maps.12880, lire en ligne)
  2. (en) Jessica H. Whiteside et al., Compound-specific carbon isotopes from Earth's largest flood basalt eruptions directly linked to the end-Triassic mass extinction, Proceedings of the National Academy of Sciences, 2010
  3. (en) Sofie Lindström, Hamed Sanei, Bas van de Schootbrugge, Gunver K. Pedersen, Charles E. Lesher, Christian Tegner, Carmen Heunisch, Karen Dybkjær and Peter M. Outridge; Volcanic mercury and mutagenesis in land plants during the end-Triassic mass extinction Science Advances 23 Oct 2019: Vol. 5, no. 10, eaaw4018 DOI: 10.1126/sciadv.aaw4018, url=https://advances.sciencemag.org/content/5/10/eaaw4018
  4. (en) « Gaseous Mercury Emissions from Volcanoes Contributed to End-Triassic Mass Extinction », sur http://www.sci-news.com/, (consulté le 30 octobre 2019)