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L’exploration cérébrale (IRM et EEG) est couramment utilisée dans le diagnostic. L'IRM entre dans une conception « visualiste » de la médecine et met en évidence les rapports spatiaux, anatomiques et fixes. L'EEG au contraire s'organise dans la temporalité et renvoie à la labilité des processus cérébraux, à la souffrance cérébrale (différente de la lésion) mais aussi à l'extinction de ces processus (coma, etc.)[1]. Elle repose sur quatre techniques :

  • l'enregistrement des variations de courant électrique résultant des variations de potentiels de membranes des neurones (et de la glie) sur le scalp : il s'agit de l'électroencéphalogramme ;
  • la mesure de la densité d'électrons atténuants plus ou moins les rayons X traversant les structures osseuses (radiographie du squelette ou artériographie) ou parenchymateuse (tomodensimétrie aux rayons X) ;
  • la détection d'un rayonnement électromagnétique ionisant émis par un atome radioactif, comme les méthodes de la médecine nucléaire (SPECT, tomographie par émission de positons) ;
  • la détection des modifications d'un champ magnétique oscillant (radiofréquence) créé par certains noyaux d'atomes d'une structure biologique ayant été préalablement polarisés par un champ magnétique (c'est l'imagerie de résonnante nucléaire (IRM).

RéférencesModifier

  1. Vion-Dury J. « Remarques épistémologiques sur l'exploration cérébrale: à propos de l'IRM et de l'ECG » Évolution psychiatrique 2010, no 75 (4) (ISBN 978-2-8101-0483-3)